{"id":163,"date":"2003-10-09T16:04:20","date_gmt":"2003-10-09T15:04:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=163"},"modified":"2021-08-27T08:40:18","modified_gmt":"2021-08-27T07:40:18","slug":"resister-a-lagcs-se-garder-de-bologne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/2003\/10\/09\/resister-a-lagcs-se-garder-de-bologne\/","title":{"rendered":"R\u00e9sister \u00e0 l&#8217;AGCS, se garder de Bologne"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Voici le texte d&#8217;une conf\u00e9rence faite par Nico Hirtt, devant la Commission de la Culture du Parlement europ\u00e9en, \u00e0 l&#8217;invitation de Mme Christa Prets (groupe socialiste, Autriche), dans le cadre d&#8217;un d\u00e9bat sur &#8220;L&#8217;AGCS et la d\u00e9fense de l&#8217;identit\u00e9 culturelle&#8221;.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-162\" src=\"http:\/\/www.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2003\/10\/arton134.gif\" width=\"144\" height=\"175\" \/><\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement fulgurant du march\u00e9 mondial des services \u00e9ducatifs n&#8217;est plus \u00e0 d\u00e9montrer. Le chiffre d&#8217;affaires total du \u00ab education business \u00bb est estim\u00e9 \u00e0 82 milliards de dollars pour les seuls USA. Les ventes d&#8217;enseignement sur Internet s&#8217;\u00e9levaient \u00e0 10 milliards d&#8217;Euros en 2002. Merril Lynch pr\u00e9voit plus de 50 milliards pour 2003.<\/p>\n<p>Nul n&#8217;ignore non plus la volont\u00e9 affich\u00e9e par certaines organisations internationales (BM, OCDE) et par certains pays membres de l&#8217;OMC (Australie, NZ, USA) , d&#8217;acc\u00e9l\u00e9rer ce d\u00e9veloppement, notamment par des mesures d\u00e9r\u00e9gulatrices \u00e0 prendre dans le cadre de l&#8217;AGCS. L&#8217;Australie, les USA et le secr\u00e9tariat de l&#8217;OMC plaident ainsi en faveur de la supression des r\u00e8gles et situations de fait qui entravent ce commerce : les r\u00e9glementations nationales en mati\u00e8re de dipl\u00f4mes, les restrictions en mati\u00e8re d&#8217;ouverture d&#8217;\u00e9tablissements scolaires, les monopoles publics, la subsidiation des \u00e9tablissements nationaux, etc.<\/p>\n<p>Ce dont on est peut-\u00eatre moins conscient, c&#8217;est que ces pressions viennent se conjuguer \u00e0 d&#8217;autres pressions externes qui fragilisent les syst\u00e8mes d&#8217;enseignement publics ou semi-publics.<\/p>\n<p>Premi\u00e8rement, dans un environnement \u00e9conomique marqu\u00e9 par l&#8217;exacerbation des luttes concurrentielles, la conception qui rabaisse l&#8217;enseignement au rang d&#8217;un vulgaire instrument de la comp\u00e9tition \u00e9conomique gagne du terrain. Les instances europ\u00e9ennes n&#8217;y \u00e9chappent malheureusement pas. Il suffit, pour s&#8217;en convaincre, de lire les documents publi\u00e9s sous l&#8217;\u00e9gide de la Commission \u00e0 propos de l&#8217;apprentissage tout au long de la vie, de l&#8217;espace europ\u00e9en d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur ou de l&#8217;entr\u00e9e des technologies de l&#8217;information et de la communication \u00e0 l&#8217;\u00e9cole.<br \/>\nLa r\u00e9flexion y est trop souvent centr\u00e9e sur une seule question : comment aider l&#8217;Europe \u00e0 devenir, je cite, \u00ab l&#8217;\u00e9conomie de la connaissance la plus comp\u00e9titive et la plus dynamique au monde \u00bb. Or, si l&#8217;on regarde ce que cela signifie concr\u00e8tement pour l&#8217;enseignement, on ne peut manquer d&#8217;\u00eatre inquiet.<\/p>\n<p>En effet, mettre l&#8217;\u00e9cole en ad\u00e9quation avec les besoins de l&#8217;\u00e9conomie, cela signifie d&#8217;abord la mettre en ad\u00e9quation avec l&#8217;instabilit\u00e9, le rythme de mutation \u00e9lev\u00e9 de l&#8217;environnement industriel et technologique. En clair, cela signifie que l&#8217;on abandonne ou que l&#8217;on rel\u00e8gue au second rang le r\u00f4le traditionnel de l&#8217;\u00e9cole, comme lieu de transmission de savoirs forgeant une culture commune. Ce qui semble compter, d\u00e9sormais, c&#8217;est l&#8217;acquisition de comp\u00e9tences pouvant \u00eatre mises en \u0153uvre dans un contexte tr\u00e8s variable : comp\u00e9tences sociales, comp\u00e9tences transversales, comp\u00e9tences pluridisciplinaires, comp\u00e9tences technologiques, etc. Les r\u00e9formes de programmes qui d\u00e9rivent de cette conception \u00e9conomiquement utilitariste de l&#8217;enseignement constituent une premi\u00e8re menace grave pour l&#8217;acc\u00e8s de tous \u00e0 un bagage culturel suffisant ; elles contribuent \u00e0 ouvrir la porte au nivellement culturel que tentent d&#8217;imposer les march\u00e9s.<br \/>\nC&#8217;est encore pour augmenter l&#8217;adaptabilit\u00e9 des syst\u00e8mes \u00e9ducatifs par rapport \u00e0 leur environnement \u00e9conomique que les pouvoirs publics en ont progressivement d\u00e9centralis\u00e9 et d\u00e9r\u00e9glement\u00e9 la gestion. Ouvrant ainsi la porte \u00e0 un d\u00e9veloppement de plus en plus in\u00e9gal.<\/p>\n<p>D&#8217;autre part, l&#8217;ad\u00e9quation \u00e9cole-\u00e9conomie signifie aussi que l&#8217;on rabaisse les ambitions \u00e9mancipatrices de l&#8217;enseignement au niveau des maigres besoins objectifs de l&#8217;environnement \u00e9conomique. En effet, l&#8217;\u00e9l\u00e9vation g\u00e9n\u00e9rale des niveaux de qualification requis sur le march\u00e9 du travail, qui avait caract\u00e9ris\u00e9 les ann\u00e9es 50, 60 et 70, est r\u00e9volue. Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 90, on observe une \u00e9volution beaucoup plus contrast\u00e9e : d&#8217;une part on r\u00e9clame \u00e0 cor et \u00e0 cris des dipl\u00f4m\u00e9s de haut niveau dans les secteurs li\u00e9s aux technologies de pointe, mais d&#8217;autre part, quelque 60% des cr\u00e9ations d&#8217;emplois concernent des postes \u00e0 tr\u00e8s faible niveau de qualification : vendeurs, caissiers, personnel d&#8217;entretien, gardes, h\u00f4tesses, remplisseurs de distributeurs automatiques de boisson et d&#8217;alimentation, etc. Dans ces conditions, l&#8217;ad\u00e9quation \u00e9cole-\u00e9conomie signifie ni plus ni moins qu&#8217;une dualisation croissante des formations. Et c&#8217;est bien ce que l&#8217;on observe depuis quinze ans, comme vient encore de le montrer l&#8217;\u00e9tude PISA de l&#8217;OCDE. Ici, le d\u00e9ni de transmission de culture par l&#8217;\u00e9cole frappe d&#8217;abord ceux qui justement n&#8217;ont que l&#8217;\u00e9cole pour y acc\u00e9der.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me pression externe sur les syst\u00e8mes \u00e9ducatifs, est la tendance, de la part des pouvoirs publics, \u00e0 diminuer leurs d\u00e9penses d&#8217;enseignement, ou du moins \u00e0 en freiner la croissance.<br \/>\nDurant les trente glorieuses, les d\u00e9penses d&#8217;enseignement des pays europ\u00e9ens \u00e9taient pass\u00e9es de moins de 3% du PIB \u00e0 quelques 6%. Depuis les ann\u00e9es 80 elles sont retomb\u00e9es et stagnent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment autour de 5,5% du PIB. Et ce, malgr\u00e9 une forte augmentation du nombre d&#8217;\u00e9tudiants dans le cycle tertiaire, jusqu&#8217;\u00e0 il y a quelques ann\u00e9es.<br \/>\nCe \u00ab d\u00e9financement \u00bb induit des politiques de rationalisation de l&#8217;offre d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur, il emp\u00eache toute lutte s\u00e9rieuse contre l&#8217;\u00e9chec scolaire (primaire et secondaire) et freine donc la d\u00e9mocratisation des \u00e9tudes. Le manque de moyens financiers pousse les \u00e9tablissements \u00e0 rechercher des sources de financement externes ; il augmente leur d\u00e9pendance et renforce la concurrence entre les \u00e9tablissements. Tout ceci contribue \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la dualisation de l&#8217;enseignement, sa d\u00e9r\u00e9gulation et son nivellement dans le sens d&#8217;une instrumentalisation \u00e9conomique.<\/p>\n<p>C&#8217;est dans ce contexte que la vague de lib\u00e9ralisation des \u00e9changes vient aujourd&#8217;hui frapper \u00e0 la porte des syst\u00e8mes d&#8217;enseignement..<\/p>\n<p>Je voudrais ici vous citer ces paroles de M. Adam Newman, pr\u00e9sident du bureau d&#8217;\u00e9tude am\u00e9ricain Eduventures. Celui-ci \u00e9crivait en 2000, dans un rapport sur les opportunit\u00e9s d&#8217;investissement dans le secteur de l&#8217;enseignement : \u00ab les ann\u00e9es 90 resteront dans les m\u00e9moires pour avoir permis l&#8217;arriv\u00e9e \u00e0 maturation de l&#8217;enseignement de march\u00e9 (&#8220;for-profit education&#8221;). Les fondations de la vibrante industrie \u00e9ducative du XXIe si\u00e8cle ont commenc\u00e9 \u00e0 fusionner pour atteindre leur masse critique \u00bb.<br \/>\nJe crains que M. Newman ait raison. Le contexte de d\u00e9r\u00e9glementation, de dualisation, d&#8217;instrumentalisation \u00e9conomique de l&#8217;enseignement, qui s&#8217;est progressivement impos\u00e9 durant les ann\u00e9es 90, constitue non seulement une menace pour la qualit\u00e9 de l&#8217;enseignement, pour son \u00e9quit\u00e9, et donc, en d\u00e9finitive, pour son efficacit\u00e9 en tant qu&#8217;appareil de diffusion de cultures riches et diversifi\u00e9es.<br \/>\nMais c&#8217;est lui encore, ce contexte global, qui rend d\u00e9sormais cr\u00e9dible la menace de \u00ab marchandisation \u00bb de nos syst\u00e8mes \u00e9ducatifs. C&#8217;est lui qui fait que la moindre porte ouverte, que ce soit dans le cadre de l&#8217;AGCS ou non, constitue un r\u00e9el danger de voir l&#8217;enseignement submerg\u00e9 par la vague de privatisation.<\/p>\n<p>Consid\u00e9rons par exemple le processus de Bologne : l&#8217;harmonisation de l&#8217;offre d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur et l&#8217;introduction d&#8217;une certification modulaire par comp\u00e9tences, n&#8217;est pas sans pr\u00e9senter certains avantages pour les \u00e9tudiants &#8211; du moins pour la minorit\u00e9 d&#8217;entre eux qui aura les moyens financiers de b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;\u00e9tudes transfrontali\u00e8res. Mais comment ne pas voir que ce processus d&#8217;unification jette \u00e9galement les bases d&#8217;un futur march\u00e9 europ\u00e9en de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur ? Bologne est donc potentiellement porteur \u00e0 la fois de diversit\u00e9 et de nivellement ; mais dans le contexte actuel, il serait bien audacieux d&#8217;affirmer que c&#8217;est la diversit\u00e9 qui l&#8217;emportera.<\/p>\n<p>Mais alors, que peut faire l&#8217;Europe ? Bien s\u00fbr, il faut refuser avec la derni\u00e8re d\u00e9termination de conc\u00e9der quoi que ce soit en mati\u00e8re de lib\u00e9ralisation des services \u00e9ducatifs dans le cadre de l&#8217;AGCS. Beaucoup de Parlementaires l&#8217;ont heureusement bien compris et je ne peux que m&#8217;en r\u00e9jouir. Aux autres, je voudrais rappeler ce qu&#8217;est la r\u00e9alit\u00e9 des pays qui se sont engag\u00e9s dans cette lib\u00e9ralisation. En Australie, la seule inscription \u00e0 une ann\u00e9e d&#8217;\u00e9tudes universitaires co\u00fbte d\u00e9sormais entre 3.600 et 6.000 dollars. Avec une r\u00e9duction de 25% pour ceux qui s&#8217;acquittent imm\u00e9diatement de cette somme. Les autres, ceux dont les parents n&#8217;ont pas les moyens de d\u00e9bourser une telle fortune, rembourseront le prix fort tout au long de leur carri\u00e8re professionnelle.<\/p>\n<p>Mais r\u00e9sister ne suffit pas. La marchandisation de l&#8217;enseignement n&#8217;attend pas que les r\u00e8gles s&#8217;adaptent : elle est d\u00e9j\u00e0 en marche. Par exemple, l&#8217;existence, dans presque tous les pays europ\u00e9ens, d&#8217;un r\u00e9seau d&#8217;enseignement priv\u00e9 et subventionn\u00e9, qu&#8217;il soit confessionnel ou non, constitue de facto une ouverture \u00e0 la concurrence, dans laquelle le march\u00e9 ne demande qu&#8217;\u00e0 s&#8217;engouffrer. Autre exemple, dans le domaine de la formation professionnelle, les dipl\u00f4mes certifi\u00e9s, non plus par l&#8217;Etat, mais par des groupes industriels priv\u00e9s comme Microsoft sont en plein essor.<br \/>\nR\u00e9sister ne suffit donc plus ; il faut une action r\u00e9solue, sur trois fronts :<\/p>\n<p>&#8211; Celui des structures, en d\u00e9fendant le caract\u00e8re public et d\u00e9mocratique de l&#8217;enseignement et en en freinant les d\u00e9rives d\u00e9r\u00e9gulatrices. Une g\u00e9n\u00e9ralisation de l&#8217;\u00e9cole publique et unique jusqu&#8217;\u00e0 16 ans me semble une piste int\u00e9ressante.<\/p>\n<p>&#8211; Celui des contenus : en pla\u00e7ant au centre des missions de l&#8217;\u00e9cole obligatoire la transmission des savoirs qui donnent force pour comprendre le monde et pour participer \u00e0 sa transformation. En combattant donc les d\u00e9rives qui, au nom des comp\u00e9tences instrumentales, appauvrissent les apprentissages.<\/p>\n<p>&#8211; Celui du financement : en dotant l&#8217;\u00e9cole publique des moyens n\u00e9cessaires \u00e0 sa mission. J&#8217;estime que 7% du PIB constitue d\u00e9sormais un strict minimum.<\/p>\n<p>Pour terminer, je voudrais ajouter un dernier axe d&#8217;action. Les pays qui sont les premi\u00e8res cibles de l&#8217;offensive lib\u00e9rale sur l&#8217;enseignement sont assur\u00e9ment les pays en d\u00e9veloppement. Face aux probl\u00e8mes budg\u00e9taires li\u00e9s \u00e0 la dette, face au d\u00e9ferlement de l&#8217;offre d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur sur Internet, en provenance des pays du Nord, beaucoup de gouvernements se r\u00e9signent \u00e0 observer les recommandations de la Banque Mondiale, \u00e0 savoir : mettre fin aux investissements publics dans l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur. Sans doute est-ce l\u00e0, dans le champ de l&#8217;\u00e9ducation et \u00e0 court terme, la plus grave menace pesant, \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale, sur la diversit\u00e9 culturelle. Je vous invite donc, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, si cette diversit\u00e9 vous tient r\u00e9ellement \u00e0 c\u0153ur, \u00e0 \u0153uvrer en faveur d&#8217;une augmentation cons\u00e9quente des aides europ\u00e9ennes \u00e0 l&#8217;enseignement dans les pays du Tiers Monde.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici le texte d&#8217;une conf\u00e9rence faite par Nico Hirtt, devant la Commission de la Culture du Parlement euop\u00e9en, \u00e0 l&#8217;invitation de Mme Christa Prets (groupe socialiste, Autriche), dans le cadre d&#8217;un d\u00e9bat sur &#8220;L&#8217;AGCS et la d\u00e9fense de l&#8217;identit\u00e9 culturelle&#8221;.<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":162,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-163","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/163","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=163"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/163\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/162"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=163"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=163"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=163"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}