Jacques Liesenborghs est un nom familier des lecteurs de la presse. Cela fait longtemps qu’il occupe les colonnes dévolues à l’enseignement dans plusieurs journaux belges francophones (Le Soir, La Libre Belgique, Le Ligueur, La Cité). Les éditions Couleur Livres viennent d’éditer un recueil de quarante et un de ses textes parus entre 1980 et 2008, divisés en sept chapitres thématiques. Avec une plume alerte et directe, l’auteur a dénoncé très tôt les inégalités, les dérives du marché scolaire et la marchandisation de l’enseignement. Il a aussi réfléchi à la nature du métier de “prof” et d'”instit”, ainsi qu’aux sens des savoirs. Auteur de la postface, Philippe Meirieu parle de lui comme d’un “militant pédagogique”. Seule ombre au tableau : on se demande quelle mouche a piqué Liesenborghs de citer Jacques Attali dans son essai Une brève histoire de l’avenir pour étayer son propos. Attali, vous savez, ce technocrate libéral conseiller intemporel des princes qui nous gouvernent, jadis au service de Mitterrand, aujourd’hui de Sarkozy. Peut-on faire confiance à quelqu’un qui a dernièrement conseillé aux Français de consommer et de s’endetter pour vaincre la crise financière?! (in L’Express, 6 novembre 2008). A part cette réserve, les réflexions de l’auteur ne manquent jamais d’intérêt.Ecole : notre affaire à tous!, éd. Couleur Livre, Charleroi, 2008, 155 p. B. L.
Related Posts
Amandine n’ira pas à l’école de son choix…
Le papa et la maman d'une élève de 6e primaire nous ont écrit afin de nous faire part de leurs…
Huiswerk: verder kijken dan de pro’s en contra’s
Het opschorten van de lessen als gevolg van de Covid-19 epidemie doet de discussie over huiswerk weer oplaaien. Sommigen zien…
Waarom zijn de PISA-prestaties van de Franstalige en de Vlaamse leerlingen zo verschillend?
We stellen hier een analyse voor van de factoren die (al dan niet) het grote verschil in prestaties kunnen verklaren…