Notes marginales auprès du Rapport de la Fondation Roi Baudouin

Un rapport publié par la Fondation Roi Baudouin dit contester nos conlusions de juin dernier, relatives aux résultats scolaires des enfants issus de l’immigration. Nous revenons sur cette discussion, dans un article fort technique, mais qui démontre la pertinence de nos constats.

Fin mai 2006, l’OCDE publiait un rapport montrant que, selon les données de l’enquête internationale PISA 2003, la Belgique était l’un des pays présentant les plus grandes inégalités de compétences scolaires entre autochtones et allochtones (OECD, 2006). Quelques semaines plus tard, l’Aped (Appel pour une école démocratique) réagissait à cette étude et aux commentaires qu’elle avait suscité dans la presse et dans la classe politique belge (Vandenbroucke, 2006). Notre étude montrait en effet que les mauvais résultats des allochtones de deuxième génération s’expliquaient principalement (en Flandre), voire entièrement (en Communauté française), par leur appartenance sociale : « les facteurs propres à l’origine ethnique, culturelle, nationale, linguistique… des élèves allochtones sont toujours secondaires – et souvent négligeables – par rapport aux facteurs socio-économiques » écrivions nous (Hirtt, 2006). Huit mois plus tard, la Fondation Roi Baudouin (FRB) publie à son tour une étude relative aux résultats des enfants issus de l’immigration, basée également sur PISA 2003 (Jacobs, Rea, Hanquinet, 2007). Dans leurs conclusions, les auteurs affirment que leurs résultats contredisent nos thèses de juin 2006 et que « le statut socioéconomique, malgré le rôle très important qu’il joue, n’absorbe pas les effets des autres facteurs » (langue et/ou statut d’immigration). Ils observent au contraire que « la langue parlée à la maison constitue un autre facteur déterminant, influençant grandement l’écart existant entre élèves, et notamment entre élèves autochtones et issus de l’immigration » et que, même indépendamment de la langue, « les élèves issus de l’immigration se trouvent toujours dans une situation défavorable ». Sans vouloir entrer dans une démarché polémique, mais à seule fin de clarifier les choses sur le plan technique et d’approfondir un débat qui nous semble réellement crucial, nous avons voulu confronter nos propres méthodes à celles utilisées dans l’étude de la FRB. Au terme de cette nouvelle analyse des données, nous sommes plus que jamais convaincus de l’exactitude des conclusions que nous formulions en juin.

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Discussion_FRB.pdf

En raison de sa technicité et de sa complexité (graphiques, tableaux…) nous vous proposons cet article uniquement par téléchargement au format PDF.