{"id":193,"date":"2004-01-11T16:39:59","date_gmt":"2004-01-11T15:39:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=193"},"modified":"2022-03-19T12:01:41","modified_gmt":"2022-03-19T11:01:41","slug":"la-privatisation-du-systeme-educatif-americain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/2004\/01\/11\/la-privatisation-du-systeme-educatif-americain\/","title":{"rendered":"La privatisation du syst\u00e8me \u00e9ducatif am\u00e9ricain"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La privatisation des financements du syst\u00e8me \u00e9ducatif publique am\u00e9ricain prend deux formes principales: des syst\u00e8mes de ch\u00e8ques-\u00e9ducation, qui permettent l&#8217;utilisation de fonds publiques dans l&#8217;achat d&#8217;espaces d&#8217;\u00e9coles priv\u00e9es, et les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire (<em>Education Management Organisations<\/em>), qui sont des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es qui g\u00e8rent les \u00e9coles publiques afin de faire des profits. Cet article donne une description analytique, des comparaisons et les implications des formes de privatisation du syst\u00e8me \u00e9ducatif anglais.<\/p>\n<p>Selon Michael Barber, \u00e0 l&#8217;\u00e9poque conseiller principal de l&#8217;enseignement pour le gouvernement n\u00e9o-travailliste, &#8220;<em>nous devons nous demander d&#8217;o\u00f9 pourront venir l&#8217;\u00e9nergie, les connaissances, l&#8217;imagination, les aptitudes et les investissements pour faire face \u00e0 cet immense d\u00e9fi que constituera la r\u00e9forme scolaire des dix prochaines ann\u00e9es.&#8221;<\/em><\/p>\n<p>Pendant la plus grande partie du vingti\u00e8me si\u00e8cle, c&#8217;est le secteur public qui a tir\u00e9 l&#8217;enseignement vers le progr\u00e8s [\u2026]. Vers la fin du vingti\u00e8me si\u00e8cle, alors qu&#8217;une frustration grandissait quant au syst\u00e8me existant , c&#8217;est le dynamique secteur priv\u00e9 qui d\u00e9fia cette tradition, particuli\u00e8rement aux \u00c9tats Unis\u2026&#8217;. (Barber 2001, p39).<\/p>\n<p>Le financement de l&#8217;enseignement par le secteur priv\u00e9 dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif am\u00e9ricain prend deux formes principales: les syst\u00e8mes de ch\u00e8ques-\u00e9ducation , qui permettent d&#8217;utiliser des fonds publiques pour acheter des espaces dans des \u00e9coles priv\u00e9es, et les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire (Education Management Organisations), qui sont des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es qui g\u00e8rent des \u00e9coles publiques afin de faire des profits.<\/p>\n<p><strong>Les syst\u00e8mes de ch\u00e8que-\u00e9ducation <\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est Milton Friedman qui a le premier propos\u00e9 vers le milieu des ann\u00e9es 50 ces ch\u00e8ques- \u00e9ducation (ou bons scolaires) . Dans les ann\u00e9es 1960, le premier syst\u00e8me de ch\u00e8que-\u00e9ducation aux USA fut cr\u00e9\u00e9 en Virginie afin de permettre \u00e0 des \u00e9tudiants blancs de fr\u00e9quenter des acad\u00e9mies priv\u00e9es et ainsi \u00e9viter les \u00e9coles publiques fr\u00e9quent\u00e9es par des Noirs (Lowe 1996). Ce syst\u00e8me \u00e9tablissait le lien entre les programmes \u00e0 la carte et la question d&#8217;\u00e9galit\u00e9 raciale qui est toujours au centre du d\u00e9bat des ch\u00e8ques. Cependant, l&#8217;id\u00e9e des ch\u00e8ques a \u00e9t\u00e9 peu soutenue dans les ann\u00e9es 60 et 70, une p\u00e9riode caract\u00e9ris\u00e9e par la confiance des r\u00e9formes de l&#8217;\u00e9tat pour une \u00e9ducation nouvelle et pour faire face aux in\u00e9galit\u00e9s sociales. La crise du projet de r\u00e9formes dans les ann\u00e9es 80 et la mont\u00e9e du n\u00e9olib\u00e9ralisme ont d\u00e9gag\u00e9 un espace politique pour le projet des ch\u00e8ques-\u00e9ducation, consid\u00e9r\u00e9s comme syst\u00e8mes de &#8216;libre choix&#8217; . La chute d&#8217;Allende au Chili fut l&#8217;occasion de commencer une exp\u00e9rimentation de ch\u00e8que-\u00e9ducation \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon national commenc\u00e9e en 1980 sous Pinochet (Carnoy 1996). Aux USA , la publication du livre de Chubb et Moe Politics, Markets and America&#8217;s Schools en fut un tournant en 1990. Les m\u00e9dia s&#8217;empar\u00e8rent du sujet et une campagne vigoureuse pour ces syst\u00e8mes de ch\u00e8ques-\u00e9ducation vit le jour.<\/p>\n<p>Les syst\u00e8mes ch\u00e8ques-\u00e9ducation sont soutenus par plusieurs fondations de droite (telles que les Bradley Foundation, Heritage Foundation et Landmark Legal Foundation) qui jouent un r\u00f4le important dans la bataille des conservateurs sur les services publics (Miner 2003). (La Fondation Bradley est le principal pourvoyeur de droite pour l&#8217;enseignement , avec une donation de 1 million de dollars, selon Charles Murray qui a co-\u00e9crit The Bell Curve). Le donateur le plus prolifique du syst\u00e8me de ch\u00e8que-\u00e9ducation est John Walton, h\u00e9ritier de la fortune Wal-Mart . Alli\u00e9s \u00e0 ces fondations se trouvent les soci\u00e9t\u00e9s qui investissent dans l&#8217;enseignement dans des buts lucratifs et qui voient dans les ch\u00e8ques une source de revenus.<\/p>\n<p>Le premier syst\u00e8me de ch\u00e8ques fut le &#8216;Milwaukee Parent Choice Program&#8217; pendant l&#8217;ann\u00e9e scolaire 1990-91 (Miner 1996). Parce qu&#8217;il \u00e9tait le premier, il reste le plus grand programme de ch\u00e8ques-\u00e9ducation . En 2003-4, 13.419 \u00e9l\u00e8ves du Milwaukee , sur un total de 120.500, furent inscrits dans 106 \u00e9coles priv\u00e9es dans le cadre du &#8216;Milwaukee Parent Choice Program&#8217; (Programme de libre choix parental \u00e0 Milwaukee), dans l&#8217;\u00e9tat du Wisconsin (Borsuk 2003). Ce programme est propos\u00e9 aux familles \u00e0 175% du niveau f\u00e9d\u00e9ral de pauvret\u00e9, ou au-dessous. Le ch\u00e8que doit couvrir l&#8217;enti\u00e8ret\u00e9 des co\u00fbts des cours de l&#8217;\u00e9cole priv\u00e9e. En d&#8217;autres termes les \u00e9coles priv\u00e9es ne peuvent pas co\u00fbter plus que ce qu&#8217; offre l&#8217;\u00e9tat avec le ch\u00e8que. En 2003-4 le ch\u00e8que vaut environ 5.800 dollars . C&#8217;est \u00e0 vrai dire plus que le co\u00fbt dans certaines \u00e9coles priv\u00e9es ( parce que les enseignants sont peu pay\u00e9s) mais les \u00e9coles pr\u00e9tendent avoir des frais tels que le refinancement des vieux b\u00e2timents religieux, afin de ramasser tout l&#8217;argent (Peterson 2003).<\/p>\n<p>Ce sont les premiers candidats arriv\u00e9s qui sont les premiers servis. Si le nombre de candidats d\u00e9passent le nombre de place, la loi exige qu&#8217;ils soient tir\u00e9s au sort (comme pour la s\u00e9lection d&#8217;\u00e9l\u00e8ves dans des \u00e9tablissements sp\u00e9cialis\u00e9s o\u00f9 il y a trop d&#8217;inscriptions ou des \u00e9coles &#8216;magnet&#8217; ). Parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas trop d&#8217;inscriptions dans les \u00e9coles soumises au syst\u00e8me de ch\u00e8que, le processus de tirage au sort n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9. Cependant cela ne signifie pas que ces \u00e9coles ne s\u00e9lectionnent pas les \u00e9l\u00e8ves d&#8217;une autre fa\u00e7on. Bien que la loi leur interdisse de discriminer les \u00e9tudiants qui ont des incapacit\u00e9s ou dont l&#8217;anglais est une seconde langue, la plupart de ces \u00e9coles ne fournissent pas de centres d&#8217;appui et d&#8217;encouragement, ainsi m\u00eame si ils peuvent s&#8217;inscrire dans ces \u00e9coles, ces \u00e9l\u00e8ves ne seront pas aid\u00e9s. Similairement, certaines \u00e9coles \u00e9tablissent des listes d&#8217;\u00e9l\u00e8ves dont les besoins ne peuvent \u00eatre satisfaits , tels que des \u00e9l\u00e8ves en retard de deux ou trois ans en lecture. Refuser des \u00e9l\u00e8ves suspendus et des \u00e9l\u00e8ves qui se sont mal comport\u00e9s est une autre s\u00e9lection possible. On ne conna\u00eet pas l&#8217;ampleur de cette s\u00e9lection, comme l&#8217;\u00e9tat ne r\u00e9colte pas les donn\u00e9es, mais on sait clairement qu&#8217;elle existe par quelques anecdotes. (Peterson 2003).<\/p>\n<p>Au d\u00e9part les \u00e9coles religieuses \u00e9taient exclues du programme de Milwaukee, mais en 1995 elles ont pu s&#8217;y inscrire par une loi de l&#8217;\u00e9tat du Wisconsin, bien que la mise en \u0153uvre de cette d\u00e9cision fut retard\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 ce que les tribunaux d\u00e9cident qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de violation de la constitution concernant la s\u00e9paration de l&#8217;\u00e9glise et de l&#8217;\u00e9tat. En 2000 1,63% des \u00e9tudiants du programme de Milwaukee fr\u00e9quentaient des \u00e9coles religieuses. (Rethinking Schools 2001).<\/p>\n<p>La d\u00e9cision prise par la Cour supr\u00eame des \u00c9tats-Unis le 27 juin 2002 d&#8217;autoriser que le programme de ch\u00e8ques-\u00e9ducation de Cleveland finance des \u00e9coles religieuses (Miner 2002a) fut un tournant capital dans la question du financement par l&#8217;\u00e9tat d&#8217;\u00e9coles religieuses. Les juges ont statu\u00e9 par une majorit\u00e9 de 5-4 que, m\u00eame si 99% des ch\u00e8ques de Cleveland allaient vers des \u00e9coles religieuses, les parents ne disposaient pas d&#8217;options la\u00efques et que c&#8217;\u00e9tait une question de choix personnel, aussi le programme n&#8217;allait donc pas \u00e0 l&#8217;encontre de la constitution. Par cette d\u00e9cision, d&#8217;autres \u00e9tats ont d\u00e9cid\u00e9 de financer les \u00e9coles religieuses, par d\u00e9fi l\u00e9gal au niveau national \u00e0 l&#8217;Amendement Blaine 1875 de la constitution , adopt\u00e9 par 35 \u00e9tats, qui renfor\u00e7ait l&#8217;interdiction de l&#8217; aide de l&#8217;\u00e9tat aux institutions religieuses.<\/p>\n<p>Les partisans des ch\u00e8ques-\u00e9ducation aux USA ont adopt\u00e9 deux strat\u00e9gies diff\u00e9rentes pour \u00eatre soutenus. La premi\u00e8re consiste \u00e0 remplacer le terme &#8216;voucher&#8217; (ch\u00e8que) par celui &#8216;choice&#8217; (choix). Le libre choix parental est g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s limit\u00e9 aux USA, et les ch\u00e8ques-\u00e9ducation peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une extension de la d\u00e9mocratie, d\u00e9finie en termes de consum\u00e9risme. Cependant, c&#8217;est une notion de d\u00e9mocratie qui est \u00e0 la fois d\u00e9finie par &#8216;classe&#8217; et par &#8216;race. Ce qui est particuli\u00e8rement convaincant \u00e0 propos du concept de choix, c&#8217;est son ambivalence discursive. Il fait appel simultan\u00e9ment \u00e0 deux int\u00e9r\u00eats sociaux en opposition. L&#8217;un fait appel aux communaut\u00e9s pauvres et noires. Le libre choix peut venir \u00e0 bout de faiblesses scolaires en leur permettant de passer d&#8217; une \u00e9cole de pauvres et de noirs peu performante \u00e0 une \u00e9cole performante de blancs de la petite bourgeoise. Ceci est la seconde strat\u00e9gie que les partisans des ch\u00e8ques-\u00e9ducation ont adopt\u00e9e. A nouveau, Milwaukee sert de bon exemple. Les \u00e9coles publiques sont majoritairement noires, les \u00e9coles priv\u00e9es sont d&#8217;une mani\u00e8re \u00e9crasante blanches. Approximativement 61% des \u00e9tudiants qui sont dans les \u00e9coles publiques sont des Afro-am\u00e9ricains. Au sommet de trois \u00e9coles catholiques entre 4% et 5% des \u00e9tudiants sont des Afro-am\u00e9ricains. Cependant, les critiques du syst\u00e8me consid\u00e8rent cet attrait pour des int\u00e9r\u00eats d&#8217; \u00e9galit\u00e9 comme une tactique pour \u00e9tablir une t\u00eate-de-pont vers les programmes de ch\u00e8ques-\u00e9ducation en vue de leur universalisation ult\u00e9rieure, ce qui profiterait aux familles de la petite bourgeoisie blanche qui pourraient quitter les \u00e9coles ethniques minoritaires et pauvres majoritaires et recevoir des subventions pour des places dans des \u00e9coles priv\u00e9es d&#8217;\u00e9lite.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les campagnes qui vigoureusement vantaient les programmes des ch\u00e8ques-\u00e9ducation, il n&#8217;y en a que trois qui fonctionnent. Le programme de Milwaukee finance 13.419 \u00e9tudiants en 2003-4, Cleveland a commenc\u00e9 un programme semblable quoique plus petit en 1995, et la Floride a un programme pilote de plus ou moins 50 \u00e9tudiants, mis en service en 1999. Il y a eu trois tentatives d&#8217;instaurer des programmes de ch\u00e8ques-\u00e9ducation \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle nationale, en Oregon, en Californie et au Colorado. Ils ont \u00e9t\u00e9 soumis au vote mais furent refus\u00e9s par une majorit\u00e9 importante de plus ou moins 2 contre 1. Les &#8216;guerres des ch\u00e8ques&#8217; ont mobilis\u00e9s des oppositions au sein des syndicats d&#8217;enseignants et des communaut\u00e9s. La campagne men\u00e9e contre la Proposition 174, qui est une initiative de 1993 de ch\u00e8ques-\u00e9ducation en Californie, et qui a remport\u00e9 la bataille \u00e0 70 contre 30%, a co\u00fbt\u00e9 la somme de 16 millions de dollars \u00e0 l&#8217; Association des Enseignants de Californie, et bien plus de millions aux autres organisations communautaires. L&#8217;opposition vient de communaut\u00e9s socialement d\u00e9savantag\u00e9es auxquelles les ch\u00e8ques pr\u00e9tendent b\u00e9n\u00e9ficier, comprenant la communaut\u00e9 noire (par exemple, Marable 2002). Annette &#8216;Polly&#8217; Williams, une repr\u00e9sentante afro-am\u00e9ricaine du Parti d\u00e9mocrate dans le Wisconsin qui \u00e9tait un des sponsors du &#8216;Milwaukee Parent Choice Program&#8217; en est un exemple explicatif. Elle figura au lancement du livre de Chubb et Moe en 1990. De mani\u00e8re curieuse, le fait que les ch\u00e8ques-\u00e9ducation soient utilis\u00e9s dans le financement d&#8217;\u00e9coles religieuses la fit se d\u00e9solidariser publiquement de la campagne pour les ch\u00e8ques en 1999:<\/p>\n<p><em>Aussi longtemps que je semblais soutenir la campagne , les conservateurs ont fait de moi leur &#8220;mascotte&#8221; . Mais maintenant je suis l&#8217;exclue, ils veulent que les \u00e9coles religieuses soient financ\u00e9es par les imp\u00f4ts. On utilise les \u00e9l\u00e8ves pauvres et noirs pour les l\u00e9gitimer en tant que groupe au pouvoir<\/em>. (Citation venant de Rethinking Schools 2001, p2).<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les profits engendr\u00e9s par les ch\u00e8ques-\u00e9ducation pour des enfants qui \u00e9taient scolairement d\u00e9savantag\u00e9s, il y a peu de preuves disponibles quant \u00e0 leur efficacit\u00e9. C&#8217;est en partie d\u00fb au fait les \u00e9coles priv\u00e9es qui b\u00e9n\u00e9ficient des ch\u00e8ques-\u00e9ducation ne sont pas li\u00e9es au m\u00eame r\u00e8glement que les \u00e9coles publiques. Elles peuvent ne pas fournir les informations concernant les r\u00e9sultats des \u00e9l\u00e8ves, les taux d&#8217;exclusion et de suspension, ou leur appartenance ethnique. Elles sont exemptes des tests obligatoires. Elles ne sont pas oblig\u00e9es d&#8217;employer des professeurs dipl\u00f4m\u00e9s ou de d&#8217;atteindre le m\u00eame niveau de l&#8217;enseignement sp\u00e9cial ou de l&#8217;aide bilingue que les \u00e9coles publiques. A Milwaukee plus de 156 millions de dollars ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9s sur le programme des ch\u00e8ques en 12 ans, pourtant il n&#8217;a aucune donn\u00e9e disponible quant aux r\u00e9sultats .<\/p>\n<p><strong>Les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire<\/strong><\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaires ont fait leur apparition dans les ann\u00e9es 90 dans un environnement favorable instaur\u00e9 par les offensives n\u00e9olib\u00e9rales contre le financement des services publics par l&#8217;\u00e9tat et facilit\u00e9e dans l&#8217;enseignement par une tendance \u00e0 une gestion des \u00e9coles. Deux caract\u00e9ristiques distinctives du contexte am\u00e9ricain ont permis l&#8217;\u00e9mergence des soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire. La premi\u00e8re est la forte d\u00e9centralisation du syst\u00e8me scolaire. Il y a 15.000 districts scolaires, et chacun peut d\u00e9cider de contractualiser ses \u00e9coles (Fitz and Beers 2001). L&#8217;autre est la croissance d&#8217;un march\u00e9 du capital important dans les investissements dans des soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire \u00e0 but lucratif et un secteur d&#8217;institutions financi\u00e8res sp\u00e9cialis\u00e9es dans l&#8217; orientation des fonds vers des affaires relatives \u00e0 l&#8217;enseignement, tout comme le bien plus grand march\u00e9 des soins de sant\u00e9.<br \/>\nPendant l&#8217;ann\u00e9e 2003-4, 47 firmes g\u00e9raient 417 \u00e9coles dans 24 \u00e9tats et le District de Columbia (Molnar, Wilson et Allen 2003). On estime que d&#8217;ici 2005 4% des \u00e9l\u00e8ves des \u00e9coles publiques seront dans des \u00e9coles dirig\u00e9es par les soci\u00e9t\u00e9s de gestion.<\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire fonctionnent de deux fa\u00e7ons (Molnar 2001). Les contrats sont octroy\u00e9s aux soci\u00e9t\u00e9s de gestion par certains districts scolaires pour la gestion de leurs \u00e9coles publiques. Elles sont g\u00e9n\u00e9ralement connues sous le nom de &#8216;contract schools&#8217; (\u00e9coles contrat). Les soci\u00e9t\u00e9s de gestion g\u00e8rent \u00e9galement certaines &#8220;Charter Schools&#8221;, soit en maintenant la charte directement, soit sous contrat des d\u00e9tenteurs de la charte. Les &#8220;Charter Schools&#8221; repr\u00e9sentent la plus grande part des op\u00e9rations des soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire. Elles repr\u00e9sentent plus de 74% de l&#8217;ensemble des \u00e9coles publiques g\u00e9r\u00e9es par le priv\u00e9. (Molnar, Wilson and Allen 2003).<\/p>\n<p>La premi\u00e8re soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 but lucratif qui a g\u00e9r\u00e9 une \u00e9cole publique fut la &#8216;Education Alternatives Inc&#8217; (EAI). En 1992 elle fut appel\u00e9e \u00e0 g\u00e9rer neuf \u00e9coles \u00e0 Baltimore (Nelson 1997). Deux ann\u00e9es plus tard elle gagna un contrat pour g\u00e9rer toutes les \u00e9coles de Hartford. Edison, la plus grande soci\u00e9t\u00e9 de gestion scolaire a ouvert ses quatre premi\u00e8res \u00e9coles en 1995. Sa strat\u00e9gie consiste \u00e0 gagner des arrondissements scolaires, contrairement \u00e0 d&#8217;autres soci\u00e9t\u00e9s de gestion qui se concentrent sur des &#8220;Charter Schools&#8221; \u00e0 profit. En 2000 elle g\u00e9rait 113 \u00e9coles dans 21 \u00e9tats et le District de Columbia.<\/p>\n<p>Selon l&#8217; Education Week (6 ao\u00fbt 2003) il y avaient environ 2,700 &#8220;Charter Schools&#8221; dans 36 \u00e9tats et le District de Columbia en janvier 2003. On peut classifier les &#8220;Charter Schools&#8221; en trois types (Bastian 1996):<\/p>\n<p>1. Les &#8220;Charter Schools&#8221; qui ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9es \u00e0 partir d&#8217;\u00e9coles publiques existantes par des enseignants, des parents et des communaut\u00e9s. Elles fonctionnent au sein de districts scolaires et g\u00e9n\u00e9ralement sous des r\u00e8glements existants et de contrats d&#8217;employ\u00e9s. Il se peut qu&#8217;elles aient une &#8216;charte&#8217; l\u00e9gale s\u00e9par\u00e9e.<\/p>\n<p>2. Les nouvelles \u00e9coles \u00e9tablies au sein du syst\u00e8me scolaire public avec une &#8216;charte&#8217; sp\u00e9ciale avec soit le district ou l&#8217;\u00e9tat. Elles ont tendance \u00e0 fonctionner ind\u00e9pendamment et peuvent \u00eatre exemptes de certains r\u00e8glements.<\/p>\n<p>3. Les nouvelles \u00e9coles dirig\u00e9es par une entit\u00e9 ou une affaire priv\u00e9e. Elles peuvent faire partie l\u00e9galement du syst\u00e8me scolaire public par un contrat avec un \u00e9tat ou un district, mais ce ne sont pas g\u00e9n\u00e9ralement les m\u00eames r\u00e8glements et les m\u00e9canismes de responsabilit\u00e9 qui les r\u00e9gissent (Bulkley and Fisler 2002). La moiti\u00e9 des \u00e9tats qui ont des &#8220;Charter Schools&#8221; permettent l&#8217;abandon des r\u00e8gles et des r\u00e9glementations qui r\u00e9gissent les conventions collectives de travail, les dipl\u00f4mes des enseignants et les curriculums.<\/p>\n<p>Le mouvement des &#8220;Charter Schools&#8221; a trois bases sociales, politiques et \u00e9ducationnelles distinctes qui correspondent en grande partie aux trois cat\u00e9gories d&#8217; &#8216;&#8221;Charter Schools&#8221;:<\/p>\n<p>1. Les &#8220;Charter Schools&#8221; dont les fondements reposent sur des efforts de restructuration de l&#8217;enseignement public pour cr\u00e9er des \u00e9coles innovantes, pour g\u00e9n\u00e9ralement satisfaire les besoins des \u00e9l\u00e8ves d\u00e9savantag\u00e9s d&#8217;un point de vue scolaire et souvent influenc\u00e9s par le mouvement de contr\u00f4le de la communaut\u00e9. De telles \u00e9coles ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9es sur base de philosophies \u00e9ducationnelles (par exemple, Montessori, Coalition of Essential Schools), de populations d&#8217;\u00e9tudiants sp\u00e9cifiques (par exemples les laiss\u00e9s pour compte des lyc\u00e9es) et de communaut\u00e9s particuli\u00e8res (par exemple, les Indiens d&#8217;Am\u00e9rique). Jingletown est un exemple d&#8217;\u00e9cole charter r\u00e9formiste \u00e0 but non lucratif \u00e0 Oakland qui \u00e0 la base servait la communaut\u00e9 Latino en refl\u00e9tant sa culture sous le contr\u00f4le de la communaut\u00e9 (Rethinking Schools 2001).<\/p>\n<p>2. Les &#8220;Charter Schools&#8221; dont le but est de procurer un enseignement de tr\u00e8s haute qualit\u00e9 pour une \u00e9lite<\/p>\n<p>3. Des &#8220;Charter Schools&#8221; dirig\u00e9es dans un but lucratif et comme un moyen de cr\u00e9er des \u00e9coles de quasi-march\u00e9s.<\/p>\n<p>Bastian propose huit crit\u00e8res pour qualifier les &#8220;Charter Schools&#8221; (Bastian 1996):<br \/>\n1. L&#8217;\u00e9cole charter renforce-t-elle ou affaiblit-elle le syst\u00e8me \u00e9ducatif dans son ensemble?<br \/>\n2. Peut-elle \u00eatre copi\u00e9e?<br \/>\n3. Est-elle non confessionnelle?<br \/>\n4. R\u00e9pond-elle \u00e0 un besoin non satisfait par l&#8217;\u00e9cole publique existante?<br \/>\n5. Est-elle responsable vis-\u00e0-vis du publique?<br \/>\n6. Est-elle gouvern\u00e9e par un conseil scolaire local? [c&#8217;est-\u00e0-dire, dans le contexte britannique, fait-elle partie des Administrations scolaires locales?]<br \/>\n7. A-t-elle le m\u00eame financement et les m\u00eames conditions de travail que les autres \u00e9coles publiques?<br \/>\n8. Est-ce un projet exp\u00e9rimental dont l&#8217;impact sur les \u00e9coles avoisinantes sera \u00e9valu\u00e9?<br \/>\n(R\u00e9f\u00e9rez-vous \u00e0 l&#8217;Annexe qui est un compte rendu des deux &#8220;Charter Schools&#8221; diff\u00e9rentes: Casey 2000)<\/p>\n<p>Le secteur de croissance des soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire consiste dans le fonctionnement des &#8220;Charter Schools&#8221; publiques parce qu&#8217;elles sont moins assujetties aux r\u00e8glements scolaires de district en ce qui concerne les programmes des cours, la p\u00e9dagogie et les membres du personnel. Des 2.073 &#8220;Charter Schools&#8221; en 2000 on estime que 15 \u00e0 20% \u00e9taient g\u00e9r\u00e9es par des soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire, ce qui repr\u00e9sente environ 300 \u00e0 400 (Molnar 2001). La distribution est in\u00e9gale, avec une grande concentration dans certaines villes. A Michigan 72% des &#8220;Charter Schools&#8221; sont g\u00e9r\u00e9es par des soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 but lucratif.<\/p>\n<p>Le tableau suivant r\u00e9sume les diff\u00e9rents types de &#8220;Charter Schools&#8221; et le r\u00f4le des soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire:<\/p>\n<p><strong>Les &#8220;Charter Schools&#8221; et les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire<\/strong><\/p>\n<p>3 types de &#8220;Charter Schools&#8221; et 2 types de contrats de soci\u00e9t\u00e9 de gestion scolaire<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-192\" src=\"http:\/\/www.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2004\/01\/extrait_graphique.gif\" alt=\"extrait_graphique.gif\" width=\"360\" height=\"348\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p><em>Les revendications des soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire <\/em><\/p>\n<p>Les \u00e9coles g\u00e9r\u00e9es par ces soci\u00e9t\u00e9s sont plus innovantes, plus responsables, plus performantes, et stimulantes que le syst\u00e8me scolaire public. Quelles sont les preuves de telles revendications ?<\/p>\n<p>L&#8217;innovation dans la pratique de l&#8217;enseignement<br \/>\nSelon Molnar (2001), toutes les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire \u00e0 but lucratif promettent des nouvelles m\u00e9thodes d&#8217;enseignement, ainsi que des nouveaux programmes de cours. Bulkley et Fisler (2002) remarquent qu&#8217;il y a peu de recherches en p\u00e9dagogie dans les \u00e9coles charter (qu&#8217;elles soient \u00e0 but lucratif ou non). Molnar souligne que les innovations revendiqu\u00e9es par les \u00e9coles g\u00e9r\u00e9es par les soci\u00e9t\u00e9s de gestion sont publiquement disponibles et qu&#8217;elles sont largement utilis\u00e9es ailleurs (par exemple le &#8216;Success for All approach to reading&#8217;) et que certaines sont contestables ( par exemple le &#8216;Direct Instruction&#8217;).<\/p>\n<p><em>La responsabilit\u00e9<\/em><\/p>\n<p>Les &#8220;Charter Schools&#8221; ont l&#8217;intention d&#8217;\u00eatre responsables vis-\u00e0-vis des communaut\u00e9s qu&#8217;elles servent , mais les \u00e9coles g\u00e9r\u00e9es par les soci\u00e9t\u00e9s de gestion essaient de saper la notion de direction locale, et ce de deux fa\u00e7ons. Premi\u00e8rement, le contr\u00f4le par des soci\u00e9t\u00e9s nationales signifie souvent que les d\u00e9cisions sont prises \u00e0 des centaines de kilom\u00e8tres. Deuxi\u00e8mement, les \u00e9conomies d&#8217;\u00e9chelle que les soci\u00e9t\u00e9s cherchent \u00e0 faire afin de maximaliser la rentabilit\u00e9 entra\u00eenent une normalisation des fonds aux d\u00e9pens des probl\u00e8mes locaux (Molnar 2001).<\/p>\n<p><em>L&#8217; impact sur le syst\u00e8me scolaire public<\/em><\/p>\n<p>On n&#8217;a pas de preuve que les &#8220;Charter Schools&#8221; (lucratives ou non) fonctionnent comme des laboratoires pour innover le syst\u00e8me scolaire public, et pas de structure pour que cela se passe (Molnar 2001, Bulkley et Fisler 2002). Plusieurs soci\u00e9t\u00e9s de gestion ont d\u00e9velopp\u00e9 des programmes de cours dont elles sont propri\u00e9taires et que des consid\u00e9rations commerciales les emp\u00eachent de partager. Cependant il y a des preuves que de telles \u00e9coles injustement d\u00e9tournent les ressources des \u00e9coles normales de l&#8217;\u00e9tat (Education Week du 6 ao\u00fbt 2003). Ladd (2001) fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des recherches montrant les diff\u00e9rences importantes dans les politiques d&#8217;inscription entre les &#8220;Charter Schools&#8221; qui veulent faire des b\u00e9n\u00e9fices et celles qui ne veulent pas. Les premi\u00e8res avaient de mani\u00e8re significative moins d&#8217;\u00e9l\u00e8ves avec des besoins sp\u00e9cifiques et moins d&#8217;\u00e9l\u00e8ves b\u00e9n\u00e9ficiant de repas gratuits et \u00e0 prix r\u00e9duit. Ladd conclut que la recherche permettra d&#8217;\u00e9tablir que les soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 but lucratif chercheront \u00e0 minimiser le nombre d&#8217;\u00e9l\u00e8ves dont l&#8217;\u00e9ducation co\u00fbte plus ch\u00e8re que les autres.<\/p>\n<p><em>La Performance<\/em><\/p>\n<p>Molnar (2001) pr\u00e9tend que des preuves ind\u00e9pendantes ne peuvent confirmer les affirmations de niveaux plus \u00e9lev\u00e9s de r\u00e9ussite dans les \u00e9coles g\u00e9r\u00e9es par des soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire et que ces derni\u00e8res ont un int\u00e9r\u00eat requis d&#8217;exag\u00e9rer les r\u00e9sultats. Un rapport ult\u00e9rieur r\u00e9dig\u00e9 par le United States General Accounting Office (2002) confirme l&#8217;avis de Molnar. Ce rapport conclut que, par manque de preuves, on ne peut pas d\u00e9terminer l&#8217;efficacit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s de gestion priv\u00e9es que le bureau a examin\u00e9es. Une \u00e9tude r\u00e9cente demand\u00e9e par la National Education Association, et effectu\u00e9e par le Evaluation Center \u00e0 la Western Michigan University sur 10 \u00e9coles Edison a montr\u00e9 que ces 10 \u00e9coles fonctionnaient exactement comme les autres \u00e9coles publiques comparables, ou l\u00e9g\u00e8rement moins bien(Miner 2002b). Un nombre de contrats ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9s \u00e0 Wichita, Dallas et San Francisco \u00e0 la suite de mauvais r\u00e9sultats.<\/p>\n<p>Etant donn\u00e9 les probl\u00e8mes avec les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire, qu&#8217;est-ce qui attire les districts scolaires ? Comme le d\u00e9clare Miner, &#8216;Une partie au moins de la question r\u00e9side dans les connexions politiques et le lobbying intense des partisans de la privatisation&#8217; (2002b, p17). Une deuxi\u00e8me raison est le d\u00e9sir des politiciens locaux et des hauts responsables de s&#8217;assurer une position rapide et de faire retomber le poids des responsabilit\u00e9s sur les financements publics, dans le contexte d&#8217;une dominance croissante d&#8217;une id\u00e9ologie de march\u00e9.<\/p>\n<p><strong>La rentabilit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Le but principal des soci\u00e9t\u00e9s qui investissent dans les \u00e9coles est bien s\u00fbr la rentabilit\u00e9, effective ou potentielle, et pas simplement la rentabilit\u00e9 pure mais un taux plus \u00e9lev\u00e9 de b\u00e9n\u00e9fices pouvant \u00eatre obtenus dans d&#8217;autres investissements. Jusqu&#8217;ici les preuves sont peu claires . Molnar (2001) cite une \u00e9tude faite par le Centre de recherche de l&#8217;Enseignement, (&#8216; Centre for Education Research, Analysis and Innovation of 21 education-for-profit companies&#8217;) . Cinq des 21 \u00e9coles g\u00e9r\u00e9es par ces soci\u00e9t\u00e9s \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme lucratives , mais les chiffres pour quatre d&#8217;entre elles venaient directement de ces soci\u00e9t\u00e9s, et quatre des cinq \u00e9taient soit des petites soci\u00e9t\u00e9s ou des soci\u00e9t\u00e9s pour lesquelles les soci\u00e9t\u00e9s de gestion ne repr\u00e9sentaient qu&#8217;une petite partie de la totalit\u00e9 de leurs op\u00e9rations. Selon un rapport par les &#8216;Eduventuress, les analystes du march\u00e9 am\u00e9ricain du 9 juin 2003, &#8216; les investissements d&#8217;expansion abondent dans le secteur des entreprises (Gallagher 2003), mais le secteur couvre la totalit\u00e9 des activit\u00e9s commerciales, comprenant le secteur sp\u00e9cifiquement rentable de l&#8217;apprentissage \u00e9lectronique.<\/p>\n<p>L&#8217; exp\u00e9rience des soci\u00e9t\u00e9s de gestion ne suscite pas l&#8217;optimisme. L&#8217; Education Alternatives Inc. (EAI) fut le premier organisme \u00e0 g\u00e9rer une \u00e9cole priv\u00e9e. John Golle, dirigeant de EAI, d\u00e9clarait que sa soci\u00e9t\u00e9 pouvait g\u00e9rer des \u00e9coles publiques pour la m\u00eame somme d&#8217;argent, am\u00e9liorer les r\u00e9alisations et encore faire du profit. Au printemps 2002 la soci\u00e9t\u00e9 qui portait d\u00e9sormais le nom de Tesseract group Inc avait des millions de dettes. Aujourd&#8217;hui la soci\u00e9t\u00e9 est en faillite (Miner 2002b). Edison est actuellement la plus importante soci\u00e9t\u00e9 de gestion. Il a commenc\u00e9 en d\u00e9clarant qu&#8217;il cr\u00e9erait 1000 \u00e9coles \u00e0 profit, mais ult\u00e9rieurement s&#8217;est content\u00e9 sur la gestion des \u00e9coles publiques (Rethinking Schools 2001). En ao\u00fbt 2002 Edison annon\u00e7a un changement de strat\u00e9gie, passant de l&#8217;expansion \u00e0 la consolidation (Molnar, Wilson et Allen 2003). En 2002, il g\u00e9rait 136 \u00e9coles dans 22 \u00e9tats et le District de Columbia. Cependant, depuis sa fondation en 1992, il a perdu plus de 233 millions de dollars. En 2003 il pr\u00e9tend avoir fait des b\u00e9n\u00e9fices pour la premi\u00e8re fois, \u00e0 la suite de la diversification des cours postscolaires. Dans ce que le Times Educational Supplement (Phillips 2003) d\u00e9crit comme &#8221; un virement am\u00e8rement ironique&#8221;, Edison fut vendu en novembre 2003 au projet de pension publique de l&#8217;\u00e9tat de Floride pour 182 millions de dollars. 49% des fonds repr\u00e9sentent les \u00e9pargnes des enseignants de Floride. Edison a des liens tr\u00e8s \u00e9troits avec les R\u00e9publicains et notamment avec le gouverneur de Floride, Jeb Bush.<\/p>\n<p>Les investisseurs doivent estimer si la rentabilit\u00e9 possible des soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 profit pour l&#8217;\u00e9ducation d\u00e9passe les risques politiques. Leeds Weld, un dirigeant de fonds priv\u00e9s, s&#8217;est concentr\u00e9 sur les investissements des Entreprises de services aux connaissances ( Knowledge Service Industries), et a r\u00e9cemment annonc\u00e9 qu&#8217;il n&#8217;investirait pas dans ces entreprises : &#8216;Leeds Weld ne consid\u00e8re plus ces soci\u00e9t\u00e9s qui poursuivent la privatisation de l&#8217;enseignement comme susceptibles d&#8217;engendrer une croissance \u00e0 long terme n\u00e9cessaire pour compenser les risques.&#8217; ( revue de presse du 14 ao\u00fbt 2003 par le Syndicat international des Employ\u00e9s des Services).<\/p>\n<p><strong>Le march\u00e9 de l&#8217;enseignement<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9anmoins les investisseurs sont toujours attir\u00e9s par le projet de rentabilit\u00e9 du march\u00e9 de l&#8217;enseignement. Une caract\u00e9ristique essentielle de la privatisation de l&#8217;enseignement public aux USA a \u00e9t\u00e9 l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;un march\u00e9 du capital et d&#8217;un secteur d&#8217;institutions financi\u00e8res dont le but consistait \u00e0 chercher et \u00e0 orienter un capital \u00e0 risque. Selon un rapport des Eduventures du 9 juillet 2003 ,<\/p>\n<p><em>L&#8217;\u00e9mergence d&#8217;une industrie de l&#8217;enseignement publiquement capitalis\u00e9e &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire, un enseignement consid\u00e9r\u00e9 comme un secteur de l&#8217;\u00e9conomie semblable aux soins de sant\u00e9, aux services publiques ou financiers, avec des centaines de soci\u00e9t\u00e9s publiquement commerciales, a d\u00e9but\u00e9 par les capitaux initiaux et des capitaux \u00e0 risque qui servaient de catalyseurs \u00e0 la croissance industrielle. Les nouvelles affaires d&#8217;entreprises ainsi que de nouvelles solutions \u00e9ducationnelles ne peuvent \u00eatre amen\u00e9es au march\u00e9 qu&#8217;avec une solide base de capitaux \u00e0 partir desquels elles pourraient fructifier<\/em>. (Gallagher 2003)<\/p>\n<p>L&#8217;un des cr\u00e9ateurs de ce march\u00e9 est le NewSchools Venture Fund. Il se d\u00e9crit comme &#8216;une entreprise philanthropique \u00e0 risque, un interm\u00e9diaire de valeur ajout\u00e9e aux fondations institutionnelles, donateurs individuels et aux \u00e9dupreneurs&#8217; (NewSchools 2003). Le capital est crucial, mais \u00e0 la fois la communaut\u00e9 du capital \u00e0 risque et la communaut\u00e9 des fondations sont extraordinairement faibles&#8217; (p5). Depuis 2002 il y a eu un effondrement du march\u00e9 du capital \u00e0 risque pour un enseignement lucratif, et le monde des fondations a \u00e9t\u00e9 s\u00e9v\u00e8rement touch\u00e9 par le d\u00e9clin du march\u00e9 financier. Ainsi NewSchools Venture Fund joue un r\u00f4le capital en trouvant des b\u00e9n\u00e9fices de d\u00e9part \u00e0 risque plus \u00e9lev\u00e9 et des investisseurs ne d\u00e9sirant pas faire de profit. Parmi ces derniers se trouve la Fondation de Bill et Melinda Gates . Lors d&#8217;une conf\u00e9rence de presse le 30 juin 2003 la Fondation a annonc\u00e9 un investissement de 22 millions de dollars dans le NewSchools Venture Fund pour des syst\u00e8mes de &#8220;Charter Schools&#8221; g\u00e9r\u00e9es par des \u00e9dupreneurs ne d\u00e9sirant pas faire de profit . Cinq soci\u00e9t\u00e9s de gestion \u00e9tablirent 20 \u00e9coles chacune. Au total, la Fondation a investi plus de 100 millions de dollars dans les &#8220;Charter Schools&#8221;.<\/p>\n<p>Dans sa publication intitul\u00e9e Theory of Change (NewSchools 2003), la firme New Schools explique le raisonnement de son projet. &#8216; Pour nous, les aptitudes du 21\u00e8me si\u00e8cle fusent vers deux grands th\u00e8mes dans l&#8217;enseignement : l&#8217;\u00e9quit\u00e9 et la comp\u00e9titivit\u00e9.&#8217; L&#8217;\u00e9quit\u00e9 est d\u00e9finie comme une \u00e9galit\u00e9 d&#8217;acc\u00e8s \u00e0 un grand enseignement. La comp\u00e9titivit\u00e9 fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un enseignement qui forme une population qualifi\u00e9e, qui est essentielle pour maintenir les USA en t\u00eate de l&#8217;\u00e9conomie globale&#8217; (p3). On est pass\u00e9 en quarante ans d&#8217;une culture de conformit\u00e9 \u00e0 une culture des r\u00e9sultats. Le financement est li\u00e9 aux r\u00e9sultats (p3). Les acteurs qui permettent ce changement de sc\u00e9nario sont les \u00e9dupreneurs. &#8216;A dessein, l&#8217;enseignement public est tr\u00e8s r\u00e9sistant aux changements. Il faudra d\u00e8s lors acc\u00e9l\u00e9rer les am\u00e9liorations en prenant des agents de l&#8217;enseignement r\u00e9formistes, du monde des affaires, du domaine politique et du non lucratif.(p2). &#8216;Les \u00e9dupreneurs sont des acteurs de changement qui combinent le sens aigu des affaires avec des analyses de l&#8217;enseignement pour cr\u00e9er un changement \u00e0 long terme&#8217; (p4). Le r\u00f4le de l&#8217;\u00e9tat dans ce sc\u00e9nario est de garder les r\u00eanes et de permettre un contexte favorable , donnant toute libert\u00e9 aux \u00e9coles qui r\u00e9ussissent et des sanctions aux \u00e9coles qui \u00e9chouent.<\/p>\n<p><strong>Un syst\u00e8me scolaire construit, contractualis\u00e9 et contr\u00f4l\u00e9 par l&#8217;\u00e9tat et commercialis\u00e9 par plusieurs fournisseurs<\/strong><\/p>\n<p>La combinaison des ch\u00e8ques-\u00e9ducation et des \u00e9dupreneurs, bien qu&#8217;ils ne repr\u00e9sentent encore qu&#8217;une minorit\u00e9 des fonds scolaires aux USA, a d\u00e9j\u00e0 cr\u00e9\u00e9 dans certaines r\u00e9gions une nouvelle g\u00e9ographie des \u00e9coles qui red\u00e9finit ce qu&#8217;est une \u00e9cole publique. Les partisans du libre choix et des programmes de &#8220;Charter Schools&#8221; \u00e0 but lucratif affirment que la meilleure d\u00e9finition d&#8217;une \u00e9cole publique est une \u00e9cole qui sert le public. De mani\u00e8re plus pr\u00e9cise, on voit l&#8217;\u00e9mergence de diff\u00e9rents syst\u00e8mes \u00e9ducatifs commercialis\u00e9s locaux qui sont construits et contr\u00f4l\u00e9s par l&#8217;autorit\u00e9 locale au moyen de relations contractuelles avec diff\u00e9rents fournisseurs. L&#8217;exemple le plus avanc\u00e9 est celui de Milwaukee.<\/p>\n<p>A Milwaukee, en cette ann\u00e9e scolaire 2003-4, il y a 120.500 \u00e9l\u00e8ves. ( les renseignements suivants proviennent de Borsuk 2003.)<br \/>\n&#8211; 91.258 fr\u00e9quentent la structure principale des \u00e9coles maternelles, primaires, secondaires inf\u00e9rieures et et sup\u00e9rieures de Milwaukee.<br \/>\n&#8211; 13.419 sont inscrits dans 106 \u00e9coles priv\u00e9es, comprenant des \u00e9coles religieuses, qui font partie du Programme de l&#8217;\u00e9tat de libre-choix parental \u00e0 Milwaukee (MPS).<br \/>\n&#8211; 2.595 fr\u00e9quentent cinq \u00e9coles qui ont re\u00e7u des charters ( passerelles pour pouvoir fonctionner dans l&#8217;Universit\u00e9 de Wisconsin-Milwaukee.)<br \/>\n&#8211; 852- ou plus fr\u00e9quentent cinq \u00e9coles qui sont agr\u00e9es par l&#8217;administration de la ville de Milwaukee.<br \/>\n&#8211; 2.443 fr\u00e9quentent 11 &#8220;Charter Schools&#8221; &#8220;non-instrumentality&#8221;. Elles sont sous contrat avec le MPS pour recevoir de l&#8217;argent et la permission de fonctionner, mais leur personnel n&#8217;est pas employ\u00e9 par le MPS.<br \/>\n&#8211; 3.658 fr\u00e9quentent des \u00e9coles alternatives, de partenariat et de contrat qui sont pay\u00e9es par le MPS pour s&#8217;occuper d&#8217; \u00e9l\u00e8ves qui n&#8217;ont g\u00e9n\u00e9ralement pas bien r\u00e9ussi dans les \u00e9coles conventionnelles.<\/p>\n<p>Comme le d\u00e9clare Borsuk,<\/p>\n<p><em>Avec les changements on voit l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;\u00e9coles qui n&#8217;existaient pas il y a quelques ann\u00e9es, certaines sont tr\u00e8s bonnes, certaines sont au mieux tr\u00e8s contestables, certaines offrent des approches conventionnelles ou classiques de l&#8217;enseignement et toutes re\u00e7oivent l&#8217;argent public.<br \/>\nIl en r\u00e9sulte un ensemble impressionnant d&#8217;options scolaires dont disposent les parents habitants Milwaukee, particuli\u00e8rement les parents \u00e0 bas salaire, qui peuvent tr\u00e8s bien \u00eatre sans pareil aux USA. Environ 200 programmes font maintenant partie du syst\u00e8me MPS &#8211; plusieurs dizaines d&#8217;entre eux ayant \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s comme options aux \u00e9coles conventionnelles<\/em>.<\/p>\n<p>Bien que l&#8217; administration locale soit le principal moteur, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral am\u00e9ricain d\u00e9veloppe des politiques qui octroient une base l\u00e9gale favorable et des motivations financi\u00e8res pour soutenir les ch\u00e8ques-\u00e9ducation et les &#8220;Charter Schools&#8221;, comprenant les \u00e9coles \u00e0 profit. Le budget du Minist\u00e8re de l&#8217;Enseignement am\u00e9ricain pour 2004 inclut l&#8221;Expanded Options for Parents&#8217; (U.S. Department of Education 2003). La l\u00e9gislation existante connue sous le nom de &#8216;No Child Left Behind&#8217; ( Aucun enfant \u00e0 la tra\u00eene) autorise d\u00e9j\u00e0 les parents de passer d&#8217;une \u00e9cole peu ou pas performante \u00e0 une meilleure \u00e9cole. Mais beaucoup de districts scolaires manquent d&#8217;options, aussi le budget permet d&#8217;autres mesures pour r\u00e9soudre ce probl\u00e8me, sous forme de cr\u00e9dits d&#8217;imp\u00f4ts sur les allocations et les frais de transport vers des \u00e9coles priv\u00e9es. Il permet \u00e9galement le financement aux \u00e9tats, districts scolaires et aux organisations non lucratives afin qu&#8217;elles permettent aux parents le transfert vers des \u00e9coles publiques ou priv\u00e9es tr\u00e8s performantes. Un total de 320 millions de dollars est donn\u00e9 sous forme d&#8217;allocations aux &#8220;Charter Schools&#8221; pour qu&#8217;elles ach\u00e8tent ou am\u00e9liorent les installations, comprenant des fonds de garantie afin d&#8217;encourager les investissements.<\/p>\n<p>Il ne faudrait pas exag\u00e9rer l&#8217;ampleur du r\u00f4le de l&#8217;\u00e9tat qui est pass\u00e9 du statut de fournisseur, au statut de r\u00e9gulateur de fonds d\u00e9gag\u00e9s, la grande majorit\u00e9 des \u00e9coles am\u00e9ricaines sont encore g\u00e9r\u00e9es par des districts scolaires \u00e9lus. Cependant, le district scolaire de la ville de Philadelphie offre un exemple du processus de contractualisation mis en action dans un syst\u00e8me de partenariat priv\u00e9 et public avec plusieurs fournisseurs. Le 16 avril 2003 la Commission de r\u00e9formes scolaires de Philadelphie (Philadelphia&#8217;s School Reform Commission) annon\u00e7a ses derniers projets pour un syst\u00e8me scolaire public de district :<br \/>\n&#8211; Victory Inc. g\u00e9rera 2 \u00e9coles suppl\u00e9mentaires aux cinq d\u00e9j\u00e0 g\u00e9r\u00e9es.<br \/>\n&#8211; Temple University g\u00e9rera 1 \u00e9cole suppl\u00e9mentaire aux cinq qu&#8217;elle g\u00e8re d\u00e9j\u00e0 .<br \/>\n&#8211; Foundations Inc. g\u00e9rera une \u00e9cole suppl\u00e9mentaire aux cinq qu&#8217;elle g\u00e8re d\u00e9j\u00e0.<br \/>\n&#8211; Le contrat de Chancellor Beacon de g\u00e9rer 5 \u00e9coles s&#8217;est cl\u00f4tur\u00e9 parce qu&#8217; il n&#8217;a pas pu fournir de preuves d&#8217;une approche agressive n\u00e9cessaire pour r\u00e9former cinq \u00e9coles&#8217;.<br \/>\n&#8211; Quatre nouvelles &#8220;Charter Schools&#8221; purent ouvrir en septembre 2003 et l&#8217;ouverture de trois autres fut approuv\u00e9e.<br \/>\n&#8211; Le district a ouvert les candidatures \u00e0 d&#8217;autres organisations scolaires pour g\u00e9rer les \u00e9coles. Sept ont r\u00e9pondu: l&#8217;Eastern University, la Friends of the Family Academy, le Germantown Settlement\/America Best Schools Partnership, le Innovative Education Programs,le K-12, la St Joseph&#8217;s University, et les Nobel Learning Communities. (K-12 est une soci\u00e9t\u00e9 d&#8217;enseignement priv\u00e9 dirig\u00e9e par l&#8217;ancien Secr\u00e9taire am\u00e9ricain de l&#8217;Enseignement, William J Bennett.)<\/p>\n<p>Paul Vallas, le School District CEO a d\u00e9clar\u00e9 &#8216; une r\u00e9forme astucieuse d\u00e9c\u00e8lera ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas&#8217;. A ces fins, le district teste les strat\u00e9gies de diff\u00e9rents directeurs de l&#8217;enseignement et les tient responsables des r\u00e9sultats.&#8217; (Guerin 2003). Philadelphie a opt\u00e9 pour une approche r\u00e9gulatrice beaucoup plus rigoureuse des pourvoyeurs priv\u00e9s qu&#8217;\u00e0 Milwaukee, en utilisant les finalit\u00e9s de performance et de co\u00fbt semblables \u00e0 celles utilis\u00e9es en Angleterre.<\/p>\n<p><strong>Le rapport entre l&#8217;exp\u00e9rience am\u00e9ricaine et l&#8217;exp\u00e9rience anglaise<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;emprunt en mati\u00e8re d&#8217;enseignement a travers\u00e9 l&#8217;Atlantique de part et d&#8217;autre depuis l&#8217;\u00e9poque de Thatcher et Reagan. C&#8217;est dans ce contexte-l\u00e0 que je consid\u00e9rerai les programmes de ch\u00e8ques-\u00e9ducation et ensuite que je soulignerai un nombre de similitudes.<\/p>\n<p><strong>Les ch\u00e8ques-\u00e9ducation<\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est le premier Ministre de l&#8217;Enseignement sous Margaret Thatcher, Keith Joseph, qui a le premier \u00e9mis l&#8217;id\u00e9e des ch\u00e8ques-\u00e9ducation (&#8216;vouchers&#8217;), qui a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e car consid\u00e9r\u00e9e comme politiquement trop risqu\u00e9e, bien que plus tard elle ait donn\u00e9 naissance aux &#8216; Assisted Places Scheme&#8217; et aux ch\u00e8ques des \u00e9coles maternelles, tous deux abolis par les Travaillistes lorsqu&#8217;ils arriv\u00e8rent au pouvoir. Ils r\u00e9apparurent sous les Conservateurs lors de la conf\u00e9rence annuelle du parti en automne 2003. Jusqu&#8217;\u00e0 maintenant la strat\u00e9gie des travaillistes a consist\u00e9 \u00e0 fournir un &#8216;choix et une diversit\u00e9&#8217; au sein m\u00eame du syst\u00e8me \u00e9ducationnel de l&#8217;\u00e9tat, par des march\u00e9s \u00e9ducationnels locaux combinant diff\u00e9rents types d&#8217;\u00e9coles, comprenant des \u00e9coles &#8216;confessionnelles&#8217;, avec les choix parentaux, plut\u00f4t qu&#8217;en augmentant les subventions aux \u00e9coles priv\u00e9es en dehors du syst\u00e8me. Il y a cependant des indications que le Parti n\u00e9o-travailliste envisage ce syst\u00e8me de ch\u00e8ques. Bien que l&#8217;adoption de ces derniers entra\u00eenerait une opposition politique, ils pourraient \u00eatre supplant\u00e9s par les b\u00e9n\u00e9fices politiques d&#8217;un partenariat du priv\u00e9 et du public, ce qui pourrait \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 comme une mani\u00e8re de promouvoir les int\u00e9r\u00eats des \u00e9l\u00e8ves d\u00e9savantag\u00e9s d&#8217;un point de vue scolaire tout en sauvegardant et en subventionnant les privil\u00e8ges de la classe moyenne.<\/p>\n<p>Le suppl\u00e9ment du Times Educational a r\u00e9cemment rapport\u00e9 que Andrew Adonis, le principal conseiller en \u00e9ducation de Blair, est un fervent partisan des ch\u00e8ques-\u00e9ducation et qu&#8217;il y a un &#8216;trafic incessant&#8217; entre le 10 Downing Street et Milwaukee (TES le 10 octobre 2003). Si l&#8217;on devait chercher de nouvelles sources de sp\u00e9culation, on trouverait les suivantes. Dans un r\u00e9cent article du journal semi-officiel du parti n\u00e9o-travailliste , Progressive Politics, Michel et Browne (2003), deux figures importantes du New Labour Policy Network, font l&#8217;\u00e9loge des ch\u00e8ques-\u00e9ducation au Danemark et en Su\u00e8de. Dans ces deux pays les ch\u00e8ques peuvent \u00eatre utilis\u00e9s lors de l&#8217;inscription dans une \u00e9cole de l&#8217;\u00e9tat ou dans une \u00e9cole qui, bien que priv\u00e9e, ne soit pas lucrative. A cet effet, nous devrions signaler un article paru en 2003 dans le m\u00eame journal et sign\u00e9 par Tony Blair demandant une r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de la &#8216;Third Way&#8217; par de nouvelles formes radicales de marchandisation des services publics.<\/p>\n<p><em>Nous serions bien plus radicaux sur le r\u00f4le de l&#8217;\u00e9tat en tant que r\u00e9gulateur plut\u00f4t que fournisseur&#8230; Nous devrions stimuler de nouveaux candidats aux march\u00e9s scolaires. Nous devrions \u00eatre d\u00e9sireux d&#8217;exp\u00e9rimenter de nouvelles formes de cofinancement dans le secteur public<\/em>. (Blair 2003).<\/p>\n<p>Tim Brighouse, l&#8217;ancien directeur de l&#8217;enseignement \u00e0 Birmingham , qui dirige actuellement le projet du gouvernement de r\u00e9formes de l&#8217;enseignement \u00e0 Londres, a plusieurs fois r\u00e9it\u00e9r\u00e9 qu&#8217;il serait erron\u00e9 d&#8217;abolir les Assisted Places Scheme. La CfBT, la soci\u00e9t\u00e9 d&#8217;enseignement approuv\u00e9e par le gouvernement qui est favorable au financement priv\u00e9 de l&#8217;enseignement a tenu un s\u00e9minaire le 9 juin 2002 dans une s\u00e9rie de conf\u00e9rences sous l&#8217; appelation &#8216;Lib\u00e9raliser l&#8217;enseignement&#8217; intitul\u00e9 &#8216; Construisons une nouvelle conception de l&#8217;enseignement public : l&#8217;exp\u00e9rience de Milwaukee&#8217;. Deux repr\u00e9sentants du secteur priv\u00e9 de l&#8217;enseignement \u00e0 Milwaukee \u00e9taient pr\u00e9sents. On aurait pu sp\u00e9culer qu&#8217;un candidat potentiel pour un projet de ch\u00e8ques-\u00e9ducation aurait \u00e9t\u00e9 l&#8217;ensemble des 50 \u00e9coles priv\u00e9es \u00e0 prix r\u00e9duit qui ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es par le Global Education Management Systems, puisque \u00e9taient pr\u00e9sents leur conseil consultatif de l&#8217;ancien inspecteur en chef des \u00e9coles Mike Tomlinson (qui y pr\u00e9side), Elizabeth Passmore, ancienne directrice des Inspections de Ofstedet et John MacBeath, titulaire de l&#8217; educational leadership&#8217; \u00e0 Cambridge (TES le 26 septembre 2003). Les tendances actuelles de standardiser les d\u00e9penses de l&#8217;enseignement \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon national constitueraient une premi\u00e8re condition, n\u00e9cessaire \u00e0 l&#8217;adoption des ch\u00e8ques-\u00e9ducation .<\/p>\n<p><strong>Les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire <\/strong><\/p>\n<p>Le fonctionnement des soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire a pris en Grande Bretagne deux formes principales, aucune ne correspondant directement \u00e0 celles des USA. La premi\u00e8re est la d\u00e9centralisation des Autorit\u00e9s scolaires locales . L&#8217;autre est la construction ou la mise \u00e0 neuf et le fonctionnement des \u00e9coles sous les &#8216;Private Finance Initiative contracts&#8217; (Hatcher 2003a, b). Cette derni\u00e8re impose la propri\u00e9t\u00e9 et la gestion des locaux, des installations et du personnel non-enseignant sous contrats \u00e0 long-terme, mais n&#8217;impose pas ( au moins , pas encore), la gestion des enseignants. Les soci\u00e9t\u00e9s de gestion n&#8217;ont pas encore pass\u00e9 de contrat pour la gestion des \u00e9coles elles-m\u00eames, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s. La raison principale est qu&#8217;elles ne sont pas assez rentables. Cependant, il est clair que le gouvernement a l&#8217;intention d&#8217;encourager ces initiatives et a adopt\u00e9 deux strat\u00e9gies pour y parvenir. Tout d&#8217;abord , l&#8217;Education Act de 2002 oblige les autorit\u00e9s scolaires locales \u00e0 proposer l&#8217;ouverture de nouvelles \u00e9coles et inviter les soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es \u00e0 les g\u00e9rer . La deuxi\u00e8me strat\u00e9gie, ce sont les Acad\u00e9mies, qui sont copi\u00e9es sur le mod\u00e8le des &#8220;Charter Schools&#8221;, incluant celles qui sont g\u00e9r\u00e9es par des soci\u00e9t\u00e9s de gestion \u00e0 but lucratif.<\/p>\n<p>Les coll\u00e8ges constituent deux nouvelles motivations pour le secteur priv\u00e9 : la flexibilit\u00e9 et le financement. Ce sont des \u00e9coles secondaires d&#8217;\u00e9tat qui sont g\u00e9r\u00e9es par des soci\u00e9t\u00e9s d&#8217;affaires, par des \u00e9glises et des b\u00e9n\u00e9voles, sous contrats de 5 \u00e0 7 ans. C&#8217;est le gouvernement qui les finance directement , elles tombent sous la l\u00e9gislation des \u00e9coles priv\u00e9es, donc sont en dehors de la structure l\u00e9gislative qui r\u00e9gule les autres \u00e9coles de l&#8217;\u00e9tat. Cela signifie qu&#8217;elles ne sont pas sous l&#8217;autorit\u00e9 des LEA (Autorit\u00e9s locales scolaires ) et qu&#8217;elles ont l&#8217;enti\u00e8re libert\u00e9, par exemple, concevoir les contenus de cours. Les coll\u00e8ges sont \u00e9galement libres de l&#8217;obligation de reconna\u00eetre les syndicats. Le sponsor peut d\u00e9signer une majorit\u00e9 du personnel et donc a un total contr\u00f4le sur lui. Les sponsors doivent payer 20% des co\u00fbts de l&#8217;\u00e9cole, ce qui repr\u00e9sente environ 2 millions de livres sterling, et le gouvernement finance jusque 20 millions de livres. La propri\u00e9t\u00e9 du terrain et des b\u00e2timents de l&#8217;\u00e9cole de l&#8217;\u00e9tat existante que l&#8217; Acad\u00e9mie remplace , qui est couramment la propri\u00e9t\u00e9 du conseil local, est transf\u00e9r\u00e9e au nouveau coll\u00e8ge. En effet les sponsors re\u00e7oivent un cinqui\u00e8me de la valeur de l&#8217;\u00e9cole. Jusqu&#8217;\u00e0 maintenant deux coll\u00e8ges ont \u00e9t\u00e9 ouverts, et le but poursuivi est d&#8217;atteindre l&#8217; ouverture de 53 d&#8217;ici 2007. La &#8216;London Strategy&#8217; du gouvernement annonc\u00e9e en avril 2003 inclut au moins 30 nouveaux coll\u00e8ges d&#8217;ici 2008. David Miliband, le Ministre de l&#8217;Enseignement, a r\u00e9cemment annonc\u00e9 que la plupart des villes anglaises pourraient avoir finalement un coll\u00e8ge . (Financial Times le 12 ao\u00fbt 2003).<\/p>\n<p>Pour le moment les coll\u00e8ges restent des investissements non lucratifs. Ils reposent sur toute une panoplie de motifs de la part des sponsors &#8211; philanthropie, exp\u00e9rimentation commerciale d&#8217;un article pilote, engagement id\u00e9ologique comprenant un pros\u00e9lytisme religieux. L&#8217;apport financier de multimillionnaires d\u00e9sireux de soutenir un coll\u00e8ge sans gain financier direct n&#8217;est pas suffisant pour l&#8217;objectif des Travaillistes qui consiste \u00e0 avoir un coll\u00e8ge dans chaque ville. Si l&#8217;engagement commercial est sens\u00e9 \u00eatre crucial et d\u00e9pend de la capacit\u00e9 \u00e0 faire des b\u00e9n\u00e9fices, alors la logique des politiques travaillistes est que t\u00f4t ou tard les soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es pourront g\u00e9rer les coll\u00e8ges afin de r\u00e9aliser des b\u00e9n\u00e9fices sous forme de frais de gestion , semblables aux contrats d&#8217;approvisionnement ext\u00e9rieur existants qui les lient aux autorit\u00e9s locales ou aux \u00e9coles. Les coll\u00e8ges lucratifs seraient apparent\u00e9s aux &#8220;Charter Schools&#8221; aux USA g\u00e9r\u00e9es par les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire.<\/p>\n<p><strong>Quelques similitudes<\/strong><\/p>\n<p>Lorsque l&#8217;on regarde les politiques des ch\u00e8ques-\u00e9ducation aux USA et les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire, il y a un nombre de th\u00e8mes que l&#8217;on retrouve dans l&#8217;agenda des r\u00e9formes du gouvernement travailliste au Royaume Uni, bien que des diff\u00e9rences \u00e9videntes persistent dans la forme qu&#8217;elles prennent dans leur contexte national. Je citerai bri\u00e8vement cinq th\u00e8mes cl\u00e9.<\/p>\n<p>Le libre choix, la diversit\u00e9 et l&#8217;\u00e9galit\u00e9<br \/>\nUn discours consum\u00e9riste de libre choix justifie des pratiques d&#8217;accroissement de la diversit\u00e9 des financements scolaires dans les deux pays. La diff\u00e9rence principale r\u00e9side dans le fait que , dans le contexte britannique , en l&#8217;absence de ch\u00e8ques-\u00e9ducation, le choix est offert par une diversification croissante au sein du syst\u00e8me scolaire national seul plut\u00f4t qu&#8217;une place subventionn\u00e9e dans des \u00e9coles priv\u00e9es . A nouveau dans les deux pays les concepts de choix et de diversit\u00e9 mobilisent des discours contradictoires sur la diminution de l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 scolaire pour les familles pauvres et les minorit\u00e9s ethniques alors que simultan\u00e9ment les familles de blancs et de riches re\u00e7oivent les moyens de sauvegarder leurs avantages dans le domaine de l&#8217;enseignement.<\/p>\n<p><em>La religion<\/em><\/p>\n<p>La privatisation peut prendre des formes religieuses aussi bien que commerciales. Les ch\u00e8ques-\u00e9ducation et les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire donnent l&#8217;occasion aux int\u00e9r\u00eats religieux de s&#8217;\u00e9tendre au sein du syst\u00e8me scolaire financ\u00e9 par l&#8217;\u00e9tat. Le meilleur exemple au Royaume Uni est le &#8216;Church of England of the Academies programme&#8217; qui permet d&#8217;accro\u00eetre le nombre de ses \u00e9coles secondaires .<\/p>\n<p><em>Le secteur priv\u00e9 en tant qu&#8217;acteur de r\u00e9formes<\/em><\/p>\n<p>Un troisi\u00e8me th\u00e8me concerne les acteurs des r\u00e9formes scolaires n\u00e9olib\u00e9rales. Que ce soit aux USA ou au Royaume Uni , il y a la notion que le secteur priv\u00e9 est la source principale d&#8217;innovations. Son r\u00f4le est consid\u00e9r\u00e9 comme n\u00e9cessaire afin de venir \u00e0 bout de l&#8217;inertie, de la bureaucratie et de la r\u00e9sistance des salari\u00e9s du syst\u00e8me scolaire.<\/p>\n<p><em>La cr\u00e9ation d&#8217;un march\u00e9 du capital<\/em><\/p>\n<p>Le march\u00e9 du capital dans l&#8217;enseignement combine deux \u00e9l\u00e9ments, le capital \u00e0 risque et le capital \u00e0 but non lucratif. Ces deux \u00e9l\u00e9ments sont bien plus d\u00e9velopp\u00e9s aux USA qu&#8217;au Royaume Uni, et plus particuli\u00e8rement le dernier. Le Royaume Uni n&#8217;a pas de fondations philanthropiques actives dans le domaine de l&#8217;enseignement, comme aux USA, bien que le r\u00f4le des sponsors commerciaux dans les coll\u00e8ges soit un signe d&#8217;une pr\u00e9sence croissante du capital \u00e0 but non lucratif.<\/p>\n<p><em>Une nouvelle g\u00e9ographie de l&#8217;\u00e9cole<\/em><\/p>\n<p>J&#8217;ai d\u00e9crit la cr\u00e9ation \u00e0 Milwaukee et \u00e0 Philadelphie d&#8217;une mosa\u00efque de syst\u00e8mes scolaires locaux commercialis\u00e9s, qui sont construits et contr\u00f4l\u00e9s par l&#8217; \u00e9tat au moyen de relations contractualis\u00e9es avec de nombreux fournisseurs en comp\u00e9tition. Je dirais que ceci repr\u00e9sente la vision du Parti travailliste pour un syst\u00e8me scolaire en Angleterre, qui est d\u00e9j\u00e0 devenu \u00e9vident dans des partenariats avec le priv\u00e9 et le public au niveau des \u00e9coles et des administrations scolaires locales, avec en plus l&#8217;extension des coll\u00e8ges et des opportunit\u00e9s offertes par l&#8217; Education Act de 2002. Le processus de financement d\u00e9crit par Paul Vallas, Philadelphie School District CEO &#8211; &#8216;Une r\u00e9forme en douceur d\u00e9couvre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. A ces fins, le district v\u00e9rifie les strat\u00e9gies des diff\u00e9rentes directions scolaires et les tient responsables des r\u00e9sultats.&#8217; (Guerin 2003) &#8211; correspond exactement au pragmatisme \u0153cum\u00e9nique de Tony Blair &#8211; &#8216;N&#8217;oubliez pas que ce qui compte, ce sont les r\u00e9sultats, ce qui est important, c&#8217;est ce qui fonctionne&#8217; (discours \u00e0 la Labour Local Governance Conference, Blackpool, le 6 f\u00e9vrier 2000), qui a trouv\u00e9 son \u00e9cho dans le domaine de l&#8217;enseignement gr\u00e2ce \u00e0 Michael Barber, conseiller en chef de l&#8217;enseignement pour le Parti travailliste: &#8216;Le d\u00e9fi du 21\u00e8me si\u00e8cle est certainement de rechercher ce qui fonctionne.&#8217; (Barber 2001: 39). Je pr\u00e9dirais \u00e9galement que c&#8217;est Londres qui se rapprochera le plus des mod\u00e8les de Milwaukee et de Philadelphie, parce que c&#8217;est \u00e0 Londres que la crise scolaire est la plus aigu\u00eb. Un signe de r\u00e9formes \u00e0 venir semblables \u00e0 celles des USA est l&#8217;intervention directe du gouvernement, ce qui ne s&#8217;\u00e9tait jamais fait, et qui a outrepass\u00e9 les les administrations scolaires locales, \u00e0 travers la &#8216;London Strategy&#8217;, avec 30 coll\u00e8ges et 290 nouvelles \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n<p>Cet article a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 lors du S\u00e9minaire ESRC &#8216;Participation du secteur priv\u00e9 dans le secteur public de l&#8217;\u00e9ducation&#8217;, Institute of Education, \u00e0 Londres, le 28 novembre 2003. Cette version est une version l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9 du document original du s\u00e9minaire.<\/p>\n<p>Mes remerciements vont \u00e0 Bob Peterson, r\u00e9dacteur en chef de Rethinking Schools, un journal sur l&#8217;enseignement publi\u00e9 \u00e0 Milwaukee, pour son aide.<\/p>\n<p>Correspondance: <a href=\" Richard.Hatcher@uce.ac.uk\">Richard.Hatcher@uce.ac.uk <\/a><br \/>\n&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>Bastian A (1996) Charter Schools: Potentials and Pitfalls. In Rethinking Schools (eds) Selling Out Our Schools. Milwaukee, WI: Rethinking Schools.<\/p>\n<p>Blair, T. (2003) Where the Third Way Goes from Here, Progressive Politics: 21st Century Public Services, 2 (1).<br \/>\nwww.progressive-governance.net\/php\/print_preview.php?aid=35<\/p>\n<p>Borsuk A J (2003) Tax money flowing to more non-MPS programs. Milwaukee Journal Sentinel, 16 October. www.jsonline.com\/news\/metro\/oct03\/177901.asp<\/p>\n<p>Bulkley K and Fisler J (2002) A Decade of Charter Schools: From Theory to Practice. CPRE Policy Briefs. Consortium for Policy Research in Education. Pennsylvania: University of Pennsylvania.<\/p>\n<p>Carnoy M (1996) Lessons of Chile&#8217;s Voucher Reform. In Rethinking Schools (eds) Selling Out Our Schools. Milwaukee, WI: Rethinking Schools.<\/p>\n<p>Casey L (2000) The Charter Conundrum. Rethinking Schools Spring, pp18-19.<\/p>\n<p>Chubb and Moe (1990) Politics, Markets and America&#8217;s Schools. Washington DC: The Brookings Institution.<\/p>\n<p>Fitz J and Beers B (2001) Education Management Organizations and the Privatization of Public Education: A Cross-National Comparison of the USA and the UK. Occasional Paper No. 22. National Center for the Study of Privatization in Education, Teachers College, Columbia University.<\/p>\n<p>Gallagher S (2003) Private Investments, Public Markets: Publicly Traded Education Companies Utilize Expansion Financing Rounds to Drive Growth. The Education Economy No. 147, July 9. www.eduventures.com<\/p>\n<p>Guerin A (2003) School Reform Commission announces changes in EMO status, new charter schools and capital plan school consolidations. Press release April 16. Philadephia: The School District of Philadelphie. www.philsch.k12.pa.us\/offices\/communications\/press_releases\/041603\/emo_sta\u2026<\/p>\n<p>Hatcher R (2003a) &#8216;Lessons from England\u2026and Brazil: Decentralisation, marketisation, privatisation and regulation&#8217;. Paper presented at the MCE Nazionale conference, Perugia, Italy, 20-21 March 2003.<\/p>\n<p>Hatcher R (2003b) Privatisation and the school syst\u00e8me in England. In submission.<\/p>\n<p>Ladd H F (2000) Market-Based Reforms in Urban Education. Paper prepared for the Urban Seminar on Creating Change in Urban Public Education, December 7-8 2000, Cambridge, MA.<\/p>\n<p>Lowe R (1996) The Hollow Promise of School Vouchers. In Rethinking Schools (eds) Selling Out Our Schools. Milwaukee, WI: Rethinking Schools.<\/p>\n<p>Marable M (2002) Public education and black empowerment: Why school vouchers won&#8217;t work. Our Schools Our Selves 11 (4) 119-126.<\/p>\n<p>Michel F and Browne M (2003) Progressive Outlook: Empowerment through Partnership in Education, Progressive Politics: 21st Century Public Services, 1 (1) 86-9. www.progressive-governance.net\/article_documents\/17.pdf<\/p>\n<p>Miner B (1996) What Can We Learn from Milwaukee&#8217;s Voucher Program? In Rethinking Schools (eds) Selling Out Our Schools. Milwaukee, WI: Rethinking Schools.<\/p>\n<p>Miner B (2002a) Voucher Decision Opens Pandora&#8217;s Box.. Rethinking Schools, Fall, p5.<\/p>\n<p>Miner B (2002b) For-Profits Target Education. Rethinking Schools, Spring, pp16-17.<\/p>\n<p>Miner B (2003) The Conservative Connection. Rethinking Schools, Summer, pp5-6.<\/p>\n<p>Molnar A (2001) Calculating the Benefits and Costs of For-Profit Public Education. Education Policy Analysis Archives 9 (15). http:\/\/epaa.asu.edu\/epaa\/v9n15.html<\/p>\n<p>Molnar A, Wilson G and Allen D (2003) Profiles of For-Profit Education Management Companies: Fifth Annual Report 2002-2003. Tempe, AZ: Arizona State University Commercialism in Education Research Unit.<\/p>\n<p>Nelson F H (1997) How Private Management Firms Seek To Make Money In Public Schools. Washington DC: American Federation of Teachers. cwww.aft.org\/research\/reports\/private\/jsbm\/jsbm.htm<\/p>\n<p>NewSchools Venture Fund (2003) NewSchools Theory of Change. San Francisco, CA: NewSchools. www.newschools.org\/strategy\/documents\/TheoryChange.pdf<\/p>\n<p>Peterson B (2003) Avis personnel.<\/p>\n<p>Phillips S (2003) Teachers pay for private buyout. Times Educational Supplement 28 November, p20.<\/p>\n<p>Rethinking Schools (2001) False Choices: Vouchers, public schools and our children&#8217;s future. Milwaukee, WI: Rethinking Schools.<\/p>\n<p>United States General Accounting Office (2002) Public Schools: Insufficient Research to Determine the Effectiveness of Selected Private Education Companies. Washington, DC.<\/p>\n<p>Le Minist\u00e8re de l&#8217;Enseignement am\u00e9ricain. (2003) R\u00e9sum\u00e9 du Buget 2004 . www.ed.gov\/offices\/OUS\/Budget04\/04Summary\/section1.html<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<h2>Annexe: Deux &#8220;Charter Schools&#8221; contrast\u00e9es<\/h2>\n<p><strong>Un extrait du The Charter Conundrum<\/strong><\/p>\n<p>Leo Casey<\/p>\n<p>Lors de leur ouverture en septembre dernier \u00e0 New York , les \u00e9coles publiques comprenaient pour la premi\u00e8re fois quatre &#8220;Charter Schools&#8221;. Deux \u00e9coles, l&#8217; International High School et la Middle College High School, \u00e9taient de petites \u00e9coles secondaires alternatives qui se sont converties au statut des &#8220;Charter Schools&#8221;. Deux \u00e9coles \u00e9l\u00e9mentaires, la Sisulu Children&#8217;s Academy et la John A Reisenbach Charter School, \u00e9taient des nouvelles &#8220;Charter Schools&#8221;. Parmi le bon millier d&#8217;\u00e9coles publiques, il n&#8217;y en a pas deux qui soient plus diff\u00e9rentes que que l&#8217; International High School et la Sisulu Children&#8217;s Academy. Leurs diff\u00e9rences mettent en lumi\u00e8re le potentiel complexe et contradictoire de la tendance vers des &#8220;Charter Schools&#8221; et le besoin d&#8217;engager cette vague dans une voie positive.<\/p>\n<p><strong>Une histoire de deux \u00e9coles<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217; International High School se situe dans le Queens, dans un quartier d&#8217;entrep\u00f4ts commerciaux, d&#8217;usines de fabrications, et d&#8217;un grand nombre d&#8217;immigrants latino-am\u00e9ricains, d&#8217;immigrants des Cara\u00efbes et d&#8217;Asie. L&#8217;\u00e9cole fut fond\u00e9e il y a 15 ans comme une collaboration entre la City University et le Board of Education, dans le but de fournir un environnement scolaire multiculturel pour des \u00e9l\u00e8ves nouveaux immigrants et des \u00e9l\u00e8ves apprenant l&#8217;anglais. Le seul crit\u00e8re d&#8217;admission est que les futurs \u00e9l\u00e8ves soient aux USA depuis moins de 4 ans et qu&#8217;ils soient dans les 20 derniers en pourcentage lors de l&#8217;examen d&#8217;aptitude de langue organis\u00e9 dans toute la ville. Comme plaisante Claire Sylvan, enseignante \u00e0 l&#8217; International High School: &#8220;Nous sommes la seule \u00e9cole qui exige que vous \u00e9chouiez pour pouvoir \u00eatre admis&#8221;.<\/p>\n<p>Affili\u00e9e \u00e0 la Coalition of Essential Schools, l&#8217; International High School a une longue exp\u00e9rience de d\u00e9cisions communes avec l&#8217;ensemble des enseignants concernant les programmes scolaires. Ses enseignants jouent aussi un r\u00f4le primordial dans un consortium de quelques 30 \u00e9coles secondaires cherchant \u00e0 instaurer une alternative aux examens d&#8217;\u00e9tat, les &#8216; high-stakes Regents exams&#8217;, qui serait bas\u00e9e sur les performances. Les enseignants de l&#8217; International High School furent les premiers \u00e0 organiser leur \u00e9cole en des classes compl\u00e8tement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, sans notes ni r\u00e9sultats. Parmi leur r\u00e9alisation, l&#8217; International High School , en collaboration avec la United Federation of Teachers (UFT), a aid\u00e9 \u00e0 un proet pour le personnel et les transferts dans lequel un comit\u00e9 du personnel scolaire, compos\u00e9 principalement de professeurs , choisit et \u00e9value l&#8217;\u00e9cole. Mais le personnel de l&#8217; International High School se lassa tr\u00e8s vite des nombreuses r\u00e8gles et directives bureaucratiques provenant du conseil central de l&#8217;enseignement et du Minist\u00e8re de l&#8217;Enseignement ( State Education Department). Ils consid\u00e9raient la loi de 1998 de New York \u00e9tablissant les &#8220;Charter Schools&#8221; comme une occasion de se focaliser sur l&#8217;enseignement en dehors de toute bureaucratie. Selon les paroles du principal Eric Nadelstern, il faut &#8221; \u00eatre responsable de l&#8217;enseignement, et non des formulaires et des paperasseries. &#8221;<\/p>\n<p>Le passage au statut des &#8220;Charter Schools&#8221; a soulev\u00e9 de nombreuses inqui\u00e9tudes quant aux contrats, mais le UFT a n\u00e9goci\u00e9 un accord avec le Conseil de l&#8217;Enseignement ( Board of Education) afin que le personnel des \u00e9coles converties en &#8220;Charter Schools&#8221; re\u00e7oivent les m\u00eames droits \u00e9l\u00e9mentaires, les m\u00eames salaires, les les pensions et les soins de sant\u00e9, qu&#8217;ils recevraient sous leur ancien statut.<\/p>\n<p>En mettant sur pied cette &#8220;Charter school&#8221; conform\u00e9ment \u00e0 la loi, l&#8217; International High School a formalis\u00e9 ses traditions de d\u00e9mocratie et de collaboration. Par exemple, un Conseil des Directeurs de la &#8220;Charter school&#8221; a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 enti\u00e8rement \u00e0 partir d&#8217;individus qui y sont directement affili\u00e9s, en tant que membre du personnel, \u00e9tudiants, et parents, avecunemajorit\u00e9 d&#8217;enseignants. Toutes les d\u00e9cisions du conseil sont prises par consensus. Pendant que l&#8217; International High School fait face \u00e0 de nouveaux d\u00e9fis, comme elle assume les responsabilit\u00e9s commerciales de l&#8217;enseignement, la communaut\u00e9 scolaire se r\u00e9jouit des possibilit\u00e9s quelle a devant elle.<\/p>\n<p>Par essence, l&#8217;\u00e9cole a un pass\u00e9 bien \u00e9tabli d&#8217;innovations et de collaborations et a su prouv\u00e9 avec le temps que son premier objectif est de servir les \u00e9tudiants. Elle croit que le statut d'&#8221;Charter school&#8221; va lui permettre de prolonger cette tradition au mieux.<\/p>\n<p>De l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la East River \u00e0 Harlem, la Sisulu Children&#8217;s Academy a ouvert ses portes pour la toute premi\u00e8re fois ce mois de septembre-ci. Sisulu est dirig\u00e9e par une nouvelle soci\u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement \u00e0 but lucratif, la Victory Schools, qui n&#8217;a pas de pass\u00e9 dans le domaine de l&#8217;enseignement et qui venait de recevoir l&#8217;autorisation de faire des affaires dans l&#8217;\u00e9tat quelques semaines avant l&#8217;ouverture de l&#8217;\u00e9cole.<\/p>\n<p>la Victory Schools a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e par Steven Klinsky, un financier \u00e0 Wall Street, un partenaire dans l&#8217;entreprise d&#8217;investissement tr\u00e8s influente de Forstmann, Little &amp; Co, et qui est connu pour son r\u00f4le dans les rachats d&#8217;entreprises financ\u00e9s par l&#8217;endettement. Klinsky n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 admettre que ses objectifs dans cette affaire \u00e0 risque sont capitalistes, aussi bien que philanthropiques.<\/p>\n<p>Il d\u00e9clara dans leThe New York Times que seule une grande soci\u00e9t\u00e9 peut vaincre les obstacles financiers et logistiques qui peuvent g\u00e9rer le lancement de nouvelles \u00e9coles; les b\u00e9n\u00e9fices arriveront lorsque il r\u00e9alisera une \u00e9conomie d&#8217;\u00e9chelle en \u0153uvrant d&#8217;autres &#8220;Charter Schools&#8221;. Victory a d\u00e9j\u00e0 soumis les candidatures virtuellement semblables pour lancer cinq nouvelles &#8220;Charter Schools&#8221; \u00e0 New York pendant l&#8217;ann\u00e9e scolaire 2000-2001.<br \/>\nLa Victory Schools de Klinsky, conclut le Times &#8221; vise \u00e0 accro\u00eetre les \u00e9coles de mani\u00e8re aussi efficace &#8211; et l&#8217;ambition du propri\u00e9taire est d&#8217;accro\u00eetre aussi la rentabilit\u00e9 &#8211; que MacDonald&#8217;s fabrique des hamburgers.&#8221;<\/p>\n<p>Afin d&#8217;accomplir cette rentabilit\u00e9, la Victory Schools a utilis\u00e9 une lacune soigneusement con\u00e7ue dans la loi de l&#8217;\u00e9tat et a inscrit moins de 250 \u00e9tudiants la premi\u00e8re ann\u00e9e afin que la repr\u00e9sentation automatique des syndicats ne puisse pas intervenir. Par cons\u00e9quent, elle put se louer services de l&#8217; ensemble des professeurs qui \u00e9taient t en grande partie des enseignants d\u00e9butants. Il semble que ce soient des questions financi\u00e8res qui aient dict\u00e9 cette tendance, et non un d\u00e9sir de stimuler l&#8217;enthousiasme de jeunes professeurs. Le salaire de ces derniers est bien en-dessous du bar\u00e8me salarial de la ville de New York City et ils ne b\u00e9n\u00e9ficient des m\u00eames droits \u00e0 la retraite et aux soins de sant\u00e9 que leurs coll\u00e8gues dans les \u00e9coles publiques.<\/p>\n<p>D&#8217;un point de vue p\u00e9dagogique, la Victory Schools emprunte l&#8217;approche de McDonald de constante uniformit\u00e9 en employant un curriculum pr\u00e9emball\u00e9 &#8211; un m\u00e9lange de la &#8220;core knowledge&#8221; (tronc,c commun de connaissances) de E D Hirsch et d&#8217;une m\u00e9thode connue sous le nom de &#8216;instruction directe.&#8221; Pendant les 7 jours qui pr\u00e9c\u00e9daient l &#8216;ouverture de Sisulu, les enseignements furent form\u00e9s \u00e0 cette m\u00e9thode qui d\u00e9taille jusqu&#8217;\u00e0 la position exacte des mains des enseignants , ce qu&#8217;ils feront et ce qu&#8217;ils diront dans leur classe.<\/p>\n<p>Alors que E D Hirsch et l&#8217;instruction directe ont leurs partisans et leurs adversaires, la d\u00e9cision peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme purement commerciale: un curriculum pr\u00e9emball\u00e9 avec des enseignants d\u00e9butants co\u00fbtent beaucoup moins cher que louer les services d&#8217;enseignants exp\u00e9riment\u00e9s qui ont le savoir-faire pour aller au-del\u00e0 du curriculum et satisfaire les besoins des \u00e9tudiants.<\/p>\n<p>Le fait de ne pas engager des enseignants exp\u00e9riment\u00e9s peut \u00e9galement expliquer l&#8217;aspect le plus curieux de chaque &#8220;Charter school&#8221; : le fait qu&#8217;elle consiste simplement \u00e0 \u00eatre une garderie d&#8217;enfants, un premier et second degr\u00e9 . Lorsque l&#8217;on comprend que les examens litt\u00e9raires standardis\u00e9s de l&#8217;\u00e9tat &#8220;\u00e9cr\u00e8ment&#8221; pour la premi\u00e8re fois au troisi\u00e8me degr\u00e9, il devient clair que la Victory pourra faire r\u00e9ussir tous ses \u00e9tudiants vers une autre \u00e9cole qui sera alors tenue responsable des \u00e9checs de la Victory qui n&#8217;aura pas pu pr\u00e9parer ses \u00e9l\u00e8ves \u00e0 atteindre les aptitudes requises en lecture et en \u00e9criture.<\/p>\n<p>Consciente que ce genre d&#8217; \u00e9cole ne puisse pas \u00eatre bien re\u00e7ue \u00e0 Harlem, Victory a pris un nombre de mesures pour se constituer une aura en tant qu&#8217;authentique institution bas\u00e9e sur la communaut\u00e9. L&#8217;\u00e9cole porte le nom d&#8217;un h\u00e9ros de la lutte de lib\u00e9ration en Afrique du Sud, Walter Sisulu, et loue ses b\u00e2timents \u00e0 l&#8217;Eglise baptiste , le pilier de la communaut\u00e9 religieuse. Malgr\u00e9 le manque de tout lien v\u00e9ritable l\u00e9gal ou organisationnel, la Victory laisse d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment l&#8217;impression que la Sisulu Academy est en quelque sorte sponsoris\u00e9e par l&#8217;\u00e9glise, avec laide volontaire du pasteur de l&#8217;Eglise.<\/p>\n<p><strong>Au carrefour<\/strong><\/p>\n<p>Le contraste entre l&#8217; International High School et la Sisulu Academy est \u00e9loquent, pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu&#8217;il souligne les forces sociales et politiques disparates qui sont couramment en pr\u00e9sence dans la mouvance des &#8220;Charter Schools&#8221;. [\u2026]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> La privatisation des financements  du syst\u00e8me \u00e9ducatif publique am\u00e9ricain prend  deux formes principales:  des syst\u00e8mes de ch\u00e8ques-\u00e9ducation , qui permettent  l&#8217;utilisation de  fonds publiques dans l&#8217; achat d&#8217; espaces d&#8217; \u00e9coles priv\u00e9es, et  les soci\u00e9t\u00e9s de gestion scolaire (Education Management Organisations),  qui sont des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es qui g\u00e8rent les \u00e9coles publiques afin de faire des profits. 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