{"id":30,"date":"1996-02-10T00:00:00","date_gmt":"1996-02-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=30"},"modified":"2017-02-24T21:28:32","modified_gmt":"2017-02-24T20:28:32","slug":"lecole-en-peril","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/1996\/02\/10\/lecole-en-peril\/","title":{"rendered":"L&#8217;\u00e9cole en p\u00e9ril"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Les acquis de trente ann\u00e9es de d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement en Belgique sont mis en p\u00e9ril par la succession de r\u00e9formes et de mesures d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 : diminution de l&#8217;emploi et de l&#8217;encadrement, autonomie administrative et financi\u00e8re, fusions d&#8217;\u00e9coles, suppression d&#8217;orientations et d&#8217;options, numerus clausus dans l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur, renforcement de la s\u00e9lection sous pr\u00e9texte de lutte contre l&#8217;\u00e9chec scolaire, partenariat avec les entreprises priv\u00e9es dans l&#8217;enseignement technique et professionnel.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9formes ne sont pas seulement d&#8217;inspiration budg\u00e9taire. On ne saurait davantage incriminer une pr\u00e9tendue incapacit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de la classe politique. D&#8217;Onkelinx \u00e0 Van den Bossche, on retrouve une m\u00eame politique \u00e9ducative, claire et coh\u00e9rente, une volont\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e d&#8217;enterrer le processus de d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, promouvoir l&#8217;\u00e9cole d\u00e9mocratique, c&#8217;est choisir une soci\u00e9t\u00e9 dont les priorit\u00e9s ne soient pas dict\u00e9es par les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques d&#8217;une minorit\u00e9, mais par le souci du bien \u00eatre et de l&#8217;\u00e9mancipation sociale, politique et culturelle de tous.<\/p>\n<h2>L&#8217;\u00e9cole dans la crise<\/h2>\n<p><strong>1. Les origines de la d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement<\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement n&#8217;est pas tomb\u00e9e du ciel. Elle trouva son origine, apr\u00e8s la IIe Guerre mondiale, dans une p\u00e9riode de forte croissance \u00e9conomique et d&#8217;\u00e9l\u00e9vation g\u00e9n\u00e9rale du niveau de qualification des emplois dans l&#8217;industrie et dans les services. Les employeurs r\u00e9clamaient des travailleurs et des consommateurs toujours plus form\u00e9s. On les leur fournit en ouvrant l&#8217;\u00e9cole secondaire aux enfants de toutes origines sociales. En 1956, moins d&#8217;un tiers des jeunes Belges poursuivaient des \u00e9tudes jusqu&#8217;\u00e0 17 ans. Ils \u00e9taient deux tiers \u00e0 la fin des ann\u00e9es 70.<\/p>\n<p><strong>2. Le co\u00fbt de la d\u00e9mocratisation<\/strong><\/p>\n<p>Le co\u00fbt de cette d\u00e9mocratisation fut consid\u00e9rable. En 1960, les d\u00e9penses d&#8217;enseignement repr\u00e9sentaient seulement 3,2% du produit national brut de la Belgique. Quinze ans plus tard, elles \u00e9taient parvenues \u00e0 6,1% du PNB. A l&#8217;\u00e9poque, on n&#8217;entendit gu\u00e8re de voix protester contre cette croissance fulgurante des frais d&#8217;\u00e9ducation. Certes, l&#8217;Etat ne connaissait pas encore les difficult\u00e9s budg\u00e9taires actuelles. Mais ce qui a v\u00e9ritablement d\u00e9termin\u00e9 des d\u00e9penses aussi consid\u00e9rables, c&#8217;\u00e9tait l&#8217;importance strat\u00e9gique que les milieux \u00e9conomiques accordaient \u00e0 l&#8217;\u00e9l\u00e9vation du niveau g\u00e9n\u00e9ral de formation dela population.<\/p>\n<p><strong>3. La crise \u00e9conomique et la fin de la d\u00e9mocratisation<\/strong><\/p>\n<p>La crise \u00e9conomique et budg\u00e9taire qui \u00e9clata au milieu des ann\u00e9es 70, mit un terme brutal \u00e0 ce progr\u00e8s. L&#8217;heure fut d&#8217;abord aux \u00e9conomies, rien qu&#8217;aux \u00e9conomies, sans qu&#8217;on remette en cause tout de suite les id\u00e9es de d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement. Mais quand on comprit que les temps meilleurs n&#8217;arriveraient pas, que cette crise serait de longue dur\u00e9e et qu&#8217;on s&#8217;installait pour longtemps avec 2 ou 3 millions de ch\u00f4meurs et de \u00ab petits boulots \u00bb ne n\u00e9cessitant gu\u00e8re de qualification, alors on se mit \u00e0 prendre des d\u00e9cisions \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>Le consensus a \u00e9clat\u00e9. Une partie de ceux qui, de 45 \u00e0 75, avaient r\u00e9clam\u00e9 \u00ab l&#8217;\u00e9cole des chances \u00e9gales pour tous \u00bb reconnaissent aujourd&#8217;hui, \u00e0 l&#8217;image de la Kredietbank, n&#8217;y avoir vu qu&#8217;un \u00ab investissement permettant aux pouvoirs publics de favoriser l&#8217;expansion \u00e9conomique \u00bb . Le r\u00eave d&#8217;amener une g\u00e9n\u00e9ration enti\u00e8re au niveau des humanit\u00e9s, s&#8217;efface devant le retour en force du pragmatisme \u00e9conomique et affairiste.<\/p>\n<p><strong>4. La communautarisation<\/strong><\/p>\n<p>La fa\u00e7on dont fut organis\u00e9e la communautarisation de l&#8217;enseignement marqua cette rupture radicale. Elle a enferm\u00e9 l&#8217;\u00e9cole dans un corset budg\u00e9taire muni d&#8217;un dispositif de serrage automatique. Les dotations pour l&#8217;enseignement n&#8217;\u00e9voluent qu&#8217;en fonction de la population de moins de 18 ans et de l&#8217;index. Rien n&#8217;est pr\u00e9vu pour autoriser la moindre croissance de l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;enseignement au-del\u00e0 de 18 ans ni pour accorder la plus petite augmentation salariale aux enseignants. Aujourd&#8217;hui, les ministres de l&#8217;Education n&#8217;ont m\u00eame plus \u00e0 faire preuve du \u00ab courage politique d&#8217;assainir \u00bb; la cure d&#8217;amaigrissement est comme impos\u00e9e par les m\u00e9canismes du carcan budg\u00e9taire.<\/p>\n<p><strong>5. La nouvelle vision sur l&#8217;\u00e9cole<\/strong><\/p>\n<p>A peu pr\u00e8s en m\u00eame temps, l&#8217;\u00e9cole est devenue la cible de toutes les critiques. Patronat, milieux universitaires et politiques incriminent en choeur l&#8217;inefficacit\u00e9, l&#8217;inadaptation et les \u00ab gaspillages ph\u00e9nom\u00e9naux \u00bb de notre syst\u00e8me \u00e9ducatif. Plong\u00e9 dans une crise \u00e9conomique sans pr\u00e9c\u00e9dent, le monde de l&#8217;industrie et de la finance r\u00e9clame un enseignement qui soit \u00e0 la fois bon march\u00e9 et parfaitement adapt\u00e9 aux besoins d&#8217;une guerre \u00e9conomique internationale sans merci. Ici, qualit\u00e9 et excellence signifient : flexibilit\u00e9 du syst\u00e8me scolaire, diversit\u00e9 et adaptabilit\u00e9 de la main d&#8217;oeuvre, formation aux nouvelles technologies. Pour atteindre ces objectifs sans gonfler les budgets, l&#8217;\u00e9cole sera organis\u00e9e en entit\u00e9s plus grandes, plus sp\u00e9cialis\u00e9es, plus autonomes et plus s\u00e9lectives.<\/p>\n<p>&#8211;<\/p>\n<h2>Autonomie : panac\u00e9e ou poison ?<\/h2>\n<p><strong>6. L&#8217;autonomie pour poursuivre l&#8217;aust\u00e9rit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;autonomie des \u00e9coles, du moins au sens o\u00f9 l&#8217;entendent nos ministres, ainsi d&#8217;ailleurs que tout le processus de d\u00e9r\u00e9gulation, poursuit ce double objectif : r\u00e9duire les d\u00e9penses tout en am\u00e9liorant la r\u00e9ponse de l&#8217;enseignement aux attentes des entreprises.<\/p>\n<p>Le financement par enveloppes et les diff\u00e9rentes formes d&#8217;autonomie de gestion permettent de poursuivre les \u00e9conomies, mais en les ciblant au mieux, en les adaptant \u00e0 la situation sp\u00e9cifique de chaque r\u00e9seau, de chaque option, de chaque \u00e9cole. En m\u00eame temps, le d\u00e9mant\u00e8lement des droits statutaires, la mise hors-jeu des organisations syndicales, la division du front uni des enseignants en une multitude de fronts sur une multitude de combats isol\u00e9s tout cela permet de briser plus facilement les r\u00e9sistances.<\/p>\n<p><strong>7. Une \u00e9cole flexible pour un march\u00e9 de l&#8217;emploi flexible<\/strong><\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me objectif est de rendre le syst\u00e8me \u00e9ducatif plus flexible, afin qu&#8217;il s&#8217;adapte plus rapidement aux mutations \u00e9conomiques et qu&#8217;il soit contraint de d\u00e9velopper des formes de partenariat avec les entreprises : enseignement \u00e0 horaire partag\u00e9, pr\u00e9sence de repr\u00e9sentants patronaux dans les P.O., fourniture de mat\u00e9riel et autres formes de sponsorisation par les entreprises.<\/p>\n<p><strong>8. Au nom de l&#8217;emploi ?<\/strong><\/p>\n<p>Cette \u00e9cole mieux adapt\u00e9e aux attentes des entreprises sera, nous assure-t-on, une arme contre le ch\u00f4mage. Pourtant, ce n&#8217;est pas l&#8217;enseignement qui cr\u00e9e des emplois. Tout au plus, l&#8217;\u00e9cole peut-elle armer les jeunes en vue de la bataille pour leur emploi. Si tous les jeunes re\u00e7oivent une formation qui r\u00e9ponde mieux aux attentes patronales, alors le seul b\u00e9n\u00e9ficiaire de l&#8217;op\u00e9ration sera l&#8217;employeur, qui trouvera une main d&#8217;oeuvre directement exploitable et abondante, donc bon march\u00e9.<\/p>\n<p><strong>9. Les dangers de l&#8217;autonomie<\/strong><\/p>\n<p>Dans ces conditions, combien d&#8217;\u00e9coles pourront r\u00e9sister aux pressions incessantes qui \u00e9maneront des milieux \u00e9conomiques ? Pressions visant \u00e0 \u00e9liminer des programmes tout ce qui n&#8217;est pas directement exploitable en termes de productivit\u00e9; tout ce qui vise \u00e0 former des jeunes capables de r\u00e9fl\u00e9chir avec leur propre t\u00eate et non des ex\u00e9cutants dociles.<\/p>\n<p>Qui plus est, l&#8217;autonomie, qu&#8217;elle soit budg\u00e9taire, administrative ou p\u00e9dagogique, provoquera la dualisation \u00e0 outrance du syst\u00e8me \u00e9ducatf. Elle renforcera une tendance d\u00e9j\u00e0 fortement pr\u00e9sente : l&#8217;\u00e9closion, c\u00f4te \u00e0 c\u00f4t\u00e9, d&#8217;\u00e9coles d&#8217;\u00e9lite r\u00e9serv\u00e9es aux enfants des classes privil\u00e9gi\u00e9es, et d&#8217;\u00e9coles-poubelles pour les enfants du peuple.<\/p>\n<p>L&#8217;autonomie renforce \u00e9galement la concurrence entre \u00e9coles. Elle transforme le p\u00e9dagogue en d\u00e9marcheur, l&#8217;\u00e9ducateur en publiciste.<\/p>\n<p><strong>10. Le mythe de l&#8217;autonomie p\u00e9dagogique<\/strong><\/p>\n<p>Certains enseignants estiment pourtant, de bonne foi, qu&#8217;une \u00e9cole autonome leur permettra de faire du meilleur travail p\u00e9dagogique. Ils se trompent, pour trois raisons. 1. Leurs conditions de travail se seront tellement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9es que beaucoup de leurs projets resteront lettre morte. 2. La d\u00e9pendance du minist\u00e8re aura fait place \u00e0 une d\u00e9pendance, plus forte encore, vis-\u00e0-vis des entreprises, des notables, des associations de parents, etc. 3. Seule une politique \u00e9ducative centralis\u00e9e permet de r\u00e9pondre aux besoins de la grande masse des \u00e9l\u00e8ves : le r\u00e9nov\u00e9 aurait-il exist\u00e9 s&#8217;il n&#8217;avait pas \u00e9t\u00e9 impos\u00e9 par en haut ?<\/p>\n<p>&#8211;<\/p>\n<h2>Refinancement et unit\u00e9<\/h2>\n<p><strong>11. Il faut \u00ab refinancer \u00bb l&#8217;enseignement<\/strong><\/p>\n<p>Un nouveau slogan est n\u00e9 dans la lutte de 1990 en Communaut\u00e9 fran\u00e7aise : \u00ab refinancement de l&#8217;enseignement \u00bb. Il exprime simplement le d\u00e9sir de voir notre soci\u00e9t\u00e9 investir davantage de moyens pour l&#8217;\u00e9ducation de ses enfants. L&#8217;enseignement est un droit d\u00e9mocratique fondamental, pas un investissement financier qui peut varier selon les besoins du march\u00e9 et les d\u00e9sirs du patronat.<\/p>\n<p>Pour ramener les d\u00e9penses publiques belges d&#8217;enseignement \u00e0 leur niveau relatif de 1980, il faudrait les augmenter d&#8217;un peu plus d&#8217;un pourcent de PNB, soit quelques 100 milliards FB. A ce prix, on pourra investir dans le fondamental, r\u00e9introduire, dans le secondaire, les conditions de travail qui pr\u00e9valaient au plus fort du \u00ab r\u00e9nov\u00e9 \u00bb et poursuivre la d\u00e9mocratisation de l&#8217;acc\u00e8s au sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p><strong>12. Un choix de soci\u00e9t\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>100 milliards Requ\u00eate irresponsable ? A l&#8217;\u00e9chelle de la Nation, c&#8217;est une question de choix, non de moyens. Car la Nation est riche : ses m\u00e9nages poss\u00e8dent un portefeuille de 29.000 milliards; ses entreprises r\u00e9alisent des b\u00e9n\u00e9fices qui se chiffrent \u00e0 900 milliards l&#8217;an; l&#8217;ensemble des int\u00e9r\u00eats et des dividendes pay\u00e9s \u00e0 ses citoyens par l&#8217;Etat, par les banques et par les entreprises s&#8217;\u00e9l\u00e8ve annuellement \u00e0 1.300 milliards : trois fois les budgets d&#8217;\u00e9ducation des trois communaut\u00e9s de Belgique.<\/p>\n<p>Par plus de justice fiscale, le refinancement de l&#8217;enseignement est possible. A cet \u00e9gard, le chantage \u00e0 la fraude ou \u00e0 la fuite de capitaux ne peut \u00eatre admis. D&#8217;abord parce que c&#8217;est un chantage. Mais surtout parce que les moyens existent de le combattre. L&#8217;Administrateur g\u00e9n\u00e9ral des Imp\u00f4ts lui-m\u00eame vient de le reconna\u00eetre.<\/p>\n<p><strong>13. Indispensable unit\u00e9 Nord-Sud<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;obstacle majeur au refinancement de l&#8217;enseignement est ailleurs. La communautarisation n&#8217;a pas seulement impos\u00e9 l&#8217;aust\u00e9rit\u00e9, elle n&#8217;a pas seulement \u00e9t\u00e9 le premier embryon de \u00ab d\u00e9centralisation \u00bb sur la voie de l&#8217;autonomie, elle n&#8217;a pas seulement fourni le cadre id\u00e9al aux r\u00e9formes actuelles. La communautarisation a aussi divis\u00e9 les enseignants et les \u00e9tudiants.<\/p>\n<p>Cette division est catastrophique. Le refinancement ne pourra en effet venir que du niveau f\u00e9d\u00e9ral; lui seul a le pouvoir de mettre en oeuvre des mesures fiscales comme l&#8217;imp\u00f4t sur la fortune ou une modification de l&#8217;imp\u00f4t des soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>Les dirigeants politiques francophones feignent l&#8217;impuissance; leurs partis sont pourtant au gouvernement f\u00e9d\u00e9ral et ils ont vot\u00e9 la loi de financement des communaut\u00e9s. Les dirigeants politiques flamands, eux, menacent de f\u00e9d\u00e9raliser la S\u00e9curit\u00e9 sociale. Face \u00e0 l&#8217;hypocrisie des uns et \u00e0 la surench\u00e8re nationaliste des autres, r\u00e9unissons-nous ! Seul un combat commun, des enseignants et des \u00e9tudiants, flamands et francophones, s&#8217;appuyant sur une large solidarit\u00e9 r\u00e9ciproque avec l&#8217;ensemble des travailleurs, pourra arracher ce que nous r\u00e9clamons : une fiscalit\u00e9 plus juste, pour financer une \u00e9cole plus d\u00e9mocratique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les acquis de trente ann\u00e9es de d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement en Belgique sont mis en p\u00e9ril par la succession de r\u00e9formes et de mesures d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 : diminution de l&#8217;emploi et de l&#8217;encadrement, autonomie administrative et financi\u00e8re, fusions d&#8217;\u00e9coles, suppression d&#8217;orientations et d&#8217;options, numerus clausus dans l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur, renforcement de la s\u00e9lection sous pr\u00e9texte de lutte contre l&#8217;\u00e9chec scolaire, partenariat avec les entreprises priv\u00e9es dans l&#8217;enseignement technique et professionnel.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9formes ne sont pas seulement d&#8217;inspiration budg\u00e9taire. On ne saurait davantage incriminer une pr\u00e9tendue incapacit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de la classe politique. D&#8217;Onkelinx \u00e0 Van den Bossche, on retrouve une m\u00eame politique \u00e9ducative, claire et coh\u00e9rente, une volont\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e d&#8217;enterrer le processus de d\u00e9mocratisation de l&#8217;enseignement.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, promouvoir l&#8217;\u00e9cole d\u00e9mocratique, c&#8217;est choisir une soci\u00e9t\u00e9 dont les priorit\u00e9s ne soient pas dict\u00e9es par les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques d&#8217;une minorit\u00e9, mais par le souci du bien \u00eatre et de l&#8217;\u00e9mancipation sociale, politique et culturelle de tous.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":7966,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-30","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7966"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}