{"id":86,"date":"2002-01-30T00:00:00","date_gmt":"2002-01-29T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=86"},"modified":"2017-02-20T18:35:20","modified_gmt":"2017-02-20T17:35:20","slug":"un-espace-europeen-denseignement-superieur-ou-un-marche-europeen-de-lenseignement-superieur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/2002\/01\/30\/un-espace-europeen-denseignement-superieur-ou-un-marche-europeen-de-lenseignement-superieur\/","title":{"rendered":"Un espace europ\u00e9en d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur ou un march\u00e9 europ\u00e9en de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur"},"content":{"rendered":"<p>\u0001<\/p>\n<h2>La d\u00e9claration de la Sorbonne<\/h2>\n<p>Lors de la c\u00e9l\u00e9bration\u00a0 des 750 ans de la Sorbonne a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e la D\u00e9claration de la Sorbonne (28 mai 1998). L&#8217;initiative en revient aux ministres de l&#8217;enseignement de France, d&#8217;Angleterre, d&#8217;Italie et d&#8217;Allemagne.\u00a0 La d\u00e9claration fut inspir\u00e9e par la pr\u00e9occupation \u00e0 propos de la position concurrentielle de l&#8217;Enseignement Sup\u00e9rieur Europ\u00e9en compar\u00e9e \u00e0 celle des Etats-Unis, de l&#8217;Asie du Sud-Est et de l&#8217;Oc\u00e9anie et \u00e0 propos des probl\u00e8mes croissants dans l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur et la recherche scientifique dans les pays signataires. Plus tard, nombre de pays, dont aussi la Belgique , se rang\u00e8rent derri\u00e8re les principes d\u00e9crits dans la D\u00e9claration de la Sorbonne.<br \/>\nLe contexte \u00e9largi : la formation d&#8217;un march\u00e9 global de l&#8217;enseignement.<br \/>\nLes pr\u00e9occupations exprim\u00e9es \u00e0 propos de la position concurrentielle de l&#8217;Enseignement Sup\u00e9rieur Europ\u00e9en doivent \u00eatre vues dans le cadre d&#8217;une tendance mondiale plus large. L&#8217;enseignement Europ\u00e9en est \u00e0 la tra\u00eene en ce qui concerne la comp\u00e9titivit\u00e9 internationale. Le nombre d&#8217;\u00e9tudiants du reste du monde qui viennent \u00e9tudier en Europe diminue en comparaison du nombre d&#8217;\u00e9tudiants qui partent \u00e9tudier dans d&#8217;autres r\u00e9gions. Cela a \u00e0 voir avec l&#8217;ouverture au march\u00e9 ou la &#8220;comodification&#8221; de l&#8217;enseignement. En Australie et aux Etats-Unis, l&#8217;enseignement offert aux \u00e9tudiants \u00e9trangers est devenu un produit d&#8217;exportation important. Lorsqu&#8217;un coll\u00e8ge inscrit un \u00e9tudiant \u00e9tranger, ceci est compt\u00e9 dans les chiffres d&#8217;exportation que ce service (enseignement) fournit. L&#8217;Europe n&#8217;est pas aussi pr\u00e9sente en premi\u00e8re loge sur ce march\u00e9 global de l&#8217;enseignement. Le Royaume Uni en est la seule exception.<br \/>\nEn 1997, les exportations de l&#8217;enseignement tertiaire des Etats-Unis, y compris les cours intensifs d&#8217; anglais, valaient 390 millions de dollars (dont 114 millions pour les seuls cours d&#8217;anglais). Les chiffres pour 1998 ont diminu\u00e9 de 8%, principalement \u00e0 cause de la crise \u00e9conomique en Asie. En Australie, l&#8217;enseignement repr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 une des cinq plus importantes industries d&#8217;exportation. Le gouvernement australien lib\u00e8rera dans les trois prochaines ann\u00e9es 24 millions de dollars pour promouvoir l&#8217;enseignement de qualit\u00e9 australien.<br \/>\nLe premier ministre anglais Tony Blair prend aussi l&#8217;initiative pour augmenter le nombre d&#8217;\u00e9tudiants internationaux\u00a0 au Royaume Uni. D&#8217;ici \u00e0 2005, l&#8217;Angleterre veut avoir en mains 25% du march\u00e9 de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur (contre 17% actuellement). A c\u00f4t\u00e9 du flux financier (direct et indirect via le tourisme par exemple)\u00a0 que cela g\u00e9n\u00e8rera, cela augmentera de fa\u00e7on significative le nombre de d\u00e9cideurs et de leaders d&#8217;opinion de formation anglaise. La France aussi fait de son mieux. Pour promouvoir l&#8217;enseignement fran\u00e7ais, le gouvernement fran\u00e7ais a fond\u00e9 Edufrance. Par l\u00e0, il compte conqu\u00e9rir une petite place sur le march\u00e9 international de l&#8217;enseignement dont il estime les recettes \u00e0 21,9 milliard de dollars par an et qui, jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, est domin\u00e9 par les pays anglophones.<br \/>\nAvec en m\u00e9moire les chiffres ci-dessus, cela n&#8217;\u00e9tonnera personne que la lib\u00e9ralisation de l&#8217;enseignement soit \u00e0 l&#8217;agenda de toutes sortes de forums \u00e9conomiques. Ainsi l&#8217;enseignement est-il en t\u00eate de l&#8217;agenda des n\u00e9gociations de FTAA (Free Trade Area of the Americas) qui ont lieu fin avril 2000 et qui ont comme objectif de cr\u00e9er une immense zone de libre \u00e9change qui s&#8217;\u00e9tend sur l&#8217;ensemble du continent am\u00e9ricain, \u00e0 l&#8217;exception de Cuba. Arthur Sandborn, un leader syndical canadien, a mis en garde\u00a0 r\u00e9cemment du fait que &#8220;privatizing education, turning it into a business, was chosen as the number one priority for these negotiations&#8221;.<\/p>\n<p>L&#8217;AGCS<\/p>\n<p>Plus pr\u00e8s de chez nous, l&#8217;Union Europ\u00e9enne continue \u00e0 viser une lib\u00e9ration plus avanc\u00e9e du secteur des services dans le cadre des n\u00e9gociations de l&#8217;AGCS (General Agreements on Trade in Services). Le secteur des services y est tr\u00e8s largement associ\u00e9 et englobe entre autres l&#8217;enseignement. Les n\u00e9gociations sur la lib\u00e9ralisation du secteur des services sont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9es, malgr\u00e9 l&#8217;\u00e9chec du sommet de l&#8217;OMC \u00e0 Seattle. Apr\u00e8s la d\u00e9b\u00e2cle de Seattle, Robert Madelin, un employ\u00e9 sup\u00e9rieur de la Communaut\u00e9 Europ\u00e9enne, a \u00e9crit au European Services Forum (ESF), une organisation fond\u00e9e par la Commission Europ\u00e9enne en 1998 et qui est compos\u00e9e de plus de 80 entreprises transnationales actives dans le secteur des services que &#8220;The EC would like to encourage all European services industries to continue co-operating actively with us to develop the solid and detailed common negotiating position that we wish to present in Geneva at the appropriate time next year&#8221;. Le titre d&#8217;une de leurs conf\u00e9rences \u00e0 Bruxelles ne laisse aucun doute \u00e0 propos de la position de l&#8217;ESF : &#8216;The GATS 2000 Negotiations &#8211; New opportunities of trade liberalization for all services sectors&#8217; (mise en italique par nous) . Les relations privil\u00e9gi\u00e9es entre l&#8217;ESF et la Commission Europ\u00e9enne est encore plus claire au vu de la citation sur le site web de la Commission Europ\u00e9enne : &#8220;la participation active des industries de services dans les n\u00e9gociations est cruciale pour nous permettre d&#8217;aligner nos objectifs de n\u00e9gociation sur les priorit\u00e9s des entreprises.\u00a0 L&#8217;AGCS n&#8217;est pas seulement un accord entre gouvernements.\u00a0 C&#8217;est avant tout un instrument au b\u00e9n\u00e9fice des milieux d&#8217;affaires.&#8221;<br \/>\nA la lumi\u00e8re de ces citations, nous ne devons pas nous faire beaucoup d&#8217;illusions sur la position de la Commission Europ\u00e9enne. Michel Servoz, un important n\u00e9gociateur pour la Commission Europ\u00e9enne concernant la lib\u00e9ralisation du secteur des\u00a0 services, est en tous cas clair : aussi bien la sant\u00e9 que l&#8217;environnement et l&#8217;enseignement sont m\u00fbrs pour la lib\u00e9ralisation. La commission Europ\u00e9enne est alors aussi pionni\u00e8re dans une lib\u00e9ralisation avanc\u00e9e du secteur de l&#8217;enseignement dans le cadre des n\u00e9gociations de l&#8217;AGCS (aussi bien l&#8217;enseignement primaire que secondaire, sup\u00e9rieur et pour adultes). Cette lib\u00e9ralisation s&#8217;appuie sur deux principes. En premier lieu, la r\u00e8gle de &#8216;national treatment&#8217;. D&#8217;apr\u00e8s cette r\u00e8gle, les gouvernements nationaux ne peuvent pas traiter les entreprises locales diff\u00e9remment des entreprises \u00e9trang\u00e8res. Ainsi, les autorit\u00e9s ne peuvent plus exiger des entreprises qu&#8217;elles engagent des travailleurs locaux. Cette r\u00e8gle signifie en d&#8217;autres mots que l&#8217;administration n&#8217;aura plus les moyens de veiller \u00e0 ce que les investissements des entreprises \u00e9trang\u00e8res soient favorables \u00e0 ses citoyens. Sous cette r\u00e8gle, il n&#8217;est pas inimaginable que des institutions priv\u00e9es d&#8217;enseignement assignent l&#8217;administration en justice parce qu&#8217;elle donne des subsides \u00e0 des institutions publiques d&#8217;enseignement. D&#8217;apr\u00e8s l&#8217;AGCS, cela pourrait m\u00eame \u00eatre vu comme une distorsion de la concurrence. En second lieu, il y a la r\u00e8gle d&#8217;acc\u00e8s au march\u00e9. Celle-ci dicte que l&#8217;administration ne peut \u00e9carter aucune entreprise de son march\u00e9, quelles qu&#8217;en soient les motivations sous-jacentes. Ainsi, une administration ne peut par exemple plus bannir de son march\u00e9 un institution d&#8217;enseignement raciste.<br \/>\nIl est clair que l&#8217;AGCS est une attaque s\u00e9rieuse et consciente contre nos acquis d\u00e9mocratiques et sociaux. Une note de l&#8217;Organisation Mondiale du Commerce (OMC) l&#8217;indique clairement : un des objectifs les plus importants de la lib\u00e9ralisation est la pression sur les salaires (sic!). Malgr\u00e9 la rh\u00e9torique actuelle sur l&#8217;entreprise \u00e9thique, l&#8217;\u00e9lite transnationale actuelle (an 2000) pense donc toujours en terme d&#8217;accumulation des b\u00e9n\u00e9fices au moyen d&#8217;une exploitation du travailleur aussi pouss\u00e9e que possible. Parce que l&#8217;\u00e9lite \u00e9conomique et ses relais politiques se rendent bien compte qu&#8217;au d\u00e9but du 21\u00e8me si\u00e8cle, ceci ne sera plus aussi facilement tol\u00e9r\u00e9 par la population, ils en ont tenu compte dans la r\u00e9daction de l&#8217;AGCS. Ces derniers sont r\u00e9dig\u00e9s de mani\u00e8re telle que \u00e0 leur lecture lib\u00e9rale, un dirigeant d&#8217;entreprise avide de profits y trouve toujours bien un moyen d\u00e9mocratique pour \u00eatre \u00e0 m\u00eame de faire annuler le r\u00e8glement de l&#8217;administration.<\/p>\n<h2>La d\u00e9claration de Bologne.<\/h2>\n<p>La d\u00e9claration de la Sorbonne a \u00e9t\u00e9 suivie un an plus tard, le 19 juin 1999, par ce que l&#8217;on a appel\u00e9 la d\u00e9claration de Bologne. Cette d\u00e9claration commune des ministres Europ\u00e9ens de l&#8217;enseignement est la continuation et l&#8217;affinage des id\u00e9es con\u00e7ues dans la d\u00e9claration de la Sorbonne. La d\u00e9claration de Bologne a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e par vingt neuf pays. Ces pays s&#8217;engagent par l\u00e0 \u00e0 r\u00e9organiser, au plus tard pour 2010, leur enseignement sup\u00e9rieur en fonction des principes sign\u00e9s dans la d\u00e9claration de Bologne. Avant d&#8217;aller plus en profondeur dans les implications et cons\u00e9quences possibles de la d\u00e9claration de Bologne pour notre syst\u00e8me d&#8217;enseignement et de savoir s&#8217;il est l\u00e9gitime de voir la d\u00e9claration de Bologne comme une attaque n\u00e9o-lib\u00e9rale directe de l&#8217;Enseignement Sup\u00e9rieur Europ\u00e9en, nous parcourons ce qu&#8217;il y a maintenant pr\u00e9cis\u00e9ment dans la d\u00e9claration de Bologne.<br \/>\nLa notion centrale dans la d\u00e9claration de Bologne est la cr\u00e9ation d&#8217;un espace Europ\u00e9en d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur. C&#8217;est n\u00e9cessaire pour augmenter la mobilit\u00e9 et l'&#8221;employabilit\u00e9&#8221; des citoyens Europ\u00e9ens et stimuler le d\u00e9veloppement du continent Europ\u00e9en. Il faut en plus porter une attention particuli\u00e8re \u00e0 l&#8217;objectif d&#8217;augmenter la comp\u00e9titivit\u00e9 internationale du syst\u00e8me d&#8217;Enseignement Sup\u00e9rieur Europ\u00e9en. Le &#8216;probl\u00e8me&#8217; de l&#8217;Enseignement Sup\u00e9rieur Europ\u00e9en est l&#8217;\u00e9norme diversit\u00e9 des structures, formations et dipl\u00f4mes. A cause de cela, il est difficile de tendre vers un march\u00e9 global de l&#8217;enseignement. C&#8217;est que le consommateur est effarouch\u00e9\u00a0 par le manque de clart\u00e9 de l&#8217;Enseignement Sup\u00e9rieur Europ\u00e9en. Le d\u00e9claration de Bologne va \u00e0 la rencontre de cela. Que cela soit intentionn\u00e9 ou non, il ne faut pas d\u00e9nier que c&#8217;est un pas clair dans la direction de l&#8217;assouplissement de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur. L&#8217;Enseignement Sup\u00e9rieur Europ\u00e9en est, en d&#8217;autres mots, transform\u00e9 en un produit qui peut plus facilement \u00eatre vendu sur le march\u00e9 de l&#8217;enseignement. Les mesures qui sont inscrites dans la d\u00e9claration de Bologne sont : On doit arriver en Europe \u00e0 un syst\u00e8me de grades comparables, compatibles et lisibles (&#8216;comparable, compatible en readable degrees&#8217;). On ne parle pas ici tellement de l&#8217;harmonisation mais plus simplement de la reconnaissance mutuelle (quelque chose qui est l\u00e9gal dans un pays de l&#8217;UE doit aussi \u00eatre accept\u00e9 comme l\u00e9gal dans un autre au lieu de s&#8217;accorder r\u00e9ciproquement sur des l\u00e9gislations nationales diff\u00e9rentes). On doit arriver, en Europe, \u00e0 un cadre \u00e9quivalent pour les dipl\u00f4mes. Par l\u00e0, on vise la structure de la formation. La proposition est un ensemble de trois niveaux. Dans les discussions, ceci a rapidement \u00e9t\u00e9 traduit dans la structure\u00a0 Anglo-Saxonne Bachelor\/BA &#8211; Master\/MA &#8211; PhD\/Doctorat. Dans les pays qui entourent le n\u00f4tre, il semble que chacun opte pour un BA de trois ans. La cons\u00e9quence de cela est qu&#8217;il est difficile d&#8217;opter en Belgique pour un BA de quatre ans car, que vous fassiez trois ou quatre ans, en terme de dipl\u00f4me, on ne fait pas de diff\u00e9rences (vous recevez simplement un dipl\u00f4me BA). Chaque dipl\u00f4me (BA, MA, PhD) doit, par lui-m\u00eame \u00eatre pertinent pour le march\u00e9 du travail (exactement comme le dipl\u00f4me de candidature n&#8217;a presque plus de valeur sur le march\u00e9 du travail). Un MA devrait durer de pr\u00e9f\u00e9rence deux ans. Une telle r\u00e9forme de l&#8217;enseignement universitaire menace d&#8217;apporter avec elle nombre de probl\u00e8mes.<br \/>\nEn premier lieu, pas mal d&#8217;enseignants se demandent s&#8217;ils peuvent, en trois ans donner une formation qui r\u00e9ponde \u00e0 leur philosophie d&#8217;enseignement, notamment une formation large, pluridisciplinaire et critique. Cette remarque va de pair avec une critique de la conception \u00e9troite et d&#8217;orientation professionnelle d&#8217;une formation telle que trait\u00e9e dans la d\u00e9claration de Bologne. Personne ne conteste que dans une formation doivent aussi \u00eatre pr\u00e9sentes des aptitudes professionnelles. Cela ne signifie pas non plus que les autres finalit\u00e9s d&#8217;une formation doivent \u00eatre n\u00e9glig\u00e9es. L&#8217;\u00e9ternelle demande du monde de l&#8217;entreprise, de livrer plus rapidement les \u00e9tudiants au march\u00e9 du travail et d&#8217;accorder plus d&#8217;attention aux aptitudes professionnelles semble pourtant bien le sugg\u00e9rer. Un second probl\u00e8me a \u00e0 voir avec l&#8217;accessibilit\u00e9 d\u00e9mocratique \u00e0 l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur. Les r\u00e9formes propos\u00e9es de la structure de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur demandent forc\u00e9ment pas mal d&#8217;investissements. L&#8217;administration Flamande ne sera peut-\u00eatre pas pr\u00eate \u00e0 augmenter son budget d&#8217;enseignement. Certains sugg\u00e8rent alors que les frais d&#8217;une formation &#8220;Master&#8221; soient report\u00e9es au compte des \u00e9tudiants. Les arguments qui sont utilis\u00e9s pour soutenir cette vision t\u00e9moignent d&#8217;une dogmatique \u00e9conomique \u00e9trang\u00e8re \u00e0 ce monde. Les \u00e9tudiants qui obtiennent un Dipl\u00f4me MA auraient une meilleure position sur le march\u00e9 du travail et, apr\u00e8s coup, des revenus plus \u00e9lev\u00e9s. Cette donn\u00e9e justifierait des frais d&#8217;inscription plus \u00e9lev\u00e9s. A un tel raisonnement, on peut opposer pas mal de critiques. Il faut tout simplement se demander si des personnes disposant d&#8217;un dipl\u00f4me MA obtiendront effectivement des revenus plus \u00e9lev\u00e9s. De plus, pas mal d&#8217;\u00e9tudiants moins fortun\u00e9s reculeront, et on peut le comprendre, devant un engagement dans un pr\u00eat \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de vingt ans. La chance qu&#8217;une telle option forme un seuil financier devant la poursuite d&#8217;une formation MA n&#8217;est pas non plus imaginaire. A c\u00f4t\u00e9 de cela, il nous semble \u00eatre plus d\u00e9mocratique de responsabiliser les personnes \u00e0 plus hauts revenus par un syst\u00e8me d&#8217;imposition progressif.<br \/>\nD&#8217;autres options telles que la sponsorisation par le monde de l&#8217;entreprise portent en elles un danger aussi grand pour la d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement. Un tel sc\u00e9nario menace de conduire \u00e0 une situation o\u00f9 les formations tr\u00e8s pertinentes pour le secteur priv\u00e9 auraient beaucoup plus de moyens que celles de moindre pertinence. En \u00e9change de leur sponsoring, les entreprises demanderont certainement aussi\u00a0 quelques services en retour. Et il ne faut pas une grande d\u00e9monstration pour montrer que leurs d\u00e9sirs pourraient \u00eatre directement oppos\u00e9s aux principes de base actuels de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur (formation g\u00e9n\u00e9rale, formation \u00e0 l&#8217;esprit critique, acc\u00e8s d\u00e9mocratique,\u2026)<br \/>\nUn autre point de discussion en liaison avec la structure de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur est la structure binaire\/ternaire de l&#8217;enseignement Flamand. La d\u00e9claration de Bologne semble vouloir abolir la distinction entre les formations dans une \u00e9cole sup\u00e9rieure et les formations dans une universit\u00e9. Via un syst\u00e8me de cr\u00e9dits, les passages de l&#8217;une \u00e0 l&#8217;autre de ces institutions est rendu possible et, de par l&#8217;accr\u00e9ditation externe, ce n&#8217;est plus le label &#8216;universit\u00e9&#8217; ou &#8216;\u00e9cole sup\u00e9rieure&#8217; qui sert de crit\u00e8re de valeur mais bien la qualit\u00e9 telle qu&#8217;elle est appr\u00e9ci\u00e9e par l&#8217;organe d&#8217;accr\u00e9ditation. Le cabinet Belge de l&#8217;enseignement est toutefois oppos\u00e9 \u00e0 l&#8217;abolition de la distinction. Les finalit\u00e9s d&#8217;une \u00e9cole sup\u00e9rieure sont, selon le cabinet, autre que celles d&#8217;une universit\u00e9 et cela doit rester ainsi (orientation professionnelle par opposition \u00e0 acad\u00e9mique). Cette distinction peut \u00eatre contest\u00e9e. C&#8217;est que certaines formations universitaires ont aussi une orientation professionnelle. La position du VLIR (Vlaamse Interuniversitaire Raad = Conseil Inter Universitaire Flamand) est que l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur est autoris\u00e9 \u00e0 d\u00e9livrer un dipl\u00f4me BA, mais uniquement pour autant que la formation soit qualitativement de haut niveau et soit accr\u00e9dit\u00e9e (donc, pas d&#8217;\u00e9galisation automatique). Ils d\u00e9sirent \u00e9galement maintenir une distinction entre le BA acad\u00e9mique et le BA professionnel, ce qui \u00e0 notre avis est proche d&#8217;une op\u00e9ration cosm\u00e9tique.<br \/>\nOn doit, en Europe, d\u00e9velopper un syst\u00e8me de cr\u00e9dits pour promouvoir la mobilit\u00e9 des \u00e9tudiants. Dans un syst\u00e8me de cr\u00e9dits, vous vous voyez attribuer, pour chaque subdivision de l&#8217;enseignement accomplie avec succ\u00e8s,\u00a0 des cr\u00e9dits qui doivent \u00eatre reconnus par d&#8217;autres institutions d&#8217;enseignement. Un tel syst\u00e8me de cr\u00e9dits doit aussi adapter l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur aux diff\u00e9rentes trajectoires d&#8217;\u00e9tudes (par exemple, les gens qui, apr\u00e8s une p\u00e9riode sur le march\u00e9 du travail, retournent \u00e0 l&#8217;\u00e9cole).<br \/>\nOn doit stimuler la mobilit\u00e9 des \u00e9tudiants en Europe en \u00e9liminant les obstacles \u00e0 cette mobilit\u00e9. Il n&#8217;appara\u00eet pas tr\u00e8s clairement de quels obstacle on veut parler. C&#8217;est que les obstacles peuvent \u00eatre aussi bien de nature linguistique que financi\u00e8re. Plus de clart\u00e9 est donc requise.<br \/>\nOn doit, en Europe, aller vers plus de collaboration dans le domaine du contr\u00f4le de qualit\u00e9 pour atteindre des crit\u00e8res et des m\u00e9thodes comparables. On pense ici au d\u00e9veloppement d&#8217;un syst\u00e8me d&#8217;accr\u00e9ditation externe. Actuellement, nous avons un contr\u00f4le de qualit\u00e9 \u00e0 posteriori. L&#8217;enseignement est \u00e9valu\u00e9 apr\u00e8s qu&#8217;il soit fourni. L&#8217;accr\u00e9ditation signifie qu&#8217;une organisation externe audite\u00a0 la formation et fait cela \u00e0 priori (dipl\u00f4mes reconnus comme \u00e9quivalents,\u2026).<br \/>\nOn doit d\u00e9velopper la dimension Europ\u00e9enne dans l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur, en particulier en relation avec le d\u00e9veloppement de curricula, de programmes de mobilit\u00e9, collaboration entre institutions.<br \/>\nLes pays signataires s&#8217;engagent \u00e0 poursuivre ces objectifs pour cr\u00e9er un espace Europ\u00e9en d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur. Dans la d\u00e9claration, il est aussi indiqu\u00e9 explicitement que chaque pays et chaque institution doit le faire en fonction de sa comp\u00e9tence propre et que les distinctions de cultures, langues, syst\u00e8mes d&#8217;enseignement nationaux et l&#8217;autonomie des universit\u00e9s doivent \u00eatre pleinement respect\u00e9s.<\/p>\n<h2>Le point de vue de ATTAC-RUG<\/h2>\n<p>Comme l&#8217;affirment aussi bien les partisans que les d\u00e9tracteurs de la d\u00e9claration de Bologne, cette d\u00e9claration porte en elle nombre de d\u00e9fis et on s&#8217;attaque enfin \u00e0 un nombre de vieux probl\u00e8mes tels que le manque de transparence. De plus, la remarque du Professeur Van Damme comme quoi la d\u00e9claration de Bologne pourrait aussi \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une tentative d&#8217;\u00e9viter un soudain et complet march\u00e9 libre de l&#8217;enseignement ou d&#8217;en avoir fini trop vite, n&#8217;est pas sans importance. C&#8217;est que les Am\u00e9ricains ont aussi propos\u00e9 au sommet de l&#8217;OMC \u00e0 Seattle une lib\u00e9ration des services d&#8217;enseignement. Si ce sommet n&#8217;avait pas \u00e9chou\u00e9, les Am\u00e9ricains auraient probablement r\u00e9ussi leur coup et la lib\u00e9ralisation de l&#8217;enseignement en Europe aurait peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 un fait accompli. Il y a, selon Van Damme d\u00e9j\u00e0 des signes indiquant que diff\u00e9rentes entreprises multinationales et institutions commerciales d&#8217;enseignement attendent que le march\u00e9 Europ\u00e9en s&#8217;ouvre \u00e0 elles. Dans l&#8217;attente de cette ouverture, elles s&#8217;activent au lobbying \u00e0 Bruxelles et \u00e0 une exploration intensive du march\u00e9. Van Damme voit alors aussi dans la d\u00e9claration de Bologne une chance de donner nous-m\u00eames une forme \u00e0 l&#8217;internationalisation de l&#8217;enseignement et de ne pas nous abandonner \u00e0 un march\u00e9 global de l&#8217;enseignement totalement lib\u00e9r\u00e9.<br \/>\nNous, \u00e0 Attac-RUG, consid\u00e9rons un acc\u00e8s large et d\u00e9mocratique \u00e0 l&#8217;enseignement et une formation g\u00e9n\u00e9rale, transdisciplinaire et critique comme une priorit\u00e9 absolue et un droit inali\u00e9nable de chaque individu. Dans la d\u00e9claration de Bologne, ces aspects de l&#8217;Enseignement sup\u00e9rieur Europ\u00e9en ne sont pas mentionn\u00e9s. Ce qui est bel et bien mentionn\u00e9, c&#8217;est l&#8217;importance de la comp\u00e9titivit\u00e9 internationale et la pertinence d&#8217;une formation pour le march\u00e9 du travail. Dans diff\u00e9rents commentaires sur la d\u00e9claration de Bologne, il appara\u00eet encore plus que ce sont surtout ces pr\u00e9occupations qui occupent une position centrale. Le professeur Dirk Vandamme va m\u00eame jusqu&#8217;\u00e0 affirmer que nous devons \u00eatre pr\u00eats \u00e0 accepter des diff\u00e9rences de d\u00e9veloppement et de qualit\u00e9 entre les institutions. Il qualifie m\u00eame de dis fonctionnelles et insens\u00e9es (sic!) les attentions politiques des derni\u00e8res d\u00e9cennies afin d&#8217;\u00e9viter ces diff\u00e9rences pour cause de consid\u00e9rations d\u00e9mocratiques. Nous ne pouvons forc\u00e9ment pas \u00eatre d&#8217;accord avec ces propos. Nous craignons en effet qu&#8217;une tendance s&#8217;installe dans la direction du syst\u00e8me am\u00e9ricain. Et, un syst\u00e8me avec un petit nombre d&#8217;universit\u00e9s d&#8217;\u00e9lite, avec des droits d&#8217;inscriptions extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9s n&#8217;est pas, cela va sans dire, conciliable avec notre vision de l&#8217;enseignement comme l&#8217;instrument le plus important de l&#8217;administration pour l&#8217;\u00e9mancipation de toute la population, ind\u00e9pendamment\u00a0 de leur situation financi\u00e8re. Le professeur Haug, un des moteurs de la d\u00e9claration de Bologne a affirm\u00e9 que la crainte d&#8217;un paysage d&#8217;enseignement am\u00e9ricain \u00e9tait non fond\u00e9e. Il y a en effet une telle demande de main d&#8217;\u0153uvre hautement qualifi\u00e9e que les universit\u00e9s vont vouloir attirer autant d&#8217;\u00e9tudiants que possible et vont maintenir leurs droits d&#8217;inscriptions aussi bas que possible. Il semble ne pas appara\u00eetre \u00e0 cet homme que certaines universit\u00e9s pourraient, en pleine conformit\u00e9 avec la logique du march\u00e9, en profiter pour se positionner en enseignement d&#8217;\u00e9lite uniquement.<br \/>\nLa d\u00e9claration de Bologne est aussi, \u00e0 notre sens trop unilat\u00e9ralement orient\u00e9e vers les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques. Cela tient naturellement enti\u00e8rement \u00e0 l&#8217;id\u00e9ologie n\u00e9o-lib\u00e9rale dominante actuelle. Cette d\u00e9claration pourrait d\u00e9j\u00e0 avoir pour intention d&#8217;\u00eatre une r\u00e9ponse \u00e0 une lib\u00e9ralisation compl\u00e8te du secteur de l&#8217;enseignement, ce qui, en ce qui nous concerne est pour le moins une r\u00e9ponse insuffisante. Nous rejetons donc aussi cette tentative de contrer l&#8217;ultra lib\u00e9ralisme par une version plus mod\u00e9r\u00e9e et mieux emball\u00e9e. Plus sp\u00e9cifiquement, nous exigeons que l&#8217;on consid\u00e8re comme une priorit\u00e9 absolue un acc\u00e8s large et d\u00e9mocratique \u00e0 l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur et que l&#8217;on r\u00e9fl\u00e9chisse plus en profondeur et plus concr\u00e8tement aux relations changeantes entre cette donn\u00e9e et\u00a0 la capacit\u00e9 concurrentielle de notre enseignement dans un monde qui se globalise. De plus, nous exigeons que d&#8217;autres finalit\u00e9s que celle du march\u00e9 du travail soient reprises dans les discussions et les conclusions. Nous pensons l\u00e0 principalement \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation personnelle et critique d&#8217;une formation. Et, pour finir, nous avons des objections quant \u00e0 la mani\u00e8re par laquelle on veut atteindre une meilleure transparence des dipl\u00f4mes et des structures d&#8217;enseignement. Nous approuvons forc\u00e9ment au plus haut point l&#8217;intention d&#8217;obtenir plus de transparence. Si les formations deviennent plus transparentes, la tentation de les comparer augmente toutefois aussi. De cette fa\u00e7on, il peut aussi exister une sorte de classement informel. A notre sens, on doit aussi int\u00e9grer des freins de s\u00e9curit\u00e9 pour que cette \u00e9volution soit emp\u00each\u00e9e.<br \/>\nQue nous reste-t-il \u00e0 faire ?<br \/>\nEn mai 2001, les ministres europ\u00e9ens de l&#8217;enseignement se r\u00e9unissent \u00e0 Prague avec les repr\u00e9sentants des institutions et associations d&#8217;enseignement pour voir o\u00f9 ils en sont\u00a0 dans l&#8217;avancement de la mise en place de la d\u00e9claration de Bologne et discuter des \u00e9tapes suivantes dans la direction de &#8220;The Europe of knowledge&#8221;. Il est essentiel que nous ne restions pas en marge, \u00e0 observer. Nous devons faire clairement comprendre aux n\u00e9gociateurs que la communaut\u00e9 civile suivra les discussions et d\u00e9cisions avec des yeux d&#8217;argus et que nous n&#8217;abandonnerons pas nos acquis sociaux et d\u00e9mocratiques. A c\u00f4t\u00e9 de cela, nous exigeons que des propositions concr\u00e8tes\u00a0 soient d\u00e9velopp\u00e9es pour pousser plus avant la d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement. Si on n&#8217;est pas pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 cela,\u00a0 il faut que des actions r\u00e9solues et sans compromis suivent pour faire comprendre clairement aux int\u00e9ress\u00e9s que des r\u00e9formes aussi importantes ne peuvent pas avoir lieu impun\u00e9ment sans tenir compte des exigences des \u00e9tudiants et d&#8217;une communaut\u00e9 civile \u00e9largie.<br \/>\nEn ce qui concerne l&#8217;AGCS, les mouvements \u00e9tudiants et le monde acad\u00e9mique doivent s&#8217;engager le plus vite possible dans la campagne mondiale anti-AGCS qui a l&#8217;air de se mettre en marche si lentement. Les n\u00e9gociations de l&#8217;AGCS 2000 on commenc\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve en f\u00e9vrier 2000. A partir de l\u00e0, les n\u00e9gociateurs ont tent\u00e9 d&#8217;associer aux n\u00e9gociations autant de secteurs que possible. Il est primordial de porter ces n\u00e9gociations \u00e0 l&#8217;attention de la population et de commencer aussi en Belgique une campagne pour saper encore plus la l\u00e9gitimit\u00e9 de l&#8217;AGCS et de l&#8217;OMC avec comme objectif ultime l&#8217;arr\u00eat d&#8217;un syst\u00e8me de lib\u00e9ralisation du commerce qui est uniquement au service des milieux d&#8217;affaires transnationaux. La lib\u00e9ralisation du commerce n&#8217;est l\u00e9gitime que pour autant qu&#8217;elle soit favorable aux pauvres de cette plan\u00e8te, contribue \u00e0 plus de d\u00e9veloppement pour tous et ne sape pas notre d\u00e9mocratie.<\/p>\n<p><strong>Stijn Oosterlynck<\/strong><\/p>\n<p>(Attac-RUG \/ mars 2001)<\/p>\n<p>La d\u00e9claration de la Sorbonne s&#8217;appelle officiellement &#8216;Joint declaration on harmonization of the architecture of the European Higher Education system&#8217;.<\/p>\n<p>Guy Aelterman (Pr\u00e9sident du VLHORA) dans un expos\u00e9 sur la d\u00e9claration de Bologne.<\/p>\n<p>La suite de ce paragraphe (y compris les chiffres indiqu\u00e9s) est bas\u00e9e sur &#8216;Education or training business?&#8217;, Sand in the Wheels (lettre hebdomadaire d&#8217;information de Attac), n\u00b0.53, 18 octobre 2000.<\/p>\n<p>Jennifer Berkshire, &#8216;With hemispheric trade agreement on the horizon, US globalization movement gets bus&#8217;, Sand in the Wheels, n\u00b0. 59, 29 novembre 2000.<\/p>\n<p>Ce paragraphe est bas\u00e9 sur\u00a0 &#8216;GATS. Are you ready?&#8217;, Sand in the Wheels, nr.55, 1 novembre 2000.<\/p>\n<p>Voir l&#8217;adresse web suivante: : &#8220;The GATS is first and foremost an instrument for the benefit of business&#8221;.<\/p>\n<p>Servoz est un collaborateur de Pascal Lamy, Commissaire Europ\u00e9en au commerce et \u00e0 ce titre responsable pour la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats de l&#8217;Union Europ\u00e9enne dans le n\u00e9gociations de l&#8217;OMC et de l&#8217;AGCS. Il est remarquable que Lamy n&#8217;a rien pratiquement chang\u00e9 au programme et \u00e0 l&#8217;\u00e9quipe de son pr\u00e9d\u00e9cesseur Sir Leon Brittan, un partisan de Tatcher.<br \/>\nCit\u00e9 dans &#8216;Lib\u00e9raliser, sans avoir l&#8217;air d&#8217;y toucher&#8217;\u00a0 par S. George, E. Gould, Le Monde Diplomatique, juillet 2000.<\/p>\n<p>Lors de la fondation de l&#8217;OMC \u00e0 Marrakech en 1994, la lib\u00e9ralisation du secteur des services a \u00e9t\u00e9 inscrite dans son mandat.<br \/>\nVoir S. George, E. Gould\u00a0 &#8216;Lib\u00e9raliser, sans avoir l&#8217;air d&#8217;y toucher&#8217;, Le Monde Diplomatique, juillet 2000.<\/p>\n<p>Titre officiel: &#8216;The European Higher Education Area&#8217;.<\/p>\n<p>Ces vingt neuf pays sont la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l&#8217;Estonie, la Finlande, la France, l&#8217;Allemagne, la Gr\u00e8ce, la Hongrie, l&#8217;Irlande, l&#8217;Islande, l&#8217;Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Norv\u00e8ge, l&#8217;Autriche, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, la Slov\u00e9nie, l&#8217;Espagne, la Tch\u00e9tch\u00e8nie, le Royaume Unis, la Su\u00e8de, la Suisse.<\/p>\n<p>&#8216;The European Higher Education Area&#8217;, 19 juillet 1999.<\/p>\n<p>&#8216;The European Higher Education Area&#8217;, 19 juillet 1999.<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9occupation a \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9e entre autres dans un texte r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 la Facult\u00e9 des Sciences Politiques et Sociales de l&#8217;Universit\u00e9 de Gand. En ce qui concerne cela, le professeur De Groof\u00a0 laisse \u00e9chapper sa critique que le d\u00e9veloppement de la personne ne doit\u00a0 pas \u00eatre fonction du seul march\u00e9 du travail. (Voir &#8216;Over de gemeenschappelijke Europese Onderwijsruimte na de &#8216;Bologna-declaration&#8217; du 19 Juin 1999&#8242;, T.O.R.B. 1999-2000\/4)<\/p>\n<p>Courrier du lecteur Danny Neudt, repr\u00e9sentant \u00e9tudiant \u00e0 l&#8217;UG, dans Humo (n\u00b03143, page 167)<\/p>\n<p>Prof. Jan De Groof (pr\u00e9sident de l&#8217;European Association for Education Law and Policy) dans &#8216;On &#8216;the European Higher Education Area&#8217; after the Bologna Declaration of 19 June 1999&#8242;<\/p>\n<p>Dirk Van Damme, &#8216;Werk maken van Bologna, ook in Vlaanderen!&#8217; in T.O.R.B. 1999-2000\/5 \u00e9dit\u00e9 par Kluwer<br \/>\nPar l\u00e0, nous ne voulons pas n\u00e9cessairement dire la situation actuelle.\u00a0 Comme beaucoup le savent, la d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement n&#8217;est pas pr\u00e9cis\u00e9ment ce que l&#8217;on peut appeller une r\u00e9ussite.\u00a0 D&#8217;apr\u00e8s l&#8217;enqu\u00eate, il ne s&#8217;agit pas tellement des limites de revenus, mais bien de la grandeur des bourses d&#8217;\u00e9tudes allou\u00e9es (voir Jos Engels dans &#8216;Onze Recht&#8217; page 3, d\u00e9cembre 2000).<br \/>\nVoir, entre autres la r\u00e9ponse de la ministre flamande de l&#8217;enseignement Marleen Vanderpoorten \u00e0 plusieurs question du parlementaire Volksunie et professeur \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Gand Chris Vandenbroeke : &#8220;En ce qui concerne cette d\u00e9claration m\u00eame, la garantie et le renforcement de la capacit\u00e9 concurrentielle des institutions d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur europ\u00e9ennes dans le contexte de la globalisation continue \u00e0 primer en tant qu&#8217;objectif primordial (mise en italique par nous). M\u00eame plus loin, la ministre fait bien remarquer que &#8220;[\u2026] les pays Europ\u00e9ens, dans leurs r\u00e9formes futures, doivent garder en vue qu&#8217;\u00e0 aucune condition ils ne doivent l\u00e2cher leurs atouts principaux, notamment la tradition d&#8217;un acc\u00e8s large \u00e0 une offre vari\u00e9e et de qualit\u00e9 d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur. (Proc\u00e8s verbaux du Parlement Flamand, R\u00e9unions de commission n\u00b028, 8 novembre 2000). La question ici est naturellement de savoir comment la ministre pense r\u00e9aliser tout cela concr\u00e8tement.<br \/>\nDirk Van Damme, &#8216;Werk maken van Bologna, ook in Vlaanderen!&#8217; in T.O.R.B. 1999-2000\/5 \u00e9dit\u00e9 par Kluwer\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u0001 La d\u00e9claration de la Sorbonne Lors de la c\u00e9l\u00e9bration\u00a0 des 750 ans de la Sorbonne a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e la D\u00e9claration de la Sorbonne (28 mai 1998). L&#8217;initiative en revient aux ministres de l&#8217;enseignement de France, d&#8217;Angleterre, d&#8217;Italie et d&#8217;Allemagne.\u00a0 La d\u00e9claration fut inspir\u00e9e par la pr\u00e9occupation \u00e0 propos de la position concurrentielle de l&#8217;Enseignement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-86","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=86"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=86"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}