{"id":172,"date":"2003-10-28T23:14:13","date_gmt":"2003-10-28T22:14:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=172"},"modified":"2017-02-20T12:16:59","modified_gmt":"2017-02-20T11:16:59","slug":"payer-plus-mais-plus-tard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/2003\/10\/28\/payer-plus-mais-plus-tard\/","title":{"rendered":"Payer plus mais plus tard ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La presse s&#8217;en est fait l&#8217;\u00e9cho \u00e0 la mi-septembre. Des chercheurs de l&#8217;Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES) de l&#8217;Universit\u00e9 Catholique de Louvain (UCL) proposent \u00e0 la fois l&#8217;augmentation  des droits d&#8217;inscription \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 et l&#8217;instauration d&#8217;un syst\u00e8me de pr\u00eats avec remboursement  \u00e0 la sortie (1). De quoi s&#8217;agit-il exactement et quels sont leurs arguments ?<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-171\" src=\"http:\/\/www.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2003\/10\/arton138.jpg\" width=\"150\" height=\"168\" \/><\/p>\n<p>Le point de d\u00e9part des chercheurs de l&#8217;IRES est difficilement contestable : l&#8217;enseignement en Belgique &#8211; et particuli\u00e8rement le sup\u00e9rieur &#8211; est largement sous &#8211; financ\u00e9. Quelques chiffres \u00e9tayent cette conviction de mani\u00e8re particuli\u00e8rement \u00e9clairante. \u00ab Si les pouvoirs publics octroyaient un subside de 139.000 francs par \u00e9tudiant en 1972, ce montant ne s&#8217;\u00e9levait plus qu&#8217;\u00e0 78.000 francs en 1998 (exprim\u00e9 en francs de 1972) \u00bb (2). Cette spectaculaire diminution s&#8217;explique par la baisse des moyens accord\u00e9s aux universit\u00e9s : 5143,5 millions en 1972 (pour les 9 institutions francophones) contre 4752,2 millions en 1998 (francs de 72), mais aussi par l&#8217;augmentation du nombre d&#8217;\u00e9tudiants : 37.000 en 1972 contre 60.500 en 1998 (dont 12.000 non subsidi\u00e9s). Parmi les cons\u00e9quences de cette situation catastrophique, on trouve bien entendu une d\u00e9gradation des taux d&#8217;encadrement : le nombre d&#8217;\u00e9tudiants par membre du personnel a augment\u00e9 de plus de 50 % entre 1975 et 1998. Comme l&#8217;\u00e9crit Jean Hindriks, \u00ab le statu quo ne peut pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une option possible \u00bb. <\/p>\n<p>Alors que faire ? Tout espoir de refinancement s\u00e9rieux par les pouvoirs publics semble vain affirme l&#8217;IRES. Et l&#8217;organisme d&#8217;absoudre aussit\u00f4t les autorit\u00e9s qui auraient simplement fait \u00ab d&#8217;autres choix \u00bb : les soins de sant\u00e9 et les pensions. Comme citoyen, l&#8217;\u00e9volution de mes notes de kin\u00e9, dentiste et autres pharmacien ne me convainct pas du choix d\u00e9cisif effectu\u00e9 par les pouvoirs publics envers les soins de sant\u00e9. Par contre, les diminutions faramineuses des charges patronales de ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es et la relance permanente de ce processus me montrent que l&#8217;incurie desdits pouvoirs publics rel\u00e8ve en effet d&#8217;un choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 (par ailleurs inefficace en mati\u00e8re de cr\u00e9ation d&#8217;emplois). Plein de mansu\u00e9tude pour ses \u00ab choix \u00bb, les chercheurs n\u00e9o-louvanistes veulent augmenter l&#8217;accessibilit\u00e9 et la qualit\u00e9 des \u00e9tudes sans augmenter la contribution publique. Par quel miracle?  En augmentant sensiblement les droits d&#8217;inscription. De combien ? Pour Hindriks une augmentation de 500 euro \u00ab suffirait \u00bb pour correspondre aux besoins minimums demand\u00e9s par les recteurs. Son coll\u00e8gue Vincent Vandenberghe est plus ambitieux : il propose entre 4.000 et 6.000 euro par an !<\/p>\n<p>Et l&#8217;accessibilit\u00e9 alors ? Tous deux imaginent un syst\u00e8me de pr\u00eat avec remboursement apr\u00e8s les \u00e9tudes. L&#8217;id\u00e9e est la suivante : puisqu&#8217;ils ne devront pas \u00eatre pay\u00e9s \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e, ces frais ne d\u00e9courageront pas l&#8217;entame des \u00e9tudes. Comme la r\u00e9ussite d&#8217;\u00e9tudes universitaires augmente les chances de trouver un emploi bien r\u00e9mun\u00e9r\u00e9, les personnes concern\u00e9es rembourseraient le pr\u00eat octroy\u00e9 par les pouvoirs publics par retenue d&#8217;une partie du salaire d\u00e9passant une certaine somme (jusqu&#8217;au remboursement complet) d\u00e8s qu&#8217;ils auraient trouv\u00e9 du travail. L&#8217;argument principal \u00e9tant que les b\u00e9n\u00e9ficiaires de l&#8217;enseignement universitaire payeraient ainsi le service \u00e0 son juste prix (syst\u00e8me \u00ab utilisateurs &#8211; payeurs \u00bb). Les \u00e9conomistes de l&#8217;IRES y voient m\u00eame une sorte de justice sociale : seuls 12 % des 25 &#8211; 64 ans sont universitaires. Ils en tirent un b\u00e9n\u00e9fice salarial en gagnant en moyenne 50 % de plus qu&#8217;un dipl\u00f4m\u00e9 du secondaire. Or, les jeunes issus des classes ais\u00e9es se retrouvent majoritairement \u00e0 l&#8217;universit\u00e9. Les pouvoirs publics,  c \u00e0 d l&#8217;ensemble des contribuables,  financent donc les \u00e9tudes des gosses de riches, \u00e9tudes qui leur permettent de rester riches ! Par le syst\u00e8me de payement diff\u00e9r\u00e9, cette injustice serait donc r\u00e9par\u00e9e d&#8217;apr\u00e8s nos chercheurs.<br \/>\nCe raisonnement nous semble atteint d&#8217;un tr\u00e8s grand vice. Il cautionne les in\u00e9galit\u00e9s sociales devant les \u00e9tudes : les gosses de riches sont majoritaires \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 ? Qu&#8217;ils payent alors leurs \u00e9tudes ! Que r\u00e9pondons-nous ? Premi\u00e8rement, il est inacceptable de consacrer les in\u00e9galit\u00e9s sociales dans l&#8217;acc\u00e8s aux \u00e9tudes sup\u00e9rieures. Rappelons que si les ouvriers repr\u00e9sentent 29,03 % de la population, leurs enfants ne constituent que 7,29 % des \u00e9tudiants universitaires (3).  Un syst\u00e8me \u00e9ducatif d\u00e9mocratique a pour devoir de tout mettre en oeuvre structurellement et financi\u00e8rement pour redresser cette situation (l&#8217;Aped travaille d&#8217;ailleurs \u00e0 l&#8217;\u00e9laboration de pistes pour r\u00e9pondre \u00e0 cette n\u00e9cessit\u00e9). Deuxi\u00e8mement, il existe tout de m\u00eame quelques jeunes issus de milieux populaires qui, \u00e0 force de courage et d&#8217;abn\u00e9gation, r\u00e9ussissent de brillantes \u00e9tudes secondaires et peuvent envisager l&#8217;universit\u00e9. Souvent ils h\u00e9sitent en raison de la barri\u00e8re financi\u00e8re : les droits d&#8217;inscription sont d\u00e9j\u00e0 loin d&#8217;\u00eatre n\u00e9gligeables, mais c&#8217;est surtout le \u00ab manque \u00e0 gagner \u00bb durant de longues ann\u00e9es (sans compter le risque d&#8217;\u00e9chec et de donc de perte s\u00e8che) qui fait reculer. Il est inacceptable de les d\u00e9courager davantage en leur promettant de rentrer dans la vie active avec des dettes. Imaginons un jeune m\u00e9decin sortant des \u00e9tudes. Pour se lancer dans la profession, il doit investir dans du mat\u00e9riel relativement co\u00fbteux. Avec le syst\u00e8me propos\u00e9, il serait doublement endett\u00e9 : achat de mat\u00e9riel plus remboursement des \u00e9tudes. Si papa et maman sont derri\u00e8re, il n&#8217;y aura pas de probl\u00e8me. Mais si ceux-ci n&#8217;ont pas les moyens d&#8217;aider, bonjour la gal\u00e8re. Les auteurs pr\u00e9tendent, en se basant sur une \u00e9tude r\u00e9cente, que la substitution d&#8217;un syst\u00e8me de pr\u00eat au syst\u00e8me de bourse n&#8217;a pas eu d&#8217;effet statistiquement significatif sur la participation des \u00e9tudiants pauvres dans les universit\u00e9s du nord-est des Etats-Unis. Admettons. Cette participation \u00e9tant de toute mani\u00e8re tr\u00e8s faible, on peut supposer que ceux qui entrevoient apr\u00e8s de nombreux filtres la possibilit\u00e9 d&#8217;entamer des \u00e9tudes gratifiantes le font quand m\u00eame. Il n&#8217;emp\u00eache qu&#8217;il serait absurde d&#8217;affirmer qu&#8217;\u00eatre endett\u00e9 ou pas ne change rien pour eux. Ils pourraient m\u00eame se voir limiter la possibilit\u00e9 d&#8217;investir pour ne pas devoir rembourser deux pr\u00eats \u00e0 la fois. Ce qui ne pourrait que les d\u00e9favoriser professionnellement par rapport aux jeunes issus de milieux privil\u00e9gi\u00e9s. De plus, m\u00eame si on accepte l&#8217;id\u00e9e que cette proposition ne d\u00e9courage pas les plus pauvres, personne n&#8217;affirmera qu&#8217;elle les encourage. Or, si on ne peut se contenter du statu quo dans le financement des universit\u00e9s, on ne peut non plus admettre le statu quo dans les in\u00e9galit\u00e9s face \u00e0 l&#8217;\u00e9cole.<\/p>\n<p>Si on veut vraiment augmenter l&#8217;accessibilit\u00e9 et la qualit\u00e9 de l&#8217;enseignement universitaire, il n&#8217;y a qu&#8217;une solution : un refinancement massif des pouvoirs publics pour permettre  la gratuit\u00e9 et l&#8217;augmentation des taux d&#8217;encadrement. Et plut\u00f4t que de faire payer davantage tous les \u00e9tudiants sous pr\u00e9texte que la majorit\u00e9 d&#8217;entre eux proviennent de milieux ais\u00e9s, taxons plus justement leurs parents en fonction de leurs revenus professionnels mais aussi mobiliers, taxons plus justement les entreprises b\u00e9n\u00e9ficiaires de \u00ab cerveaux \u00bb, combattons efficacement la grande fraude fiscale. Et avec tout cet argent, offrons \u00e0 tous un syst\u00e8me \u00e9ducatif plus juste en investissant de mani\u00e8re \u00e0 r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s. Ca c&#8217;est de la justice sociale. Avec le raisonnement de l&#8217;IRES on pourrait tout aussi bien d\u00e9cider de privatiser le syst\u00e8me des soins de sant\u00e9 (comme le demande la FEB) sous pr\u00e9texte que les pauvres ne peuvent d\u00e9j\u00e0 plus se soigner correctement et qu&#8217;il faut donc faire payer ceux qui le peuvent encore !<\/p>\n<p>Au del\u00e0 de cette proposition scandaleuse, ce qui inqui\u00e8te dans le document de l&#8217;IRES, c&#8217;est l&#8217;int\u00e9gration dans le cerveau des auteurs (\u00e9conomistes) de l&#8217;id\u00e9ologie lib\u00e9rale \u00e0 tout crin. Y compris donc dans le domaine de l&#8217;enseignement. Morceaux choisis. \u00ab Les universit\u00e9s sont en crise : trop peu de moyens (&#8230;) et une concurrence accrue pour des acad\u00e9miques et des \u00e9tudiants de plus en plus mobiles sur le march\u00e9 europ\u00e9en \u00bb. \u00ab Les institutions doivent pouvoir r\u00e9pondre (&#8230;) aux demandes des \u00e9tudiants et employeurs. Le choix des cours, le choix des m\u00e9thodes d&#8217;apprentissage et le choix de l&#8217;institution doivent \u00eatre maximis\u00e9s. La qualit\u00e9 d\u00e9coule du libre choix\u00bb. \u00ab Un financement en partie ax\u00e9 sur le rendement encourage les universit\u00e9s \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins des \u00e9tudiants (ndla : ils veulent dire clients &#8230;) et de la collectivit\u00e9 en offrant des programmes pertinents \u00bb. Il faut d\u00e9velopper des indicateurs de qualit\u00e9 qui \u00abtiennent compte de l&#8217;aspect multidimensionnel de la production du syst\u00e8me \u00e9ducatif \u00bb. Mais rassurons-nous : \u00ab Un tel syst\u00e8me de pr\u00eats ne pourrait \u00eatre laiss\u00e9 enti\u00e8rement aux mains du secteur priv\u00e9 (&#8230;) Il importerait donc que les pouvoirs publics \u00e9tablissent des structures de pr\u00eats ad hoc (fondations &#8230;) ou recourent \u00e0 des organismes financiers ayant pour vocation de pallier les d\u00e9faillances du secteur priv\u00e9 \u00bb. Tout commentaire serait sans doute superflu.<\/p>\n<p>Un dernier mot sur le syst\u00e8me de pr\u00eat &#8211; remboursable. Il pr\u00e9sente \u00e9videmment un risque pour les pouvoirs publics pr\u00eateurs. Celui de voir l&#8217;\u00e9tudiant \u00e9chouer dans ses \u00e9tudes. Dans ce cas, les sommes allou\u00e9es l&#8217;auraient \u00e9t\u00e9 \u00e0 fonds perdus. Il faut donc, d&#8217;apr\u00e8s Vandenberghe, \u00ab une gestion intelligente du risque \u00bb. Quoi de plus intelligent en effet que de suivre son conseil et de n&#8217;octroyer ces pr\u00eats qu&#8217;\u00e0 ceux dont l&#8217;admission est \u00ab g\u00e9n\u00e9ralement synonyme d&#8217;acc\u00e8s quasi certain au dipl\u00f4me \u00bb ? Et comment acqu\u00e9rir cette quasi &#8211; certitude ? En pratiquant une s\u00e9lection \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e \u00e0 l&#8217;instar des pays qui pratiquent d\u00e9j\u00e0 ce syst\u00e8me : \u00ab dossiers de candidature, tests standardis\u00e9s, entretiens d&#8217;admission \u00bb. Selon notre \u00e9conomiste, \u00ab la formule du pr\u00eat \u00e9tudiant serait donc incompatible avec la s\u00e9lection progressive des \u00e9tudiants par essais, erreurs et r\u00e9orientations successives, telle qu&#8217;elle se pratique en Communaut\u00e9 Fran\u00e7aise notamment \u00bb. Suivons bien le raisonnement. Pour \u00eatre s\u00fbr d&#8217;\u00eatre rembours\u00e9, il ne faut admettre que les \u00e9tudiants dont on est quasi certain de la r\u00e9ussite. A cette fin, il faut une s\u00e9lection \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e pour s&#8217;assurer que seuls les \u00ab meilleurs \u00bb seront admis. S\u00e9lection \u00e9litiste dont on sait pertinemment que, dans la situation actuelle, elle sera socialement d\u00e9termin\u00e9e. Bel exemple de justice sociale ! En ce qui concerne la scolarit\u00e9, de nombreuses barri\u00e8res se dressent d\u00e9j\u00e0 devant les enfants de milieux populaires. Les chercheurs de l&#8217;IRES proposent tout simplement d&#8217;en rajouter deux : s\u00e9lection impitoyable \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e et promesse d&#8217;endettement \u00e0 la sortie ! <\/p>\n<p>Il est vrai que la Ministre comp\u00e9tente, Fran\u00e7oise Dupuis (PS), a aussit\u00f4t rejet\u00e9 la proposition. Devons-nous \u00eatre totalement rassur\u00e9s ? Rien n&#8217;est moins s\u00fbr. Rappelons-nous d&#8217;abord que nous nous trouvons au devant d&#8217;une ann\u00e9e \u00e9lectorale au niveau r\u00e9gional. Il aurait \u00e9t\u00e9 inopportun de sa part, car totalement impopulaire, d&#8217;accepter une telle orientation. Et apr\u00e8s ? Nous ne ferons pas de proc\u00e8s d&#8217;intention. Mais remarquons tout de m\u00eame que la Ministre, et avec elle tout le gouvernement de la Communaut\u00e9 Fran\u00e7aise, n&#8217;apporte pas la moindre solution au probl\u00e8me r\u00e9el pos\u00e9 par l&#8217;IRES : la situation intenable des universit\u00e9s sur le plan financier. Sans apport d&#8217;argent frais (et pas les broutilles qu&#8217;on nous promet), la privatisation qu&#8217;elle d\u00e9nonce en mots sera in\u00e9vitable sous une forme ou une autre. Irr\u00e9alisable cet apport ? Les chercheurs de l&#8217;IRES font plusieurs r\u00e9f\u00e9rences internationales : Royaume-Uni, Pays Bas, Autriche, Etats-Unis. Tous pays totalement sous la coupe de l&#8217;ultra lib\u00e9ralisme. Nous ferons plut\u00f4t r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Cuba. Petit pays du Tiers Monde sous embargo ou l&#8217;enseignement &#8211; y compris universitaire &#8211; est enti\u00e8rement gratuit. Et r\u00e9put\u00e9 d&#8217;excellente qualit\u00e9 d&#8217;apr\u00e8s toutes les enqu\u00eates internationales. Alors, si c&#8217;est possible \u00e0 Cuba, pourquoi pas en Belgique, petit pays du monde riche et non soumis \u00e0 embargo ?<\/p>\n<p>(1) : Regards \u00e9conomiques, septembre 03. Toutes les citations proviennent de ce document.<br \/>\n(2) : Tous les chiffres ult\u00e9rieurs \u00e0 1989 concernent la Communaut\u00e9 Fran\u00e7aise<br \/>\n(3)   : Cit\u00e9 dans \u00ab L&#8217;\u00e9cole sacrifi\u00e9e \u00bb, N Hirtt, EPO, p 216<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La presse s&#8217;en est fait l&#8217;\u00e9cho \u00e0 la mi-septembre. 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