{"id":55,"date":"1999-03-12T00:00:00","date_gmt":"1999-03-11T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=55"},"modified":"2017-02-20T18:39:51","modified_gmt":"2017-02-20T17:39:51","slug":"les-droits-de-lhomme-et-lecole","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/1999\/03\/12\/les-droits-de-lhomme-et-lecole\/","title":{"rendered":"Les droits de l&#8217;homme et l&#8217;\u00e9cole"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Le cinquanti\u00e8me anniversaire de la D\u00e9claration universelle des droits de l&#8217;homme a \u00e9t\u00e9 l&#8217;occasion de nombreuses initiatives p\u00e9dagogiques aussi vari\u00e9es que m\u00e9ritoires: publications, le\u00e7ons de morale, d&#8217;histoire, mobilisation parfois coordonn\u00e9e de toute une \u00e9cole. Je pense \u00e0 une exemplaire journ\u00e9e des &#8221; Sans &#8221; (sans papiers, sans travail, sans avenir&#8230;) organis\u00e9e \u00e0 l&#8217;Institut technique et professionnel d&#8217;Herbuch\u00e8ne \u00e0 laquelle j&#8217;ai eu le plaisir, avec bien d&#8217;autres, de participer. Journ\u00e9e mod\u00e8le par l&#8217;implication des enseignants et des \u00e9l\u00e8ves, sensibilis\u00e9s par diverses activit\u00e9s (cr\u00e9ation d&#8217;une pi\u00e8ce, caf\u00e9-citoyen&#8230;) aux injustices de notre soci\u00e9t\u00e9.\n<\/p>\n<p>Les enseignants ont tent\u00e9 \u00e0 cette occasion d&#8217;inculquer \u00e0 leurs \u00e9l\u00e8ves:<\/p>\n<p>&#8211;  une \u00e9thique<br \/>\n&#8211;  une solidarit\u00e9<br \/>\n&#8211;  un esprit critique.<\/p>\n<p>Au terme de la journ\u00e9e, ces \u00e9l\u00e8ves motiv\u00e9s demandent un &#8216;monde plus juste&#8217;. C&#8217;est alors qu&#8217;appara\u00eet la limite de notre action p\u00e9dagogique.<\/p>\n<p>Que peut-on leur proposer ? Que leur r\u00e9pondre lorsqu&#8217;ils nous demandent &#8216;Que faire maintenant ?&#8217; et que nous sommes forc\u00e9s de conc\u00e9der que &#8221; cinquante ans plus tard, il appara\u00eet clairement que la D\u00e9claration universelle des droits de l&#8217;homme ne repr\u00e9sente gu\u00e8re qu&#8217;une promesse en l&#8217;air pour la majorit\u00e9 des \u00eatres humains, notamment pour le milliard trois cent mille personnes qui vivent avec moins d&#8217;un dollar par jour, les trente-cinq mille enfants qui meurent chaque jour de malnutrition et de maladie, les centaines de millions d&#8217;adultes qui ne savent ni lire ni \u00e9crire, les quarante millions de r\u00e9fugi\u00e9s, et les milliers de prisonniers d&#8217;opinion et victimes de torture &#8220;.<\/p>\n<p>Suffit-il de conseiller aux \u00e9l\u00e8ves quelques actions caritatives qui leur donneraient bonne conscience ? N&#8217;est-il pas, apr\u00e8s ce constat des injustices, indispensable de se poser la question de l&#8217;origine de ces maladies sociales ?<\/p>\n<p>Et si l&#8217;on pose cette question, ne risque-t-on pas imm\u00e9diatement d&#8217;aborder les responsabilit\u00e9s essentielles du syst\u00e8me \u00e9conomique et des politiques qui collaborent avec les pouvoirs \u00e9conomiques et qui se contentent de g\u00e9rer les lignes de conduites impos\u00e9es par les puissances \u00e9conomiques sans les remettre en cause ? Le professeur h\u00e9site alors \u00e0 avancer sur le terrain min\u00e9 de la politique que son statut d&#8217;enseignant lui interdit en principe d&#8217;aborder. Faut-il aider les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 avoir conscience des injustices de notre syst\u00e8me et puis leur avouer notre impuissance \u00e0 lutter contre les violations faites aux droits \u00e9l\u00e9mentaires de l&#8217;homme, notamment dans le domaine social et \u00e9conomique qui impliquent le droit au travail, \u00e0 la sant\u00e9, \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 sociale, \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation&#8230; \u00c0 quoi sert de pr\u00eacher le respect des droits alors que notre syst\u00e8me tue, chaque instant, des innocents et ne satisfait pas leurs besoins \u00e9l\u00e9mentaires ? Y a-t-il un sens \u00e0 pr\u00eacher aux \u00e9l\u00e8ves la solidarit\u00e9 et en m\u00eame temps la soumission \u00e0 une loi qui pr\u00e9voit de poursuivre cette solidarit\u00e9 comme un d\u00e9lit ? Quelle hypocrisie et quelle terrible ambigu\u00eft\u00e9 nous poussent \u00e0 d\u00e9noncer la fi\u00e8vre et \u00e0 essayer de la faire descendre sans nous attaquer \u00e0 la bact\u00e9rie ou au virus qui en est la cause ?<\/p>\n<p>Je voudrais ici vous citer largement un extrait de la pr\u00e9face \u00e0 un ouvrage de l&#8217;am\u00e9ricain Noam Chomsky, tout r\u00e9cemment paru en fran\u00e7ais et intitul\u00e9 Responsabilit\u00e9s des intellectuels. Dans cette pr\u00e9face, Michael Albert propose la parabole suivante:<\/p>\n<p>Supposons qu&#8217;un dieu hypoth\u00e9tique, lass\u00e9 d&#8217;observer le traitement que certains humains font subir a d&#8217;autres humains, d\u00e9cide qu&#8217;\u00e0 la date du 1er janvier 2000, les corps de toutes les victimes innocentes du &#8216;monde libre&#8217; cesseront de se d\u00e9composer. Quiconque mourra de faim ou par impossibilit\u00e9 d&#8217;acc\u00e9der aux soins m\u00e9dicaux les plus \u00e9l\u00e9mentaires; quiconque sera tortur\u00e9 \u00e0 mort, assassin\u00e9, viol\u00e9, etc.; bref, quiconque mourra sous le coup d&#8217;une violence ou d&#8217;une injustice verra son cadavre r\u00e9sister \u00e9ternellement \u00e0 la d\u00e9composition naturelle. Imaginons que ces cadavres, rendus imputrescibles, soient alors syst\u00e9matiquement charg\u00e9s dans des wagons aux parois transparentes, rattach\u00e9s \u00e0 une locomotive; le tout se d\u00e9pla\u00e7ant, sans jamais s&#8217;arr\u00eater, \u00e0 travers les Etats-Unis. Un par un, les cadavres seront jet\u00e9s les uns sur les autres dans ces wagons vitr\u00e9s. Mille cadavres par wagon, deux cents par minute, un nouveau wagon toutes les cinq minutes, nuit et jour, sans r\u00e9pit. Tous ces corps expos\u00e9s aux yeux de tous, tout au long du trajet de ce &#8216;train de la mort violente&#8217;.<\/p>\n<p>Au premier janvier 2001, pour le premier anniversaire du convoi, le &#8216;train de la mort violente&#8217; mesurera environ 3.200 km de long, et, \u00e0 la vitesse moyenne de 30km\/h, mettra \u00e0 peu pr\u00e8s cinq jours pour franchir un passage \u00e0 niveau. En 2010, \u00e0 supposer qu&#8217;aucun bouleversement spectaculaire de nos institutions ou de notre comportement ne soit intervenu pour limiter le processus, le train couvrira sept fois la distance entre New York et San Francisco, et il faudra attendre six semaines entre le moment o\u00f9 la locomotive passera la Statue de la Libert\u00e9 et celui o\u00f9 notre dieu, se demandant encore ce qu&#8217;il faudra de temps \u00e0 l&#8217;humanit\u00e9 pour interpr\u00e9ter correctement son message, y verra passer le dernier wagon. [&#8230;]<\/p>\n<p>Maintenant, imaginez ce train de la mort violente serpentant \u00e0 n&#8217;en plus finir d&#8217;une c\u00f4te am\u00e9ricaine \u00e0 l&#8217;autre. Imaginons ce que peuvent repr\u00e9senter ces cadavres embarqu\u00e9s pour tous ceux qu&#8217;ils ont aim\u00e9s ou auraient pu aimer, ont nourris ou auraient pu nourrir, ont \u00e9lev\u00e9s ou auraient pu \u00e9lever.<\/p>\n<p>Mais qui monte \u00e0 bord du train de la mort violente ? Les populations du tiers-monde \u00e9changeant leurs organes pour de la nourriture, vendant leurs b\u00e9b\u00e9s pour sauver le reste de leur famille, subissant la famine ou attendant le retour d&#8217;un &#8216;disparu&#8217;. Ils ont v\u00e9cu au Br\u00e9sil, en Indon\u00e9sie, au Salvador, \u00e0 New York ou m\u00eame \u00e0 Paris (et je me permettrais d&#8217;ajouter Steenokkerzeel). Chaque jour, par dizaines de milliers, ils s&#8217;empilent dans les wagons du train.<\/p>\n<p>C&#8217;est exag\u00e9r\u00e9 ? Lorsque dix millions d&#8217;enfants meurent chaque ann\u00e9e pour n&#8217;avoir pas re\u00e7u une aide m\u00e9dicale \u00e9l\u00e9mentaire que les nations industrialis\u00e9es sont pourtant en mesure de leur fournir, et que cela se passe dans des pays que, par ailleurs, la Bank of America et Exxon pillent sans scrupules, comment peut-on ne pas penser qu&#8217;il s&#8217;agit de v\u00e9ritables meurtres de masse ? Les enfants affam\u00e9s, malades, estropi\u00e9s sont tout aussi victimes de meurtres que les corps cribl\u00e9s de balles jet\u00e9s dans les fleuves par les brigades de la mort. Refuser l&#8217;aide m\u00e9dicale aux pays pauvres et piller leurs ressources \u00e9conomiques n&#8217;est pas moins criminel que de fournir du mat\u00e9riel aux tortionnaires ou d&#8217;appuyer sur la g\u00e2chette. [&#8230;]<\/p>\n<p>Si nous nous sentons concern\u00e9s par cette v\u00e9rit\u00e9, nous pouvons alors facilement voir ce train de la mort violente et ce qui l&#8217;alimente jour apr\u00e8s jour. Lorsque nous en aurons r\u00e9ellement pris conscience, comment r\u00e9agirons-nous ? Par la d\u00e9pression, l&#8217;angoisse, le cynisme, le fatalisme, l&#8217;esp\u00e9rance, l&#8217;action ?<\/p>\n<p>Une fois que nous aurons commenc\u00e9 \u00e0 regarder ce train en face, que ferons-nous ? Quelque chose en moi me dit que ces crimes sont si \u00e9normes, si inhumains, que ceux qui les commettent m\u00e9ritent la mort. Un tout petit train pour les assassins et c&#8217;en serait fini du &#8216;train de la mort violente&#8217;. Une mort pour en \u00e9viter des millions. Mais bien s\u00fbr, ce n&#8217;est pas ainsi que le monde va. Des gens donnent des ordres, brandissent des armes, accumulent pour eux-m\u00eames de la nourriture, paient des salaires mis\u00e9rables, conduisent m\u00eame ce satan\u00e9 train, mais ce sont les institutions qui cr\u00e9ent le moule (soulign\u00e9 par moi) dans lequel ces personnes ont \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9es. Quel chirurgien aurait le courage de trancher dans le vif, alors que le cancer institutionnel ronge l&#8217;humanit\u00e9 enti\u00e8re ?<\/p>\n<p>Prendre conscience de la responsabilit\u00e9 de notre pays envers ces cadavres empil\u00e9s dans les wagons vitr\u00e9s fait para\u00eetre insignifiantes des r\u00e9actions telles qu&#8217;\u00e9crire des articles sur le sujet, distribuer des tracts, enqu\u00eater, militer pour la paix, inciter les gens \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir s\u00e9rieusement avant de payer leurs imp\u00f4ts, manifester, faire de la d\u00e9sob\u00e9issance civile, cr\u00e9er une institution dissidente ou m\u00eame participer \u00e0 une gr\u00e8ve d&#8217;envergure nationale. Mais le fait est pourtant que ce sont l\u00e0 des actes que notre dieu hypoth\u00e9tique attendrait de nous s&#8217;il ( ou si elle) d\u00e9cidait de promener r\u00e9ellement les cadavres du &#8216;monde libre&#8217; le long de nos rues. Ce sont des actes qui, s&#8217;ajoutant les uns aux autres, peuvent rendre toujours plus co\u00fbteux les privil\u00e8ges du pouvoir et de la domination, jusqu&#8217;\u00e0 les rendre finalement si peu rentables que les institutions qui les accordent et les perp\u00e9tuent commencent \u00e0 vaciller.<\/p>\n<p>Comme on dit: &#8220;On perd, on perd, on perd et puis, un jour, on finit par gagner&#8221;. Tout \u00e9chec est une \u00e9tape oblig\u00e9e dans le processus qui conduit \u00e0 de v\u00e9ritables changements dans les institutions.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de cette parabole, on peut poser en classe la question de la riposte possible aux structures et aux personnes qui, sciemment, violent chaque jour les droits de l&#8217;homme les plus \u00e9l\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>Les d\u00e9clarations des droits de l&#8217;homme sont des documents r\u00e9volutionnaires que nous devons nous approprier.<\/p>\n<p>La D\u00e9claration des droits de l&#8217;homme et du citoyen de 1793 (dite &#8221; montagnarde &#8221; du 24\/06\/1793) dit explicitement dans son article XXXV:Quand un gouvernement viole les droits du peuple, l&#8217;insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacr\u00e9 des droits et le plus indispensable des devoirs.<\/p>\n<p>La D\u00e9claration universelle des droits de l&#8217;homme de 1948 \u00e9galement reconna\u00eet dans son pr\u00e9ambule que le supr\u00eame recours est la r\u00e9volte contre la tyrannie.<\/p>\n<p>La tyrannie est aujourd&#8217;hui le fait de la banque mondiale, du FMI et des fonctionnaires de l&#8217;OCDE.<\/p>\n<p>Des fonctionnaires qui, comme Christian Morrisson, fonctionnaire de l&#8217;OCDE, prodiguent aux divers gouvernements leurs conseils pour sabrer dans les droits sociaux et \u00e9conomiques en \u00e9vitant les r\u00e9actions group\u00e9es de la population et en affaiblissant les mouvements sociaux.<\/p>\n<p>Il faut, en classe, \u00e9voquer l&#8217;immoralit\u00e9 de certaines lois et, par cons\u00e9quent, l&#8217;ill\u00e9galit\u00e9 de certaines pratiques morales. Discuter au quotidien des limites du supportable et des fronti\u00e8res de la collaboration. Susciter l&#8217;int\u00e9r\u00eat des jeunes pour la chose publique et leur engagement . Mais comment faire alors que tant de coll\u00e8gues d\u00e9senchant\u00e9s pr\u00eachent au contraire l&#8217;indiff\u00e9rentisme, l&#8217;individualisme forcen\u00e9 et le d\u00e9sengagement ?<\/p>\n<p>Les &#8216;Missions&#8217; attribu\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9cole sont en ce sens contradictoires. D&#8217;une part, l&#8217;enseignant est pri\u00e9 de fait d&#8217;ins\u00e9rer les \u00e9l\u00e8ves dans une &#8220;logique d&#8217;efficacit\u00e9, de rentabilit\u00e9, de productivit\u00e9, de comp\u00e9titivit\u00e9, de flexibilit\u00e9, d&#8217;employabilit\u00e9&#8230;&#8221;. Il doit donc &#8220;pr\u00e9parer ses \u00e9l\u00e8ves \u00e0 \u00eatre rentables, efficaces, productifs, comp\u00e9titifs et ne perdre aucun temps pour le faire puisque les autres font de m\u00eame et qu&#8217;ils risquent d&#8217;\u00eatre plus rentables, plus productifs, plus comp\u00e9titifs ! &#8221; La logique de la rentabilit\u00e9 de notre syst\u00e8me \u00e9conomique l&#8217;exige.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cela, l&#8217;enseignant devrait \u00e9panouir l&#8217;enfant, former des citoyens, \u00e9duquer &#8220;ses \u00e9l\u00e8ves \u00e0 la solidarit\u00e9, \u00e0 la justice et \u00e0 la fraternit\u00e9, et donc leur apprendre \u00e0 d\u00e9noncer la concurrence et la comp\u00e9tition, \u00e0 s&#8217;organiser collectivement contre l&#8217;\u00e9conomisme&#8221;.<\/p>\n<p>On voit combien ces missions sont contradictoires et incompatibles. Les id\u00e9aux de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et de fraternit\u00e9 sont pour moi impossibles \u00e0 concilier avec la logique de rentabilit\u00e9 de l&#8217;\u00e9conomisme. Je crois qu&#8217;il faut choisir: on ne peut servir deux ma\u00eetres.<\/p>\n<p>Les adultes ne doivent pas tenter d&#8217;\u00e9touffer la violence des jeunes. Ils doivent la canaliser. L&#8217;essentiel pour moi est de sugg\u00e9rer aux jeunes la lutte, car c&#8217;est aussi donner un sens \u00e0 leur existence que beaucoup d&#8217;entre eux consid\u00e8rent seulement \u00eatre absurde.<\/p>\n<p>Il n&#8217;y a pas d&#8217;in\u00e9vitable, tout est \u00e0 construire, tout peut \u00eatre objet de combat.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cinquanti\u00e8me anniversaire de la D\u00e9claration universelle des droits de l&#8217;homme a \u00e9t\u00e9 l&#8217;occasion de nombreuses initiatives p\u00e9dagogiques aussi vari\u00e9es que m\u00e9ritoires: publications, le\u00e7ons de morale, d&#8217;histoire, mobilisation parfois coordonn\u00e9e de toute une \u00e9cole. Je pense \u00e0 une exemplaire journ\u00e9e des &#8221; Sans &#8221; (sans papiers, sans travail, sans avenir&#8230;) organis\u00e9e \u00e0 l&#8217;Institut technique et professionnel d&#8217;Herbuch\u00e8ne \u00e0 laquelle j&#8217;ai eu le plaisir, avec bien d&#8217;autres, de participer. 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