{"id":2353,"date":"2016-01-09T11:00:17","date_gmt":"2016-01-09T10:00:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=2353"},"modified":"2021-12-22T05:08:47","modified_gmt":"2021-12-22T04:08:47","slug":"modernite-postmodernite-educations-a-reponse-a-alain-beitone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/2016\/01\/09\/modernite-postmodernite-educations-a-reponse-a-alain-beitone\/","title":{"rendered":"Modernit\u00e9, postmodernit\u00e9, \u00ab \u00e9ducations \u00e0 \u00bb : r\u00e9ponse \u00e0 Alain Beitone"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\u00c0 partir du th\u00e8me \u00e0 la mode des \u00ab \u00e9ducations \u00e0 \u00bb, <a href=\"http:\/\/wp.me\/p89Zny-BS\">Alain Beitone remet les pendules \u00e0 l\u2019heure<\/a>, \u00e0 l\u2019aide de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences th\u00e9oriques. Sa conviction force la sympathie, ainsi que son \u00e9thique de la responsabilit\u00e9. Mais son texte d\u00e9note aussi un parti-pris \u00ab moderniste \u00bb que je voudrais discuter ici. Tout d\u2019abord, pr\u00e9cisons que, comme lui, je ne me reconnais pas dans la doctrine de l\u2019\u00ab \u00e9ducation \u00e0 \u00bb et ne d\u00e9sire pas en prendre globalement la d\u00e9fense.<\/p>\n<p>Comment ne pas douter s\u00e9rieusement des th\u00e8ses de la postmodernit\u00e9 qui nous ont fait croire \u00e0 la fin de l\u2019histoire et des grands r\u00e9cits, glorifient l\u2019individu et son int\u00e9r\u00eat propre, ont rabattu les ambitions humaines sur leur plus petit d\u00e9nominateur commun : le cycle de la production et de la consommation ? Ce cr\u00e9puscule de la pens\u00e9e appel\u00e9 d\u00e9construction ne m\u2019est d\u2019aucun secours. L\u00e0 je rejoins le scepticisme d\u2019A. Beitone. Cependant, je suis tout autant critique de l\u2019h\u00e9ritage de la modernit\u00e9, du moins de certains de ses aspects. L\u2019histoire de la pens\u00e9e n\u2019a pas commenc\u00e9 avec les Lumi\u00e8res, sauf \u00e0 consid\u00e9rer que les peuples premiers vivaient dans une totale ignorance(1) et \u00e0 oublier la philosophie grecque. Il est commun, dans le mouvement de la d\u00e9croissance (auquel j\u2019appartiens), de r\u00e9clamer et d\u2019entamer un <em>droit d\u2019inventaire<\/em> sur les r\u00e9cits th\u00e9ologiques, philosophiques et scientifiques qui ont fa\u00e7onn\u00e9 ladite modernit\u00e9. Autrement dit, tout n\u2019est certes pas \u00e0 jeter, mais tout n\u2019est pas non plus \u00e0 encenser pour la seule raison que cela porterait l\u2019\u00e9tiquette \u00ab Appellation Lumi\u00e8res contr\u00f4l\u00e9e \u00bb (impossible de rentrer dans le d\u00e9tail dans le cadre de cet article). Le lien qu\u2019A. Beitone fait entre les r\u00e9f\u00e9rences religieuses et la critique de la modernit\u00e9 n\u2019a rien de syst\u00e9matique, sauf \u00e0 verser dans la mauvaise foi. Serait-il donc impossible de questionner la philosophie des Lumi\u00e8res d\u2019une mani\u00e8re rationnelle et ath\u00e9e ? Cette critique serait-elle n\u00e9cessairement \u00ab hostile \u00bb et \u00ab r\u00e9actionnaire \u00bb ? Les Lumi\u00e8res, ce n\u2019est pas seulement l\u2019av\u00e8nement du m\u00e9canicisme, c\u2019est aussi, et heureusement, le d\u00e9veloppement de la pens\u00e9e critique, alors ne nous en privons pas ! A. Beitone confond la r\u00e9action et le conservatisme. La premi\u00e8re veut purement et simplement revenir au pass\u00e9, ce qui n\u2019est ni faisable ni souhaitable ; le second, plus raisonnable, refuse que l\u2019on fasse table rase du pass\u00e9 au nom du Progr\u00e8s. Comme Jean-Claude Mich\u00e9a et Dany-Robert Dufour(2) l\u2019ont montr\u00e9, un anticapitalisme cons\u00e9quent aujourd\u2019hui se doit d\u2019\u00eatre progressiste sur certains points et conservateurs sur d\u2019autres. Bien s\u00fbr que le programme de la modernit\u00e9 se poursuit \u2013 par l\u2019individualisation \u2013, et je n\u2019ai rien \u00e0 redire \u00e0 ses plus nobles conqu\u00eates que cite A. Beitone (\u00e9galit\u00e9 hommes\/femmes, refus des discriminations, etc). Mais la modernit\u00e9 tardive, c\u2019est aussi : le fondamentalisme du march\u00e9, un individualisme exacerb\u00e9, un h\u00e9donisme consum\u00e9riste triomphant, la d\u00e9politisation des individus, un d\u00e9senchantement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 tombant dans le nihilisme, un rapport distordu \u00e0 la temporalit\u00e9, des atteintes criminelles aux \u00e9cosyst\u00e8mes et, comme A. Beitone heureusement le reconna\u00eet, un scientisme arrogant, ou plut\u00f4t, pr\u00e9ciserai-je, un technoscientisme arrogant dont les r\u00e9alisations \u00e9chappent \u00e0 la ma\u00eetrise humaine (avec comme plus flagrant exemple l\u2019industrie nucl\u00e9aire). Le bilan est donc pour le moins mitig\u00e9, et l\u2019honn\u00eatet\u00e9 intellectuelle \u00e9l\u00e9mentaire est de l\u2019admettre.<\/p>\n<p>La question de l\u2019universalisme de l\u2019\u00e9thique est bien trop d\u00e9licate \u2013 je n\u2019ose \u00e9crire \u00ab complexe \u00bb ! \u2013 que pour \u00eatre d\u00e9finitivement tranch\u00e9e dans un sens ou dans l\u2019autre. Il faudrait d\u2019abord d\u00e9barrasser l\u2019universalisme de sa gangue ethnocentrique, ce que l\u2019on prend trop rarement la peine de faire. Car l\u2019universalisme, jusqu\u2019\u00e0 nouvel ordre, est situ\u00e9, il repr\u00e9sente l\u2019universalisation des valeurs occidentales, et donc un n\u00e9o-colonialisme rampant qui soutient aux quatre coins du monde le mod\u00e8le ind\u00e9passable (sic) de notre soci\u00e9t\u00e9 juridico-marchande\u2026 justement c\u00e9l\u00e9br\u00e9e par le postmodernisme. On voit que, chass\u00e9 par la porte, celui-ci rentre par la fen\u00eatre !<\/p>\n<p>Je me rapproche des tenants de l\u2019\u00ab \u00e9ducation \u00e0 \u00bb sur un point : si l\u2019\u00c9cole se contente de transmettre des savoirs scientifiques sans autre forme de proc\u00e8s, elle ne fait que la moiti\u00e9 du travail. Pour aller jusqu\u2019au bout, elle doit aussi parall\u00e8lement proc\u00e9der \u00e0 l\u2019analyse des id\u00e9ologies scientifiques, dont parlait Georges Canguilhem. Il est l\u00e9gitime que l\u2019instruction scolaire puisse jouer un r\u00f4le dans les (futurs) changements sociaux, ce qui n\u2019est pas contradictoire avec la transmission de l\u2019<em>\u00e9pist\u00e9m\u00e8<\/em>. Je reprendrai ici l\u2019exemple pris par A. Beitone. Les climato-sceptiques(3) se revendiquent de la \u00ab vraie \u00bb science et en manipulent les principes pour d\u00e9nigrer les travaux du GIEC(4). Politiquement, ils esp\u00e8rent le <em>statu quo<\/em>, le \u00ab <em>business as usual<\/em> \u00bb. Il revient aux enseignants de se garder de verser dans le doute syst\u00e9matique \u2013 aliment\u00e9 en France par Claude All\u00e8gre et Vincent Courtillot \u2013, de donner aux travaux du GIEC le cr\u00e9dit qu\u2019ils m\u00e9ritent et d\u2019expliquer que les d\u00e9r\u00e8glements climatiques n\u2019ont rien d\u2019une construction sociale. C\u2019est \u00e0 ce prix que les jeunes g\u00e9n\u00e9rations pourront se faire une id\u00e9e juste de la situation climatique et \u00e9viteront l\u2019erreur de type II consistant \u00e0 tenir pour faux ce qui est vrai(5). Ensuite, ils seront arm\u00e9s pour prendre leurs responsabilit\u00e9s.<\/p>\n<p>On dirait qu\u2019A. Beitone rejette le (mauvais) relativisme \u00e9pist\u00e9mologique pour mieux retomber dans le (bon) relativisme \u00e9thique quand il conteste \u00e0 l\u2019enseignant, au nom de la la\u00efcit\u00e9, de porter les \u00ab bonnes valeurs \u00bb aux \u00e9l\u00e8ves. La la\u00efcit\u00e9 et le lib\u00e9ralisme politique cantonnent les diverses conceptions du Bien \u00e0 la sph\u00e8re priv\u00e9e. Or la situation critique de l\u2019humanit\u00e9 impose de refonder une morale sociale, et pr\u00e9alablement d\u2019y r\u00e9fl\u00e9chir ensemble(6). La d\u00e9finition de la \u00ab vie bonne \u00bb ne devrait plus \u00eatre exclusivement laiss\u00e9e aux libres pr\u00e9f\u00e9rences et aux int\u00e9r\u00eats divergents des individus, d\u2019autant plus qu\u2019en raison de l\u2019effritement des fronti\u00e8res entre le public et le priv\u00e9, la subjectivit\u00e9 devient une question collective(7). \u00c0 une nouvelle \u00e9thique publique de d\u00e9finir des crit\u00e8res de conduite et de choix collectifs pour une soci\u00e9t\u00e9 viable et solidaire, en \u00e9vitant les deux extr\u00eames que sont le relativisme et le dogmatisme, d\u2019\u00ab int\u00e9grer des variables communautaires dans la formulation des choix individuels \u00bb(8), et, enfin, de rechercher de nouvelles finalit\u00e9s communes qui prendraient la forme d\u2019un nouveau (grand) r\u00e9cit. C\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le programme de la <em>paideia<\/em> des Anciens Grecs. Pourquoi l\u2019\u00c9cole ne pourrait-elle pas prendre sa part dans ce processus ? Nous voyons bien o\u00f9 un si\u00e8cle de pr\u00e9tendue \u00ab neutralit\u00e9 \u00bb scolaire nous a conduit : \u00e0 la civilisation la plus productiviste, travailliste, utilitariste et consum\u00e9riste que l\u2019humanit\u00e9 ait connu depuis son apparition il y a quelque 100.000 ans. Ne f\u00fbt-ce qu\u2019\u00e0 son corps d\u00e9fendant, en apportant sa pierre \u00e0 l\u2019\u00ab euphorie prom\u00e9th\u00e9enne post-baconienne \u00bb (Hans Jonas, 1979) et en accordant la valeur supr\u00eame au rationalisme analytique cart\u00e9sien (et au r\u00e9ductionnisme y aff\u00e9rent), l\u2019\u00c9cole a bel et bien promu une certaine conception politique et \u00e9thique.<\/p>\n<p>Alain Beitone me classera certainement dans les auteurs militants, alors que je revendique plut\u00f4t l\u2019\u00e9tiquette d\u2019auteur engag\u00e9\u2026 tout comme lui l\u2019est. En tant que professeur de science \u00e9conomique, pense-t-il \u00e9chapper \u00e0 la subjectivit\u00e9 ? Rappelons qu\u2019il enseigne justement une discipline qui se targue de scientificit\u00e9 au m\u00eame titre que les sciences exactes, alors que l\u2019\u00e9tude des ph\u00e9nom\u00e8nes \u00e9conomiques n\u2019a de science que le nom, comme l\u2019ont d\u00e9montr\u00e9, entre autres, Gilbert Rist(9) et Jean-Pierre Dupuy qui va jusqu\u2019\u00e0 parler d\u2019\u00ab \u00e9conomystification \u00bb(10). L\u2019\u00e9conomie est une (simple) science humaine, et il n\u2019y a certainement pas de raison de l\u2019en bl\u00e2mer.<\/p>\n<p>Quant au sens commun, cette facult\u00e9 m\u00e9diatrice entre la sensibilit\u00e9 et l\u2019intelligence, c\u2019est peut-\u00eatre ce qui manque cruellement aux individus contemporains. Pourquoi la volont\u00e9, dont l\u2019horizon est le bien, ne pourrait-elle cheminer avec la connaissance, orient\u00e9e vers le vrai ? Alfred North Whitehead parlait du fondement \u00e9thique de la raison, soit une rationalit\u00e9 axiologique qui doit prendre sa place aux c\u00f4t\u00e9s de la rationalit\u00e9 instrumentale, et l\u2019inspirer. Et pour Jean-Jacques Rousseau, conscience, sentiment et raison sont les piliers d\u2019une vie humaine digne de ce nom.<\/p>\n<p><strong>Bernard Legros<\/strong><\/p>\n<p>NOTES<\/p>\n<p>1. On relira avec int\u00e9r\u00eat Claude Levi-Strauss et plus r\u00e9cemment Claude Shepard, <em>Retour aux sources du pl\u00e9istoc\u00e8ne<\/em> (\u00e9d. Dehors, 2013) et Wade Davis, <em>Pour ne pas dispara\u00eetre. Pourquoi nous avons besoin de la sagesse ancestrale<\/em> (\u00e9d. Albin Michel, 2011).<br \/>\n2. Cf. Dany-Robert Dufour, <em>Le divin march\u00e9. La r\u00e9volution culturelle lib\u00e9rale<\/em>, \u00e9d. Deno\u00ebl, 2007 et Jean-Claude Mich\u00e9a, <em>L\u2019empire du moindre mal. Essai sur la civilisation lib\u00e9rale<\/em>, \u00e9d. Climats, 2007.<br \/>\n3. Ou plus exactement les n\u00e9gationnistes du r\u00e9chauffement climatique.<br \/>\n4. \u00ab Par d\u00e9tournement de la science, on entend le d\u00e9tournement de son esprit et de sa m\u00e9thode. Une part de celle-ci n\u2019est plus mise \u00e0 profit pour accumuler des connaissances et faire progresser la compr\u00e9hension du monde, mais pour cr\u00e9er de l\u2019ignorance, de l\u2019incertitude et du doute, d\u00e9tourner l\u2019attention, semer la confusion. \u00bb In St\u00e9phane Foucart, <em>La fabrique du mensonge. Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger<\/em>, \u00e9d. Deno\u00ebl, 2013, p. 27.<br \/>\n5. Inversement, l\u2019erreur de type I tient pour vrai ce qui est faux. Bien que toutes deux soient des erreurs conceptuelles, l\u2019id\u00e9ologie actuelle est plus indulgente envers le type II.<br \/>\n6. Proposition avec laquelle Emile Durkheim, cit\u00e9 ailleurs par A. Beitone, aurait certainement \u00e9t\u00e9 d\u2019accord.<br \/>\n7. Cf. Emmanuel Belin, <em>Une sociologie des espaces potentiels. Logique dispositive et exp\u00e9rience ordinaire<\/em>, \u00e9ditions De Boeck, 2002.<br \/>\n8. Andr\u00e9 Lacroix, <em>Critique de la raison \u00e9conomiste. L\u2019\u00e9conomie n\u2019est pas une science morale<\/em>, \u00e9ditions Liber, 2009, p. 175.<br \/>\n9. Cf. Gilbert Rist, <em>L\u2019\u00e9conomie ordinaire entre songes et mensonges<\/em>, Les presses de Science-Po, 2010.<br \/>\n10. Cf. Jean-Pierre Dupuy, <em>L\u2019avenir de l\u2019\u00e9conomie<\/em>, \u00e9d. Flammarion, 2012.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 partir du th\u00e8me \u00e0 la mode des \u00ab \u00e9ducations \u00e0 \u00bb, Alain Beitone remet les pendules \u00e0 l\u2019heure, \u00e0 l\u2019aide de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences th\u00e9oriques. Sa conviction force la sympathie, ainsi que son \u00e9thique de la responsabilit\u00e9. Mais son texte d\u00e9note aussi un parti-pris \u00ab moderniste \u00bb que je voudrais discuter ici. Tout d\u2019abord, pr\u00e9cisons que, comme lui, je ne me reconnais pas dans la doctrine de l\u2019\u00ab \u00e9ducation \u00e0 \u00bb et ne d\u00e9sire pas en prendre globalement la d\u00e9fense. <\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":7752,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-2353","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2353","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2353"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2353\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7752"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2353"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2353"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2353"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}