{"id":288,"date":"2004-11-12T16:04:29","date_gmt":"2004-11-12T15:04:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=288"},"modified":"2017-02-20T12:16:54","modified_gmt":"2017-02-20T11:16:54","slug":"adapter-lecole-pour-creer-des-emplois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/2004\/11\/12\/adapter-lecole-pour-creer-des-emplois\/","title":{"rendered":"Adapter l&#8217;\u00e9cole pour cr\u00e9er des emplois ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">S&#8217;il y a une convergence entre les accords de gouvernement Flamands et Francophones (voir notre <a href=\"199\">dossier<\/a>), c&#8217;est bien celle qui consiste \u00e0 \u00e9tablir plus de liens entre le monde de l&#8217;\u00e9cole et celui de l&#8217;entreprise. Et dans les deux cas, la justification est \u00e9galement la m\u00eame : l&#8217;emploi. Ainsi, il existerait des emplois non occup\u00e9s et une des causes serait un \u00ab manque r\u00e9el de personnes qualifi\u00e9es \u00bb. Pour rem\u00e9dier \u00e0 cette situation, il faudrait que \u00ab l&#8217;offre de formation et d&#8217;enseignement qualifiant soit mieux adapt\u00e9e aux r\u00e9alit\u00e9s du march\u00e9 de l&#8217;emploi \u00bb. Il s&#8217;agit donc \u00ab d&#8217;augmenter leur attractivit\u00e9 et d&#8217;\u00eatre davantage en contact avec le monde du travail \u00bb. Dans le sup\u00e9rieur, il faudra \u00ab renforcer la sensibilisation \u00e0 l&#8217;entreprenariat \u00bb (1)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-287\" src=\"http:\/\/www.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2004\/11\/arton206.jpg\" width=\"144\" height=\"217\" \/><\/p>\n<p>Nous expliquons ailleurs dans ce dossier tout le mal que nous pensons de cette orientation pour des raisons politiques et id\u00e9ologiques. Mais peut-on au moins lui accorder la vertu qu&#8217;on lui pr\u00eate, c\u00e0d celle d&#8217;\u00eatre source de cr\u00e9ation d&#8217;emplois ? Dit autrement, une \u00e9cole mieux adapt\u00e9e aux attentes patronales permettrait-elle de lutter contre le ch\u00f4mage ?<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse \u00e0 cette question n\u00e9cessite de faire la distinction entre le niveau individuel et le niveau collectif. Au niveau individuel, la question ne souffre pas de discussion : si je choisis une formation plus adapt\u00e9e aux demandes des employeurs que mon voisin, oui, j&#8217;augmente mes chances par rapport \u00e0 lui de trouver un emploi, c&#8217;est \u00e9vident. Je lutte donc contre \u00ab mon \u00bb ch\u00f4mage. Mais au niveau collectif &#8211; et c&#8217;est bien l\u00e0 le niveau de responsabilit\u00e9 de nos d\u00e9cideurs politiques &#8211; la question m\u00e9rite un peu plus d&#8217;attention.<\/p>\n<p>Rappelons tout d&#8217;abord cette \u00e9vidence : on n&#8217;a jamais vu un patron engager quelqu&#8217;un quand il n&#8217;en n&#8217;avait pas besoin. Munis de cette observation incontestable, focalisons notre attention sur une situation concr\u00e8te (bien que due \u00e0 la pure imagination de l&#8217;auteur de ces lignes). Albert est patron d&#8217;un pizzeria. Ses affaires marchent bien et il a besoin d&#8217;un pizzaiolo suppl\u00e9mentaire. Jos\u00e9 et Arthur sont au ch\u00f4mage (ou sortent de l&#8217;\u00e9cole) et posent leur candidature. Qui Albert va-t-il engager ? Envisageons trois hypoth\u00e8ses :<\/p>\n<p><strong>1\u00e8re hypoth\u00e8se :<\/strong> Jos\u00e9 a suivi une formation de pizzaiolo dans une \u00e9cole r\u00e9put\u00e9e, \u00e9quip\u00e9e de fours \u00e0 pizzas modernes et dont les enseignants se sont renseign\u00e9s sur les besoins pr\u00e9cis d&#8217;une pizzeria  au d\u00e9but du 21\u00e8me si\u00e8cle. De plus, Jos\u00e9 a pu effectuer des stages dans plusieurs pizzerias de renom. Arthur lui n&#8217;a pas appris \u00e0 cuire de pizzas ou il a fr\u00e9quent\u00e9 une \u00e9cole mal \u00e9quip\u00e9e et n&#8217;a pas trouv\u00e9 de place pour un stage. Dans ce cas, le choix d&#8217;Albert sera bien s\u00fbr vite fait : il engagera Jos\u00e9.<\/p>\n<p><strong>2\u00e8me hypoth\u00e8se :<\/strong> Jos\u00e9 et Arthur ont tous les deux suivis une formation dans l&#8217;\u00e9cole attribu\u00e9e ci-dessus au seul Jos\u00e9. Albert les engagera-t-il tous les deux ? Non \u00e9videmment. Lequel alors ? Albert peut choisir un crit\u00e8re objectif (celui qui a envoy\u00e9 le premier son CV ou celui qui a obtenu le plus de points) ou subjectif (la t\u00eate du client). Mais quoi qu&#8217;il en soit, un seul des deux sera engag\u00e9. Et si Albert a vraiment le \u00ab sens des affaires \u00bb, que fera-t-il ? Il dira qu&#8217;il faut travailler le samedi soir, mais aussi le dimanche et que ces heures ne seront pas mieux pay\u00e9es qu&#8217;en semaine. Qu&#8217;en p\u00e9riode d&#8217;affluence, il faudra faire des heures suppl\u00e9mentaires mais pas pay\u00e9es comme telles et il fera ainsi monter les \u00ab ench\u00e8res \u00bb. Finalement, il engagera celui qui accepte le plus de se mettre \u00e0 plat ventre, notamment aussi d&#8217;un point de vue salarial (mettons Jos\u00e9). Qui y aura le plus gagn\u00e9, Albert, Jos\u00e9 ou Arthur ? Je vous laisse juge &#8230;<\/p>\n<p><strong>3\u00e8me hypoth\u00e8se :<\/strong> Ni Jos\u00e9 ni Arthur n&#8217;ont re\u00e7u une formation sp\u00e9cifique de pizzaiolo. C&#8217;est bien simple, une telle formation n&#8217;existe pas. Albert renoncera-t-il \u00e0 engager quelqu&#8217;un ? C&#8217;est tr\u00e8s peu probable vu que s&#8217;il \u00ab offre \u00bb un emploi, c&#8217;est qu&#8217;il estime que son nouvel employ\u00e9 lui rapportera plus qu&#8217;il ne lui co\u00fbtera. Il engagera donc celui qu&#8217;il estime le plus \u00e0 m\u00eame de faire ce travail (mettons Arthur). Mais il faudra bien qu&#8217;il lui apprenne lui-m\u00eame \u00e0 pr\u00e9parer et \u00e0 cuire des pizzas. Au d\u00e9but, Arthur ne permettra pas d&#8217;accueillir beaucoup de convives en plus car Albert (ou un autre employ\u00e9) devra travailler avec lui pour lui apprendre le m\u00e9tier. Mais apr\u00e8s quelque temps, Arthur sera devenu un expert et la situation deviendra pour Albert la m\u00eame que dans la premi\u00e8re hypoth\u00e8se. Il aura simplement eu moins de b\u00e9n\u00e9fices pendant un certain temps.<br \/>\nComme on le voit, le bilan en terme de cr\u00e9ation d&#8217;emplois est rigoureusement le m\u00eame dans les trois cas : il ne d\u00e9pend pas de l&#8217;\u00e9cole.<\/p>\n<p>Qui profite alors d&#8217;un syst\u00e8me \u00e9ducatif adapt\u00e9 aux attentes d&#8217;Albert (patron) ? Albert et lui seul. On constate m\u00eame que si ce syst\u00e8me est trop bien adapt\u00e9 aux attentes d&#8217;Albert, Jos\u00e9 et Arthur y perdront : Jos\u00e9 travaillera dur pour un salaire tir\u00e9 vers le bas tandis qu&#8217;Arthur sera quand m\u00eame au ch\u00f4mage. Et si des fois Jos\u00e9 \u00e9tait vraiment tr\u00e8s z\u00e9l\u00e9, il pourrait m\u00eame venir \u00e0 l&#8217;id\u00e9e d&#8217;Albert de se passer d&#8217;un autre pizzaiolo (Jos\u00e9 faisant le travail pour deux). Dans ce cas, le bon niveau de qualification de Jos\u00e9 provoquerait plut\u00f4t une perte d&#8217;emploi !<\/p>\n<p>On l&#8217;aura compris, cet exemple culinaire est valable dans d&#8217;autres secteurs. Et du niveau micro-\u00e9conomique, on peut facilement g\u00e9n\u00e9raliser au niveau macro-\u00e9conomique : quelques centaines d&#8217;Albert et quelques centaines de milliers de Jos\u00e9 et autres Arthur. En conclusion, mieux adapter l&#8217;\u00e9cole aux attentes des patrons en int\u00e9grant ceux-ci dans les commissions charg\u00e9es de d\u00e9finir les programmes et autres profils de qualification cr\u00e9e-t-il de l&#8217;emploi ? La r\u00e9ponse est NON.<\/p>\n<h2>Objection Votre Honneur !<\/h2>\n<p>J&#8217;entends d&#8217;ici quelques objections : \u00ab C&#8217;est un peu simpliste \u00bb, \u00ab la conclusion est trop h\u00e2tive \u00bb, etc.<br \/>\nJe vois quatre objections possibles \u00e0 ce qui pr\u00e9c\u00e8de. Passons-les en revue.<\/p>\n<p>1. Le raisonnement ci-dessus est valable pour une pizzeria, mais quand m\u00eame pas pour une grosse bo\u00eete qui engage des ing\u00e9nieurs, des informaticiens et des ouvriers sp\u00e9cialis\u00e9s. On ne peut tout de m\u00eame pas demander au patron de les former de A \u00e0 Z.<br \/>\nR\u00e9ponse : Il n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 question de revendiquer la suppression de la formation d&#8217;ing\u00e9nieurs ou d&#8217;informaticiens. Ce que le patronat r\u00e9clame, ce ne sont pas des ing\u00e9nieurs ou des informaticiens : il en sort chaque ann\u00e9e et certains sont au ch\u00f4mage. Mais il les veut form\u00e9s \u00ab sur mesure \u00bb par rapport \u00e0 ses besoins imm\u00e9diats (li\u00e9s \u00e0 l&#8217;actualit\u00e9 technologique, mais aussi \u00e0 la conjoncture \u00e9conomique). Et si la situation change ? Si de nouvelles machines apparaissent dont le mode de fonctionnement n&#8217;est pas poss\u00e9d\u00e9 par les perles rares engag\u00e9es deux ans plus t\u00f4t ? Plut\u00f4t que de les former, il en choisira d&#8217;autres form\u00e9s sur mesure pour cette nouvelle technologie ! Il peut se le permettre tant qu&#8217;il dispose d&#8217;une \u00ab arm\u00e9e de r\u00e9serve \u00bb de travailleurs \u00ab ad\u00e9quatement \u00bb form\u00e9s et qui sont pr\u00eats \u00e0 tout pour un boulot. La deuxi\u00e8me condition lui est garantie par la crise \u00e9conomique structurelle dans laquelle le capitalisme se d\u00e9bat depuis 30 ans. Pour la premi\u00e8re condition, il attend du syst\u00e8me \u00e9ducatif qu&#8217;il alimente cette \u00ab arm\u00e9e \u00bb.<br \/>\nQuant aux ouvriers qualifi\u00e9s, l\u00e0 non plus, nous ne nous opposons pas \u00e0 la formation professionnelle. Nous disons seulement qu&#8217;elle doit intervenir apr\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de 16 ans pour permettre \u00e0 chaque futur citoyen d&#8217;acqu\u00e9rir une formation g\u00e9n\u00e9rale suffisamment pouss\u00e9e pour comprendre et agir sur le monde dans lequel il vit. <\/p>\n<p>2. Oui, mais s&#8217;il y a vraiment p\u00e9nurie dans certains secteurs, former les travailleurs ad\u00e9quatement permettrait quand m\u00eame de cr\u00e9er de l&#8217;emploi !<br \/>\nR\u00e9ponse : Quand on consulte la liste des offres d&#8217;emplois et qu&#8217;on la compare \u00e0 celle des ch\u00f4meurs (1 pour 17), on peine \u00e0 croire qu&#8217;il y a une r\u00e9elle p\u00e9nurie durable dans beaucoup de secteurs. En r\u00e9alit\u00e9, d\u00e8s que \u00ab l&#8217;arm\u00e9e de r\u00e9serve \u00bb \u00e9voqu\u00e9e ci-dessus diminue en nombre d&#8217;effectifs, le patronat du secteur concern\u00e9 tire la sonnette d&#8217;alarme car il craint de ne plus pouvoir faire \u00ab jouer la concurrence \u00bb entre travailleurs et qu&#8217;au contraire, ceux-ci ne deviennent exigeants. Evidemment, cela n&#8217;exclut pas la possibilit\u00e9 d&#8217;une p\u00e9nurie r\u00e9elle mais ponctuelle dans un secteur. <\/p>\n<p>3. Oui, mais est-on s\u00fbr que l&#8217;augmentation du nombre de travailleurs qualifi\u00e9s de mani\u00e8re pointue n&#8217;augmente pas le nombre d&#8217;emplois ? Pour reprendre nos trois protagonistes, si Jos\u00e9 et Arthur sont de tellement bons pizzaiolos, Albert ne va-t-il pas \u00eatre tent\u00e9 de les engager tous les deux ? Les pizzas de \u00ab chez Albert \u00bb seraient tellement r\u00e9put\u00e9es qu&#8217;on viendrait de loin pour en manger. Ca deviendrait alors rentable pour Albert.<br \/>\nR\u00e9ponse : Peut-\u00eatre, mais poussons le raisonnement jusqu&#8217;au bout. Si j&#8217;apprends que les pizzas de \u00ab chez Albert \u00bb sont tellement d\u00e9licieuses, je serai en effet tent\u00e9 d&#8217;y aller faire un tour plus souvent. Mais comme mon portefeuille n&#8217;est pas \u00e9lastique, je d\u00e9laisserai alors mon ancienne pizzeria favorite. Leur pizzaiolo, Jules, risque bien d&#8217;y perdre son emploi. Moralit\u00e9 : au total, il n&#8217;y aura pas eu de cr\u00e9ation nette d&#8217;emplois. Car la lutte concurrentielle d\u00e9place les emplois. Elle n&#8217;en cr\u00e9e pas.<\/p>\n<p>4. Oui, mais il faut raisonner dans le cadre de l&#8217;\u00e9conomie mondialis\u00e9e. Si \u00ab nos \u00bb travailleurs sont mieux form\u00e9s (du point de vue des patrons), ils seront des producteurs plus efficaces, donc \u00ab nos \u00bb entreprises seront plus comp\u00e9titives, donc elles gagneront des march\u00e9s, donc de l&#8217;emploi sera cr\u00e9\u00e9 ici.<br \/>\nIci, la r\u00e9ponse sera double. Premi\u00e8rement, comme progressistes, nous devons raisonner \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle du monde pour les travailleurs. A quoi bon se r\u00e9jouir de la cr\u00e9ation d&#8217;emplois ici, si c&#8217;est au d\u00e9triment de travailleurs am\u00e9ricains, japonais ou issus du Tiers Monde ? M\u00e9ritent-ils moins que nous une vie d\u00e9cente ? Pousser cette logique au bout m\u00e8ne tout simplement \u00e0 la guerre.<br \/>\nEnfin, s&#8217;il est vrai que, dans cette hypoth\u00e8se, de l&#8217;emploi peut th\u00e9oriquement \u00eatre cr\u00e9\u00e9 ici, il faut admettre que c&#8217;est bien improbable ou alors pour tr\u00e8s peu de temps. Car figurez-vous que les patrons des autres blocs \u00e9conomiques raisonnent comme les \u00ab n\u00f4tres \u00bb. Ils savent tout aussi bien qu&#8217;eux persuader \u00ab leurs \u00bb d\u00e9cideurs politiques de mettre en oeuvre les r\u00e9formes n\u00e9cessaires \u00e0 leur comp\u00e9titivit\u00e9. Et on est alors entra\u00een\u00e9 dans une spirale infernale dont les travailleurs d&#8217;ici et d&#8217;ailleurs sortent perdants.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9cole ne peut-elle donc rien faire pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me de l&#8217;emploi ? Comme nous venons de le voir, et malgr\u00e9 les litanies dont on nous abreuve, la r\u00e9ponse est : NON. En tout cas de mani\u00e8re directe. Car indirectement, elle peut peut-\u00eatre jouer un r\u00f4le. Si les travailleurs (notamment les responsables syndicaux) ne se laissent pas berner par les raisonnements caducs des patrons. S&#8217;ils savent s&#8217;organiser, \u00eatre solidaires, contre-attaquer avec des analyses s\u00e9rieuses, convaincre leurs pairs avec des raisonnements pertinents, prendre des contacts internationaux pour organiser globalement la riposte, alors les conditions seront r\u00e9unies pour s&#8217;opposer aux pertes d&#8217;emplois et peut-\u00eatre pour d\u00e9masquer cette imposture criminelle qu&#8217;est le capitalisme. Ils pourront alors commencer \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir et \u00e0 construire ensemble une autre soci\u00e9t\u00e9. Les connaissances et comp\u00e9tences n\u00e9cessaires pour cela, les travailleurs ne peuvent les acqu\u00e9rir que via l&#8217;\u00e9cole d\u00e9mocratique que nous appelons de nos voeux. Pas celle qui se prostitue devant les patrons.<\/p>\n<p><strong>Lire \u00e9galement, dans ce dossier :<\/strong><br \/>\n&#8211; <a href=\"205\">Esprit d&#8217;entreprise, es-tu l\u00e0\u00a0?<\/a>, par Philippe Schmetz<br \/>\n&#8211; <a href=\"204\">Emploi dual, \u00e9cole in\u00e9gale<\/a>, par Nico Hirtt<\/p>\n<p>(1) : Ces quatre citations sont tir\u00e9es de \u00ab 2004-2009 Une dynamique positive pour chacun, Accord de gouvernement PS &#8211; cdH pour la Communaut\u00e9 Fran\u00e7aise \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S&#8217;il y a une convergence entre les accords de gouvernement Flamands et Francophones (voir notre <a href=\"199\">dossier<\/a>), c&#8217;est bien celle qui consiste \u00e0 \u00e9tablir plus de liens entre le monde de l&#8217;\u00e9cole et celui de l&#8217;entreprise. Et dans les deux cas, la justification est \u00e9galement la m\u00eame : l&#8217;emploi. Ainsi, il existerait des emplois non occup\u00e9s et une des causes serait un \u00ab manque r\u00e9el de personnes qualifi\u00e9es \u00bb. Pour rem\u00e9dier \u00e0 cette situation, il faudrait que \u00ab l&#8217;offre de formation et d&#8217;enseignement qualifiant soit mieux adapt\u00e9e aux r\u00e9alit\u00e9s du march\u00e9 de l&#8217;emploi \u00bb. Il s&#8217;agit donc \u00ab d&#8217;augmenter leur attractivit\u00e9 et d&#8217;\u00eatre davantage en contact avec le monde du travail \u00bb. Dans le sup\u00e9rieur, il faudra \u00ab renforcer la sensibilisation \u00e0 l&#8217;entreprenariat \u00bb (1)<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":287,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-288","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/288","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=288"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/288\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/287"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=288"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=288"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=288"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}