{"id":1985,"date":"2012-07-12T15:27:45","date_gmt":"2012-07-12T14:27:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=1985"},"modified":"2017-03-02T11:41:42","modified_gmt":"2017-03-02T10:41:42","slug":"marie-do-en-professionnelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/2012\/07\/12\/marie-do-en-professionnelle\/","title":{"rendered":"Marie-Do en professionnelle"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Dans le Soir du 14 mai 2012, nous d\u00e9couvrions le plan de la ministre Simonet pour endiguer l\u2019\u00e9chec et l\u2019absent\u00e9isme en professionnelle. Suivant une m\u00e9thode qui devient r\u00e9currente, elle veut partir d&#8217;exp\u00e9riences de terrain, dont certaines seraient appel\u00e9es \u00e0 \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es. Ainsi a-t-elle retenu 45 projets pilotes pour l&#8217;ann\u00e9e \u00e0 venir. <\/p>\n<p>Nous ne sommes d\u2019accord ni avec sa d\u00e9finition de l\u2019\u00e9chec, ni avec son analyse des causes, ni avec les solutions avanc\u00e9es. Explications.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1984\" src=\"http:\/\/www.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/arton1472.jpg\" width=\"1102\" height=\"960\" srcset=\"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/arton1472.jpg 1102w, https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/arton1472-300x261.jpg 300w, https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/arton1472-768x669.jpg 768w, https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/arton1472-1024x892.jpg 1024w, https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/arton1472-696x606.jpg 696w, https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/arton1472-1068x930.jpg 1068w, https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/arton1472-482x420.jpg 482w\" sizes=\"auto, (max-width: 1102px) 100vw, 1102px\" \/><\/p>\n<p>Marie-Dominique Simonet d\u00e9signe le 2e degr\u00e9 professionnel comme \u00e9tant le segment scolaire qui concentre le plus de difficult\u00e9s : \u00ab<em> Sur le nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves qui s\u2019engagent en professionnelle, d\u00e9clare-t-elle, \u00e0 peine 37 % finissent cet enseignement avec fruit.<\/em> \u00bb<\/p>\n<h2>L\u2019 \u00ab analyse \u00bb et le plan de la ministre<br \/>\n<\/h2>\n<p>La ministre identifie trois explications \u00e0 ce naufrage : 1\/ la mauvaise orientation des \u00e9l\u00e8ves (non choisie, impos\u00e9e par rel\u00e9gation, sans v\u00e9ritable connaissance de tout ce que cet enseignement peut offrir comme \u00e9ventail) ; 2\/ le manque de motivation ; et 3\/ une organisation inad\u00e9quate (lisez les contraintes externes et internes qui \u00ab <em>am\u00e8nent parfois \u00e0 des choix p\u00e9dagogiques peu calqu\u00e9s sur les besoins r\u00e9els de l\u2019\u00e9l\u00e8ve<\/em> \u00bb).<br \/>\nDans le droit fil de cette \u00ab analyse des causes \u00bb, Mme Simonet choisit de travailler sur les trois axes : mieux orienter les \u00e9l\u00e8ves, les motiver (\u00ab <em>viser une plus grande assiduit\u00e9<\/em> \u00bb) et assouplir l\u2019organisation des fili\u00e8res professionnelles.<\/p>\n<p>Sa m\u00e9thode ? Un appel \u00e0 projets pilotes. Au total, 45 projets seront soutenus, soit 15 par axe d\u2019exp\u00e9rimentation. Dans le m\u00eame temps, la ministre dit pr\u00e9parer une r\u00e9forme des programmes du technique et professionnel, et vouloir cr\u00e9er un Comit\u00e9 d\u2019accompagnement de toutes les exp\u00e9riences pilotes et chantiers en cours en mati\u00e8re de lutte contre l\u2019\u00e9chec (r\u00e9forme du 1er degr\u00e9, CPU, etc.)<\/p>\n<h2>Mais de quel \u00e9chec parle-t-on ?<\/h2>\n<p>A en croire l\u2019article de P. Bouillon, l\u2019\u00e9chec scolaire en professionnelle est d\u00e9fini par la ministre de mani\u00e8re tr\u00e8s superficielle et restrictive : absent\u00e9isme, d\u00e9crochage, abandon et \u00e0 peine 37 % de jeunes dipl\u00f4m\u00e9s. Traduction : les jeunes s\u2019absentent de l\u2019\u00e9cole et en sortent sans papier. Point barre.<\/p>\n<p>Pour l\u2019Aped, la finalit\u00e9 de l\u2019Ecole ne peut se r\u00e9sumer \u00e0 assurer la garderie d\u2019\u00e9l\u00e8ves assidus et \u00e0 leur octroyer des dipl\u00f4mes. A nos yeux, elle doit permettre \u00e0 tous les jeunes, sans distinction, d\u2019acc\u00e9der aux savoirs qui donnent force pour comprendre le monde et participer \u00e0 sa transformation. Pour nous, devenir citoyen \u00e0 part enti\u00e8re suppose une solide formation g\u00e9n\u00e9rale\u2026 et polytechnique. <\/p>\n<p>De ce point de vue, le v\u00e9ritable \u00e9chec scolaire se trouve plut\u00f4t dans les lacunes records de beaucoup trop de jeunes, lacunes dans les comp\u00e9tences de base (lire, \u00e9crire, calculer, s\u2019exprimer\u2026), lacunes aussi dans les savoirs citoyens critiques (histoire, sciences, philosophie, etc.), lacunes enfin dans les savoirs polytechniques (les grands absents du g\u00e9n\u00e9ral, mais aussi du qualifiant parce qu\u2019on tend \u00e0 y formater les jeunes aux seuls gestes d\u2019un m\u00e9tier d\u00e9fini, plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 y d\u00e9velopper une intelligence critique du processus de production). Ces lacunes sont \u00e9videmment observables chez ceux qui d\u00e9crochent en cours de route, mais aussi parmi les 37 % de dipl\u00f4m\u00e9s !<\/p>\n<h2>Un silence assourdissant sur les vraies causes<\/h2>\n<p>Ce qui nous sid\u00e8re le plus, c\u2019est la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de l\u2019analyse des causes faite par la ministre.<\/p>\n<p>Elle passe tout simplement sous silence les m\u00e9canismes les plus d\u00e9terminants de l\u2019\u00e9chec en professionnelle : sa d\u00e9termination sociale\u2026 et un syst\u00e8me scolaire qui creuse les in\u00e9galit\u00e9s. Quelques rappels s\u2019imposent.<\/p>\n<p>Primo. La corr\u00e9lation entre le niveau socio-\u00e9conomique des enfants, la fili\u00e8re d\u2019enseignement dans laquelle ils se retrouvent et leurs r\u00e9sultats est scientifiquement \u00e9tablie. Et confirm\u00e9e d\u2019\u00e9tude en \u00e9tude [[Lire \u00e0 ce sujet un travail r\u00e9cent disponible sur notre site : Fran\u00e7ois Ghesqui\u00e8re, Jo\u00ebl Gir\u00e8s,<br \/>\n<em>La persistance de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 des chances en Belgique<\/em>.<br \/>\nhttp:\/\/www.skolo.org\/spip.php?article1446<br \/>\n]]. Sans l\u2019ombre d\u2019un doute. Autrement dit, plus vous \u00eates riche et plus vous avez de chances de r\u00e9ussir brillamment dans l\u2019enseignement g\u00e9n\u00e9ral\u2026 et plus vous \u00eates pauvre et plus vous risquez d\u2019\u00e9chouer dans la fili\u00e8re professionnelle, voire m\u00eame d\u2019en d\u00e9crocher. <\/p>\n<p>Secundo. D\u00e8s 2003 (bient\u00f4t 10 ans !), l\u2019Aped avait identifi\u00e9 formellement les causes de la catastrophe scolaire belge : <\/p>\n<p>1\/ un enseignement fondamental manquant de moyens (e.a. en encadrement) ; <\/p>\n<p>2\/ au d\u00e9but du secondaire, une s\u00e9gr\u00e9gation pr\u00e9coce en fili\u00e8res hi\u00e9rarchis\u00e9es (g\u00e9n\u00e9ral, technique, professionnel) ; <\/p>\n<p>3\/ l\u2019organisation de l\u2019enseignement en quasi-march\u00e9, avec une quasi-libert\u00e9 d\u2019offre et de demande, qui finit de creuser les in\u00e9galit\u00e9s entre \u00e9coles ghettos de riches et \u00e9coles ghettos de pauvres, avec tous les niveaux interm\u00e9diaires. <\/p>\n<p>Tertio. Depuis lors, nous avons aussi mis en doute la pertinence de l\u2019approche par comp\u00e9tences, qui tend \u00e0 d\u00e9favoriser les enfants issus des classes populaires.<\/p>\n<p>Mme Simonet ignore-t-elle ces r\u00e9alit\u00e9s ou table-t-elle sur l\u2019ignorance du citoyen lambda pour avancer une \u00ab analyse \u00bb et un \u00ab plan \u00bb aussi indigents ? Poser la question, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 un peu y r\u00e9pondre\u2026<\/p>\n<h2>Un \u00ab plan \u00bb cache-mis\u00e8re, bien dans l\u2019air du temps marchand<\/h2>\n<p>Une chose est s\u00fbre : avec les solutions avanc\u00e9es, on ne progressera pas en direction d\u2019une \u00e9cole et d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 plus d\u00e9mocratiques. Au contraire ! <\/p>\n<p>L\u2019apartheid qui caract\u00e9rise notre enseignement en sort confort\u00e9, puisqu\u2019il n\u2019est m\u00eame pas mentionn\u00e9 comme cause du probl\u00e8me. <\/p>\n<p>Et bon nombre des exp\u00e9riences &#8211; pilotes annonc\u00e9es pourraient bien d\u00e9boucher sur une instrumentalisation accrue de l\u2019\u00e9cole professionnelle : on risque en effet de voir se multiplier les initiatives survalorisant l\u2019approche m\u00e9tier, la formation de petites mains, au gr\u00e9 des attentes du march\u00e9 du travail, au d\u00e9triment d\u2019un enseignement ambitieux pour tous. Sans compter que la multiplication des exp\u00e9riences, coupl\u00e9e \u00e0 un assouplissement des r\u00e8gles d\u2019organisation risque bien de nous mener plus avant dans la marchandisation des \u00e9coles. <\/p>\n<p>Comme le note J-M. Gilson, l\u2019un de mes coreligionnaires ap\u00e9diens : \u00ab <em>Ce n\u2019est plus un \u00ab march\u00e9 scolaire \u00bb, mais une \u00ab brocante bord\u00e9lique \u00bb. Si cela continue, chaque \u00e9cole proposera ses propres solutions \u00e0 ses futurs clients. March\u00e9 compl\u00e8tement d\u00e9r\u00e9gul\u00e9 s\u2019\u00e9loignant de plus en plus de notre \u00e9cole commune. On laisse aux pouvoirs organisateurs et aux directions le soin de proposer tout et n\u2019importe quoi \u2026<\/em> \u00bb<\/p>\n<h2>Quelques questions encore\u2026<\/h2>\n<p>Sur l\u2019orientation positive : comment ose-t-on demander \u00e0 un enfant de 14\/15 ans, m\u00eame bien inform\u00e9, de faire un choix d\u2019orientation ? Alors que les \u00e9l\u00e8ves \u00ab performants \u00bb, issus des \u00ab bonnes familles \u00bb, ne se d\u00e9terminent  \u2013 souvent laborieusement \u2013 qu\u2019\u00e0 partir de 18 ans ?<\/p>\n<p>Sur la souplesse d\u2019organisation des sections professionnelles : si l\u2019assouplissement doit se faire sans moyens suppl\u00e9mentaires, faut-il en d\u00e9duire que les \u00e9quipes p\u00e9dagogiques, sur le terrain, en seront r\u00e9duites \u00e0 bricoler dans le b\u00e9n\u00e9volat ?<\/p>\n<p>Sur la motivation des \u00e9l\u00e8ves : la ministre est-elle vraiment s\u00e9rieuse quand elle imagine remotiver les jeunes du professionnel en leur proposant des \u00ab d\u00e9fis \u00bb et autres carottes infantilisantes du genre \u00ab activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives \u00bb ? Prend-elle \u00e0 ce point nos \u00e9l\u00e8ves pour des gosses d\u00e9biles et immatures ? Ou feint-elle d\u2019ignorer \u2013 retour au cache-mis\u00e8re socio-\u00e9conomique \u2013 que le mauvais rapport qu\u2019entretiennent ces jeunes avec l\u2019\u00e9cole est \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 sociale ? Les jeunes qui fr\u00e9quentent le professionnel savent, au moins confus\u00e9ment, qu\u2019il n\u2019y a pas de place pour eux dans l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9, ou alors des places d\u2019ex\u00e9cutants dans des jobs qui s\u2019apprennent sur le tas et dont on change comme on change de chemise. Ne per\u00e7oit-elle vraiment pas qu\u2019il devient de plus en plus difficile de motiver les jeunes parce que, justement, la soci\u00e9t\u00e9 est de plus en plus duale, de plus en plus dure, de moins en moins engageante\u2026? <\/p>\n<h2>Une alternative : l\u2019Ecole commune, ou comment en finir avec le professionnel avant 16 ans\u2026<br \/>\n<\/h2>\n<p>Une fois de plus, pr\u00e9sentons notre proposition alternative. Bien s\u00fbr, c\u2019est un plan autrement ambitieux que celui de Mme Simonet. Bien s\u00fbr, d\u2019aucuns le balaieront d\u2019un revers de la main en nous traitant d\u2019utopistes.<\/p>\n<p>A ceux-l\u00e0, nous r\u00e9pondrons que croire qu\u2019on atteindra les objectifs g\u00e9n\u00e9raux du d\u00e9cret Missions dans le syst\u00e8me actuel et avec des \u00ab plans \u00bb aussi insipides rel\u00e8ve d\u2019une utopie au carr\u00e9.<\/p>\n<p>A ceux-l\u00e0, nous r\u00e9torquerons que nos propositions r\u00e9pondent de mani\u00e8re bien plus efficace aux probl\u00e8mes concrets, r\u00e9els, des jeunes qui fr\u00e9quentent actuellement le professionnel.<\/p>\n<p>A ceux-l\u00e0, nous rappellerons enfin, car il est malheureusement n\u00e9cessaire de le faire, qu\u2019\u00e0 part les 3 \u00e0 4 % d\u2019enfants souffrant de handicaps mentaux sp\u00e9cifiques, tous sont capables de suivre un enseignement g\u00e9n\u00e9ral et polytechnique en tronc commun. A condition, bien \u00e9videmment, que le syst\u00e8me scolaire soit r\u00e9form\u00e9 de mani\u00e8re ambitieuse et progressive.<\/p>\n<p>Nous voulons aller vers une \u00e9cole commune \u00e0 tous les enfants, de 6 \u00e0 15 ans. Une \u00e9cole \u00e0 la fois g\u00e9n\u00e9rale et polytechnique. Toute forme de sp\u00e9cialisation professionnelle en serait exclue. Celle-ci se ferait apr\u00e8s 16 ans, dans de bien meilleures conditions, avec des jeunes plus m\u00fbrs et ma\u00eetrisant les bases g\u00e9n\u00e9rales (les professeurs de cours techniques et pratiques n\u2019observent-ils pas que le principal handicap de leurs \u00e9l\u00e8ves r\u00e9side dans des lacunes math\u00e9matiques et linguistiques ?)<\/p>\n<p>Bien entendu, cette \u00ab r\u00e9volution \u00bb ne peut \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e du jour au lendemain : les jeunes qui fr\u00e9quentent aujourd\u2019hui le premier degr\u00e9 diff\u00e9renci\u00e9 ne peuvent pas suivre un tronc commun. Il faut donc d\u2019abord \u00ab mettre le paquet \u00bb dans le fondamental : r\u00e9duction de la taille des classes, engagement vraiment massif d\u2019instituteurs, syst\u00e8mes de rem\u00e9diation et d\u2019aide scolaire, etc. La r\u00e9forme avancerait d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e pour se mettre en place en dix ans.<\/p>\n<p>On l\u2019a vu plus haut, la mixit\u00e9 sociale est une des trois conditions pour atteindre nos objectifs. Il s\u2019agit d\u00e8s lors de casser les m\u00e9canismes de s\u00e9gr\u00e9gation. Par cons\u00e9quent, de briser deux tabous typiquement belges : l\u2019inscription des \u00e9l\u00e8ves \u00ab comme sur un march\u00e9 \u00bb, et la concurrence entre r\u00e9seaux. Nous proposons d\u2019affecter les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 une \u00e9cole d\u00e9termin\u00e9e selon leur domicile et &#8211; diff\u00e9rence par rapport \u00e0 la carte scolaire fran\u00e7aise &#8211; le revenu de leurs parents. Ce qui implique un d\u00e9coupage g\u00e9ographique du territoire en zones socialement mixtes, assez r\u00e9alisable en Belgique, vu sa densit\u00e9 de population. Par ailleurs, nous en appelons \u00e0 un r\u00e9seau unique, forc\u00e9ment public.<\/p>\n<p>Hormis ces r\u00e9formes de structure, nous voulons rendre l\u2019\u00e9cole plus humaine par une  ouverture aux activit\u00e9s artistiques, sportives et associatives ; par une lib\u00e9ration de l\u2019initiative p\u00e9dagogique (\u00e0 condition d\u2019atteindre les objectifs) ; par une guidance et une aide scolaire plus proches de chaque enfant (rattrapages, \u00e9tudes dirig\u00e9es, centres de documentation, cours acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s pour les enfants primo arrivants, etc.).<\/p>\n<p>On le voit, l\u2019Ecole commune, d\u00e9mocratique, est bien autre chose que la \u00ab brocante bord\u00e9lique \u00bb que dessine Mme Simonet, dont le cabinet reconna\u00eet d&#8217;ailleurs qu'&#8221;<em>il ne s&#8217;agit jamais de grands bouleversements mais de petites souplesses<\/em>&#8221; [[Le Soir, 12\/07\/12]]. Bonjour l&#8217;ambition !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le Soir du 14 mai 2012, nous d\u00e9couvrions le plan de la ministre Simonet pour endiguer l\u2019\u00e9chec et l\u2019absent\u00e9isme en professionnelle. Suivant une m\u00e9thode qui devient r\u00e9currente, elle veut partir d&#8217;exp\u00e9riences de terrain, dont certaines seraient appel\u00e9es \u00e0 \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es. Ainsi a-t-elle retenu 45 projets pilotes pour l&#8217;ann\u00e9e \u00e0 venir. <\/p>\n<p>Nous ne sommes d\u2019accord ni avec sa d\u00e9finition de l\u2019\u00e9chec, ni avec son analyse des causes, ni avec les solutions avanc\u00e9es. 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