{"id":4,"date":"2002-12-23T22:03:42","date_gmt":"2002-12-23T21:03:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=4"},"modified":"2017-02-20T18:05:52","modified_gmt":"2017-02-20T17:05:52","slug":"au-mali-lecole-senlise-dans-les-sables-mouvants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/2002\/12\/23\/au-mali-lecole-senlise-dans-les-sables-mouvants\/","title":{"rendered":"Au Mali, l&#8217;\u00e9cole s&#8217;enlise dans les sables mouvants"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Le peuple malien aspire \u00e0 une \u00e9cole neuve, \u00e0 l&#8217;abri des malversations des institutions financi\u00e8res qui n&#8217;ont contribu\u00e9 qu&#8217;\u00e0 la d\u00e9t\u00e9riorer davantage. Car ce sont bien les programmes d&#8217;ajustement qui, durant deux d\u00e9cennies, l&#8217;ont d\u00e9pouill\u00e9e du peu qu&#8217;elle poss\u00e9dait : un salaire d\u00e9cent pour les enseignants, des bourses d&#8217;\u00e9tudes, des infrastructures, des fournitures\u2026 Avec certitude, on peut affirmer que les Plans d&#8217;Ajustement Structurel impos\u00e9s par la Banque Mondiale sont synonymes de privatisation et d&#8217;exclusion. Face \u00e0 eux, l&#8217;Afrique perd ses rep\u00e8res sans parvenir \u00e0 r\u00e9gler ses probl\u00e8mes les plus urgents. Les P.A.S. ont fragilis\u00e9 nos politiques par des r\u00e9formes \u00e9conomiques inopportunes \u00e0 tel point que le pays s&#8217;enlise dans un sable mouvant. Quant \u00e0 l&#8217;initiative PPTE, elle nous rend tout simplement plus mall\u00e9ables.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3\" src=\"http:\/\/www.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2002\/12\/arton3.jpg\" width=\"216\" height=\"137\" \/><\/p>\n<p>Mon pays le Mali est un vaste pays enclav\u00e9 d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest et compte environ 10,6 millions d&#8217;habitants. Le revenu moyen par habitant y est estim\u00e9 \u00e0 240 dollars US. La Banque Mondiale et le FMI ont conclu que le Mali pouvait b\u00e9n\u00e9ficier de l&#8217;initiative P.P.T.E, eu \u00e9gard au progr\u00e8s satisfaisant que ce pays a r\u00e9alis\u00e9. Tr\u00e8s bon \u00e9l\u00e8ve, il est l&#8217;un des premiers \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier de cette aide ; sa dette sera ainsi all\u00e9g\u00e9e de 220 millions de dollars (soit 128 millions de dollars en valeur actuelle nette, ou V.A.N ).<br \/>\nTroisi\u00e8me exportateur d&#8217;or en Afrique et premier producteur de coton en Afrique subsaharienne , le Mali est pourtant \u00e9conomiquement tributaire des al\u00e9as climatiques et des fluctuations de prix des mati\u00e8res premi\u00e8res sur le march\u00e9 international. Outre le coton, le Mali produit de l&#8217;arachide et diverses c\u00e9r\u00e9ales. Le b\u00e9tail occupe la 3\u00e8me place des exportations maliennes. L&#8217;agriculture, qui constitue le moyen d&#8217;existence d&#8217;environ 80 % de la population, contribue \u00e0 hauteur de 42 % au P.I.B et repr\u00e9sente 75 % des recettes d&#8217;exportation. On dit g\u00e9n\u00e9ralement du Mali, (malgr\u00e9 le fait qu&#8217;il assure mati\u00e8res premi\u00e8res et pierres pr\u00e9cieuses \u00e0 une minorit\u00e9 de privil\u00e9gi\u00e9s) qu&#8217;il est &#8221; un pays \u00e9conomiquement pauvre mais riche de sa culture &#8220;.<br \/>\nOui, le Mali est asphyxi\u00e9 par la dette ext\u00e9rieure. En 1980, la dette ext\u00e9rieure des pays en voie de d\u00e9veloppement \u00e9tait de 586,7 milliards de dollars. Ce montant a atteint 2527,5 milliards de dollars US en 2000. Notre sous-r\u00e9gion, l&#8217;Afrique subsaharienne, est la plus touch\u00e9e par le surendettement. Sa dette est pass\u00e9e de 60 milliards de dollars en 1980 \u00e0 plus de 206 milliards de dollars en 2000. Le service de sa dette a donc doubl\u00e9, passant de 6,7 milliards de dollars \u00e0 14,6 milliards de dollars dans le m\u00eame temps.<\/p>\n<p><strong>Le Mali a connu 4 grandes \u00e9tapes d&#8217;endettement<br \/>\n<\/strong>De 1960 \u00e0 1969, un endettement essentiellement bilat\u00e9ral constitu\u00e9 des emprunts contract\u00e9s en faveur des soci\u00e9t\u00e9s et entreprises publiques que le pays venait de cr\u00e9er au lendemain de l&#8217;ind\u00e9pendance. Ces emprunts \u00e9taient assortis de taux d&#8217;int\u00e9r\u00eats bas, remboursables \u00e0 long terme.<br \/>\nDe 1970 \u00e0 1973, un endettement aupr\u00e8s des Institutions Financi\u00e8res Internationales, notamment la Banque Mondiale, pour soutenir la politique de d\u00e9veloppement du pays. <br \/>\nEn 1973, c&#8217;est le premier choc p\u00e9trolier, le prix de l&#8217;or noir est multipli\u00e9 par 4, ce qui gr\u00e8ve le budget de nos Etats. Ces derniers, pour faire face aux imp\u00e9ratifs du d\u00e9veloppement et assurer leur fonctionnement, se pr\u00e9cipitent sur les p\u00e9trodollars.<br \/>\nDe 1980 \u00e0 nos jours, les Etats Unis imposent une nouvelle politique mon\u00e9tariste et rel\u00e8vent tr\u00e8s fortement le taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat. Donc, les taux augmentent selon le cours du dollar et, avec eux, le pourcentage \u00e0 payer. Au m\u00eame moment, nous assistons \u00e0 la chute du prix des mati\u00e8res premi\u00e8res qui sont pour nous sources de recettes sur le march\u00e9 mondial, donc les montants de la dette ext\u00e9rieure ne font qu&#8217;augmenter. Comme solution, les grandes puissances imposent les Programmes d&#8217;Ajustement Structurel, avec leurs conditions : privatisation et retrait de l&#8217;Etat des services sociaux de base (\u00e9ducation, sant\u00e9, \u00e9nergie etc.). <\/p>\n<p><strong>Les m\u00e9diocres r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9cole malienne<br \/>\n<\/strong><br \/>\nConcernant l&#8217;\u00e9ducation au Mali, sachez tout d&#8217;abord que le syst\u00e8me \u00e9ducatif dans cette partie du globe est l&#8217;un des moins performants au monde. C&#8217;est triste mais c&#8217;est ainsi : pr\u00e8s de 70 % de la population n&#8217;est pas instruite. L&#8217;enseignement fondamental enregistre pour le premier cycle un taux brut de scolarisation de 55,6 % en 1999 (46 % pour les filles). En effet, scolariser une fille au Mali rel\u00e8ve de la prouesse car il faut aujourd&#8217;hui encore sensibiliser, convaincre les parents ou les tuteurs responsables qui ne voient pas cela d&#8217;un bon \u0153il. Il est \u00e0 noter \u00e9galement que le taux de scolarisation est plus faible en milieu rural qu&#8217;en milieu urbain. Les redoublements sont tr\u00e8s accentu\u00e9s et les in\u00e9galit\u00e9s entre filles et gar\u00e7ons s&#8217;accroissent au fur et \u00e0 mesure qu&#8217;on avance vers les \u00e9tudes sup\u00e9rieures.<br \/>\nLe montant des d\u00e9penses allou\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation varie dans une proportion de 1 \u00e0 15 entre le groupe des tr\u00e8s pauvres et celui des non pauvres. Entre pauvres et tr\u00e8s pauvres, la proportion est de 1 \u00e0 2. En revanche, d\u00e8s que l&#8217;on passe le seuil de pauvret\u00e9, les d\u00e9penses d&#8217;\u00e9ducation sont multipli\u00e9es par plus de 9. Ainsi donc, la qualit\u00e9 de l&#8217;\u00e9ducation est tr\u00e8s faible car il y a p\u00e9nurie de ressources humaines. Le personnel recrut\u00e9 est peu qualifi\u00e9, le nombre d&#8217;heures d&#8217;enseignement effectif est faible et les salles de classes sont bond\u00e9es. Parmi les facteurs qui expliquent la faiblesse des indicateurs de l&#8217;\u00e9ducation nous pouvons citer le milieu de r\u00e9sidence, le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 des \u00e9tudes, l&#8217;\u00e9loignement des \u00e9coles, le besoin de main d&#8217;\u0153uvre au moment des activit\u00e9s agricoles, la perception n\u00e9gative de l&#8217;utilit\u00e9 de l&#8217;\u00e9cole, etc.<\/p>\n<p><strong>Des investissements inefficaces dans l&#8217;\u00e9ducation de base &#8230; au d\u00e9triment du secondaire et du sup\u00e9rieur<br \/>\n<\/strong><br \/>\nCes derni\u00e8res ann\u00e9es, nous avons pu constater une \u00e9volution sensible des investissements dans le secteur \u00e9ducatif. Les d\u00e9penses allou\u00e9es \u00e0 ce secteur sont ainsi pass\u00e9es de 19 milliards 646  millions de francs CFA en 1992 \u00e0 plus de 50 milliards en 1998, donc, en l&#8217;espace de 7 ans, ces d\u00e9penses ont doubl\u00e9. Mais ce qu&#8217;il faudrait surtout comprendre ici, c&#8217;est que la volont\u00e9 du gouvernement de faire de l&#8217;\u00e9ducation de base une priorit\u00e9 (car il s&#8217;agit bien l\u00e0 de l&#8217;\u00e9ducation de base) lui a \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9e par la nature des financements. En r\u00e9alit\u00e9, si l&#8217;\u00e9ducation de base a fait l&#8217;objet d&#8217;une attention toute particuli\u00e8re de l&#8217;Etat malien et de ses &#8220;partenaires&#8221; techniques et financiers, cela s&#8217;est fait au d\u00e9triment de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur. Cette strat\u00e9gie vise, selon eux, \u00e0 scolariser un grand nombre d&#8217;enfants issus de familles d\u00e9favoris\u00e9es. C&#8217;est ainsi que l&#8217;\u00e9ducation de base re\u00e7oit 59 % des budgets de l&#8217;\u00e9ducation, le secondaire g\u00e9n\u00e9ral 16 %, le secondaire technique et professionnel 10 % et le sup\u00e9rieur 15 %. En outre, il convient de signaler qu&#8217;au Mali ce sont l&#8217;Etat, les Associations de Parents d&#8217;\u00e9l\u00e8ves, les communaut\u00e9s, les comit\u00e9s locaux de d\u00e9veloppement, les municipalit\u00e9s et les promoteurs priv\u00e9s qui constituent les principales sources int\u00e9rieures de financement de l&#8217;\u00e9ducation. Pour les sources ext\u00e9rieures, 50 % proviennent de la coop\u00e9ration bilat\u00e9rale (les aides les plus r\u00e9centes proviennent de France, du Canada, de l&#8217;USAID, de Norv\u00e8ge et du Japon). La part de l&#8217;aide multilat\u00e9rale repr\u00e9sente 35,8 % (parmi les institutions qui financent l&#8217;\u00e9ducation au Mali, il faut citer la Banque Mondiale, la BID, l&#8217;UNICEF, le FAD, le FED, l&#8217;UNESCO). Le reste, soit  6,2 %, est fourni par les ONG. <br \/>\nLe taux net de scolarisation au Mali, bien que culminant \u00e0 38,2 % en 1997\/98, reste en de\u00e7\u00e0 de la scolarisation universelle. Et l&#8217;\u00e9cart se maintient entre la scolarisation des gar\u00e7ons et celle des filles. On peut donc en d\u00e9duire que les dettes contract\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le domaine de l&#8217;\u00e9ducation n&#8217;ont aid\u00e9 \u00e0 relever le secteur \u00e9ducatif que tr\u00e8s faiblement.<br \/>\nIl est important de noter que trop peu des enseignants du primaire sont qualifi\u00e9s. On assiste de plus en plus \u00e0 la mise en \u0153uvre de la politique de vacatariat (contrats p\u00e9riodiques) et de volontariat. Cette politique nuit \u00e0 la qualit\u00e9 de l&#8217;enseignement si des mesures s\u00e9rieuses d&#8217;accompagnement ne sont pas mises en \u0153uvre. Parmi les nombreux probl\u00e8mes qui ont entrav\u00e9 le d\u00e9veloppement du syst\u00e8me \u00e9ducatif au Mali, les plus durs ont \u00e9t\u00e9 et demeurent encore les conditions que nous imposent certains  &#8221; partenaires techniques et financiers &#8220;.<br \/>\nPar exemple, les P.A.S. minent consid\u00e9rablement notre syst\u00e8me \u00e9ducatif. Si la double vacation (NDLR : faute d&#8217;infrastructures d&#8217;accueil suffisantes, la moiti\u00e9 des \u00e9l\u00e8ves viennent \u00e0 l&#8217;\u00e9cole le matin, l&#8217;autre l&#8217;apr\u00e8s-midi) a augment\u00e9 le taux de scolarisation, elle a en revanche d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 la qualit\u00e9 de l&#8217;enseignement. Les horaires journaliers et hebdomadaires de cours ont en effet diminu\u00e9 et, sur le plan social, certaines conditions ont provoqu\u00e9 le m\u00e9contentement des syndicats d&#8217;enseignants, des associations et des parents d&#8217;\u00e9l\u00e8ves qui y voient un enseignement au rabais.<br \/>\nLa d\u00e9mographie du Mali, comme de nombreux pays en Afrique de l&#8217;Ouest, conna\u00eet une croissance beaucoup plus rapide que celle des infrastructures de base. Par ailleurs, le recrutement du personnel enseignant, bien que n\u00e9cessaire, demeure assujetti aux exigences des programmes d&#8217;ajustement structurel. A l&#8217;insuffisance en infrastructures et en personnel enseignant s&#8217;ajoute le manque de mobilier scolaire et de mat\u00e9riel didactique.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi un tel g\u00e2chis ?<br \/>\n<\/strong><br \/>\nEt dire qu&#8217;il y a quelques ann\u00e9es encore au Mali, gr\u00e2ce \u00e0 la politique de d\u00e9penses publiques de la premi\u00e8re r\u00e9publique, les Maliens et les Maliennes pouvaient b\u00e9n\u00e9ficier gratuitement d&#8217;un enseignement de qualit\u00e9, des fournitures, des soins de sant\u00e9, d&#8217;un internat et des bourses d&#8217;\u00e9tudes !<br \/>\nComment expliquer que le monde dit &#8220;civilis\u00e9&#8221; d&#8217;aujourd&#8217;hui prive un grand nombre d&#8217;enfants de ce minimum requis ? Bien entendu, une politique qui privil\u00e9giait l&#8217;int\u00e9r\u00eat du peuple malien ne pouvait qu&#8217;attirer au r\u00e9gime socialiste de la premi\u00e8re r\u00e9publique le courroux des analystes et observateurs lib\u00e9raux. <br \/>\nLe programme d&#8217;ajustement structurel lanc\u00e9 en 1982 a laiss\u00e9 un grand nombre de jeunes dans la rue, plusieurs travailleurs au ch\u00f4mage et les conditions de vie se sont d\u00e9t\u00e9rior\u00e9es. La Banque Mondiale et le FMI qui nous imposent depuis 20 ans les P.A.S. ont largement contribu\u00e9 \u00e0 cette mis\u00e8re qu&#8217;elles feignent \u00e0 pr\u00e9sent de d\u00e9plorer.<br \/>\nL&#8217;on ne peut parler de l&#8217;\u00e9cole malienne sans annoncer le PRODEC (Programme D\u00e9cennal pour le D\u00e9veloppement). Ce programme viserait l&#8217;am\u00e9lioration des conditions de vie et de travail des enseignants, des \u00e9l\u00e8ves et des \u00e9tudiants. Une fois encore l&#8217;\u0153uvre de la Banque Mondiale, qui l&#8217;a impos\u00e9 et bien entendu le finance. Le PRODEC est donc pr\u00e9sent\u00e9 au commun des mortels comme une strat\u00e9gie de sortie de crise dont l&#8217;\u00e9cole malienne aurait besoin. Mais en fait, il n&#8217;en est rien.<\/p>\n<p>Maintenant que cette communication touche \u00e0 sa fin,  je souhaite soumettre quelques questions  \u00e0 votre r\u00e9flexion.<strong>\t<br \/>\n<\/strong>Jusqu&#8217;\u00e0 quand les pays du sud devront-ils continuer \u00e0 payer une dette contestable moralement et juridiquement ?<br \/>\nSachant que la dette est un obstacle majeur au d\u00e9veloppement des pays du sud, pourquoi ne pas alors pourchasser les vrais terroristes ?<br \/>\nDans quelle mesure les d\u00e9clarations officielles et les engagements pris lors des sommets parviennent-ils \u00e0 se concr\u00e9tiser ? <br \/>\nLes moyens utilis\u00e9s pour atteindre le grand public et r\u00e9aliser les objectifs d\u00e9clar\u00e9s ont-ils prouv\u00e9 leur efficacit\u00e9 ?<br \/>\nL&#8217;initiative PPTE, qui marginalise certains pays du sud, est-elle r\u00e9ellement une voie de sortie, lorsqu&#8217;on sait que les politiques mises en \u0153uvres sont dict\u00e9es par les cr\u00e9anciers ?<br \/>\nLes programmes d&#8217;ajustement structurel ne constituent-ils pas un moyen pour les institutions financi\u00e8res internationales d&#8217;asseoir plus solidement et plus durablement leur domination sur les pays du sud ?<br \/>\nLa dette, qui handicape consid\u00e9rablement certains des pays les plus pauvres de la plan\u00e8te, ne refl\u00e8te-t-elle pas le manque de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 des pays donateurs ?<\/p>\n<p>Texte \u00e9tabli sur base d&#8217;une communication faite \u00e0 Bruxelles en novembre 2002<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le peuple malien aspire \u00e0 une \u00e9cole neuve, \u00e0 l&#8217;abri des malversations des institutions financi\u00e8res qui n&#8217;ont contribu\u00e9 qu&#8217;\u00e0 la d\u00e9t\u00e9riorer davantage. Car ce sont bien les programmes d&#8217;ajustement qui, durant deux d\u00e9cennies, l&#8217;ont d\u00e9pouill\u00e9e du peu qu&#8217;elle poss\u00e9dait : un salaire d\u00e9cent pour les enseignants, des bourses d&#8217;\u00e9tudes, des infrastructures, des fournitures\u2026 Avec certitude, on peut affirmer que les Plans d&#8217;Ajustement Structurel impos\u00e9s par la Banque Mondiale sont synonymes de privatisation et d&#8217;exclusion. Face \u00e0 eux, l&#8217;Afrique perd ses rep\u00e8res sans parvenir \u00e0 r\u00e9gler ses probl\u00e8mes les plus urgents. Les P.A.S. ont fragilis\u00e9 nos politiques par des r\u00e9formes \u00e9conomiques inopportunes \u00e0 tel point que le pays s&#8217;enlise dans un sable mouvant. 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