{"id":1291,"date":"2009-07-22T16:30:00","date_gmt":"2009-07-22T15:30:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asblonweb.be\/APED\/CM\/?p=1291"},"modified":"2009-07-22T16:30:00","modified_gmt":"2009-07-22T15:30:00","slug":"bangladesh-des-enseignants-avides-de-connaissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/2009\/07\/22\/bangladesh-des-enseignants-avides-de-connaissance\/","title":{"rendered":"Bangladesh : des enseignants avides de connaissance"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\u00c0 l&#8217;invitation d&#8217;\u00abEducation International Belgium\u00bb (EIB), une ONG qui a son si\u00e8ge \u00e0 Anvers, Lut Adriaensens et Hugo Van Droogenbroeck donnaient une session de formation continu\u00e9e aux enseignants d&#8217;une \u00e9cole rurale du Bangladesh durant six semaines, en juillet &#8211; ao\u00fbt 2007. En septembre 2008, Hugo y est retourn\u00e9 pour un mois dans une r\u00e9sidence pour enfants bouddhistes. Ce furent des exp\u00e9riences inoubliables.\n<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1290\" src=\"http:\/\/www.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2009\/07\/arton1061.jpg\" width=\"144\" height=\"108\" srcset=\"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2009\/07\/arton1061.jpg 144w, https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/wp-content\/uploads\/2009\/07\/arton1061-80x60.jpg 80w\" sizes=\"auto, (max-width: 144px) 100vw, 144px\" \/><\/p>\n<p>Le Bangladesh est l&#8217;un des pays les plus pauvres et les plus dens\u00e9ment peupl\u00e9s au monde. 140 millions d&#8217;habitants vivent sur un territoire qui correspond \u00e0 4,3 fois la Belgique, mais dont pr\u00e8s de 30% sont de l&#8217;eau. Les inondations et les \u00e9pid\u00e9mies y sont monnaie courante. 83% des habitants sont musulmans. C&#8217;est un pays peu stable politiquement. Deux grands partis coexistent &#8211; Awami Liga (AL) et Bangladesh Nationalist Party (BNP) &#8211; et se succ\u00e8dent au pouvoir. Le 11 janvier 2007, en plein processus \u00e9lectoral qui se d\u00e9roulait dans la violence, l&#8217;arm\u00e9e a pris le pouvoir en mettant sur la touche les partis politiques, le parlement, etc. Les deux anciens premiers ministres et d&#8217;anciens ministres AL et BNP ont \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9s pour corruption. Ils ont depuis lors \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s sous caution. Il est possible qu&#8217;ils puissent participer aux prochaines \u00e9lections du 18 d\u00e9cembre 2008, sans proc\u00e8s. Le pays doit combattre une \u00e9norme augmentation du co\u00fbt des produits de base alimentaires et \u00e9nerg\u00e9tiques. En un mois, le prix du riz a augment\u00e9 de 87%. Les activit\u00e9s syndicales sont limit\u00e9es. Les gr\u00e8ves sont interdites et se terminent en confrontations violentes avec la police et l&#8217;arm\u00e9e.<\/p>\n<h2>L&#8217;enseignement<br \/>\n<\/h2>\n<p>Jusqu&#8217;en 1946, le Bangladesh faisait partie de l&#8217;Inde britannique. Le syst\u00e8me d&#8217;enseignement actuel est inspir\u00e9 du syst\u00e8me britannique. Cela signifie un enseignement principalement th\u00e9orique et peu orient\u00e9 vers la mise en pratique.<br \/>\n&#8211; L&#8217;enseignement maternel (pr\u00e9-primaire) ne fait pas partie de l&#8217;enseignement formel. Certaines \u00e9coles organisent une classe maternelle, d&#8217;autres pas. Il n&#8217;y a pas de programme. Dans l&#8217;une des classes maternelles que nous avons visit\u00e9es, les mati\u00e8res enseign\u00e9es \u00e9taient les m\u00eames qu&#8217;en premi\u00e8re ann\u00e9e primaire (Bengali, Anglais, math\u00e9matiques et religion). Chaque mati\u00e8re est enseign\u00e9e par un professeur diff\u00e9rent tout au long de la scolarit\u00e9.<br \/>\n&#8211; L&#8217;enseignement fondamental est obligatoire d\u00e8s 6 ans. Il est divis\u00e9 en 5 ann\u00e9es (niveaux I \u00e0 V). Le plus souvent, les classes comptent 60 \u00e0 100 \u00e9l\u00e8ves. Un certificat est obtenu suite \u00e0 un examen central, en fin de 5\u00e8me ann\u00e9e, qui est essentiellement une pr\u00e9paration \u00e0 cet examen. Dans l&#8217;\u00e9cole que nous avons visit\u00e9e, 40% des \u00e9l\u00e8ves arr\u00eatent apr\u00e8s la 4\u00e8me ann\u00e9e, convaincus que de toute mani\u00e8re ils ne r\u00e9ussiront pas l&#8217;examen final.<br \/>\n&#8211; L&#8217;enseignement secondaire est divis\u00e9 en trois types : l&#8217;enseignement g\u00e9n\u00e9ral (64,6%), l&#8217;enseignement \u00e0 orientation professionnelle (4,3%) et les Dakil madrassa (31,1%). L&#8217;enseignement secondaire comporte sept ann\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes et est divis\u00e9 en trois niveaux: junior (niveaux VI \u00e0 VIII), secondaire (niveaux IX et X) et secondaire sup\u00e9rieur (niveaux  XI et XII). A partir des niveaux IX \u00e0 XII, l&#8217;enseignement g\u00e9n\u00e9ral se divise en trois orientations: humanit\u00e9s, commerce et sciences. Seuls 12% de ce groupe d&#8217;\u00e2ge (15% de gar\u00e7ons et 8% de filles) terminent l&#8217;enseignement secondaire complet.<br \/>\n&#8211; L&#8217;enseignement sup\u00e9rieur (universit\u00e9 et hautes \u00e9coles) souffre d&#8217;un \u00e9norme d\u00e9ficit de places. Cette ann\u00e9e, 371.000 \u00e9tudiants ont obtenu leur Higher Secundary Certificate (HSC), une sorte de baccalaur\u00e9at, mais seules 94.000 places sont disponibles.<\/p>\n<p>La situation de l&#8217;enseignement est d\u00e9solante. L&#8217;analphab\u00e9tisme touche 51% des hommes et 70% des femmes. Pour l&#8217;instruction, le gouvernement ne d\u00e9pense que 2,4% du PIB ou 15% du budget. L&#8217;enseignement public se limite le plus souvent \u00e0 l&#8217;\u00e9cole fondamentale. L&#8217;initiative priv\u00e9e comble la lacune : il y a les madrassa (\u00e9coles islamiques avec un programme reconnu), des ONG qui proposent un enseignement &#8230; et des investisseurs priv\u00e9s qui trouvent dans l&#8217;enseignement un business rentable. Le gouvernement prend en charge 73% du salaire des enseignants et des frais de fonctionnement des \u00e9coles fondamentales. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de cela, il y a les \u00e9coles coraniques.<br \/>\nL&#8217;enseignement de qualit\u00e9 est impayable et r\u00e9serv\u00e9 aux \u00e9lites. D\u00e8s l&#8217;\u00e9cole maternelle, les parents payent une inscription en d\u00e9but d&#8217;ann\u00e9e, un minerval mensuel et des frais d&#8217;examens (trois fois par an). Viennent en plus les frais d&#8217;uniforme, de livres, cahiers, etc&#8230; Il existe cependant un subside pour stimuler la scolarisation des fillettes. De plus, les enseignants donnent, avant ou apr\u00e8s les heures de classe, des cours compl\u00e9mentaires payants \u00e0 leurs \u00e9l\u00e8ves, \u00abpour am\u00e9liorer leurs chances de r\u00e9ussite\u00bb. Une \u00e9tude r\u00e9cente indique que 86% des \u00e9l\u00e8ves de l&#8217;enseignement secondaire suivent des cours compl\u00e9mentaires payants. Des 20 millions d&#8217;enfants en \u00e2ge d&#8217;\u00e9cole primaire, 6 millions travaillent comme bouviers, servantes ou vendeurs de rue ou encore dans l&#8217;artisanat \u00e0 la maison. Ils ne voient jamais une \u00e9cole de l&#8217;int\u00e9rieur.<br \/>\nEn fin d&#8217;\u00e9cole secondaire, il y a un examen d&#8217;\u00e9tat. Un classement des r\u00e9sultats des diff\u00e9rentes \u00e9coles est publi\u00e9 dans les journaux&#8230; Les universit\u00e9s &#8211; le nombre d&#8217;\u00e9tablissements priv\u00e9s conna\u00eet une \u00e9norme croissance &#8211;  ne veulent recruter que les meilleurs \u00e9tudiants. Ils octroient des r\u00e9ductions sur les frais d&#8217;inscription en fonction des points que l&#8217;\u00e9l\u00e8ve a obtenus \u00e0 l&#8217;examen d&#8217;\u00e9tat.<\/p>\n<h2>Dipshikha 2007<\/h2>\n<p>L&#8217;ONG qui nous a envoy\u00e9s au Bangladesh se consacre principalement \u00e0 offrir aux fillettes une possibilit\u00e9 d&#8217;enseignement, principalement des orphelines ou enfants de m\u00e8res isol\u00e9es, sous forme de bourses d&#8217;\u00e9tudes, de le\u00e7ons de rattrapage, de frais d&#8217;internat ou d&#8217;autres frais scolaires.<br \/>\nEIB nous a demand\u00e9 de dispenser une formation continu\u00e9e aux enseignants d&#8217;une \u00e9cole primaire et secondaire. Dipshikha se situe dans la partie sud-est du Bangladesh, 30 kilom\u00e8tres au nord de la ville de Cox&#8217;s Bazar. L&#8217;objectif \u00e9tait de relever le niveau des enseignants, pour que leurs \u00e9l\u00e8ves puissent b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un enseignement de meilleure qualit\u00e9. Les \u00e9l\u00e8ves sont tr\u00e8s majoritairement musulmans, mais avec des minorit\u00e9s hindoue et bouddhiste.<br \/>\nDans l&#8217;\u00e9cole o\u00f9 nous avons travaill\u00e9, seuls deux professeurs sur seize avaient suivi une formation d&#8217;enseignant. Un certificat p\u00e9dagogique n&#8217;est exig\u00e9 que dans les \u00e9coles gouvernementales. Les enseignants gagnent tr\u00e8s peu : 4.000 taka par mois, soit environ 40 &#8364;. Il n&#8217;y a pas de bar\u00e8me fixe, sauf si vous travaillez dans une \u00e9cole gouvernementale et que vous avez le dipl\u00f4me exig\u00e9. Il n&#8217;est donc pas extraordinaire que les enseignants essayent d&#8217;arrondir leurs fins de mois par des le\u00e7ons priv\u00e9es.<br \/>\nPar l&#8217;observation, il nous est apparu que l&#8217;enseignement lui-m\u00eame \u00e9tait d\u00e9plorable. Par exemple, dans une le\u00e7on sur \u00abma m\u00e8re\u00bb, l&#8217;enseignant lisait un texte dans le manuel et les \u00e9l\u00e8ves devaient le r\u00e9p\u00e9ter en ch&#339;ur. Comme devoir, les \u00e9l\u00e8ves devaient recopier le texte et l&#8217;apprendre par c&#339;ur. Tout apport personnel \u00e9tait inadmissible.<br \/>\nNous avons commenc\u00e9 notre formation sur la base de : comment articulez-vous une le\u00e7on? Nous nous sommes bas\u00e9s sur le mod\u00e8le d&#8217;instruction par activation directe (Veenman et autres), qui est le plus proche du mod\u00e8le classique d&#8217;instruction et qui offre en m\u00eame temps des possibilit\u00e9s de diff\u00e9renciation. En ce moment, ce mod\u00e8le est aussi promu dans l&#8217;enseignement de la communaut\u00e9 flamande. Durant les sessions pratiques, les enseignants ont pr\u00e9sent\u00e9 leur le\u00e7on (d&#8217;entra\u00eenement) devant leurs coll\u00e8gues. L&#8217;accent \u00e9tait mis sur l&#8217;utilisation de mat\u00e9riel didactique, les activit\u00e9s de r\u00e9flexion et le travail en groupe. Ensuite, la le\u00e7on \u00e9tait donn\u00e9e \u00e0 leur propre classe. La motivation des \u00e9l\u00e8ves s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9e de mani\u00e8re spectaculaire.<br \/>\nLes probl\u00e8mes au niveau de l&#8217;\u00e9cole ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s dans une deuxi\u00e8me \u00e9tape du recyclage. Le renouvellement du personnel est toujours \u00e9norme. Trois enseignants ont \u00e9t\u00e9 choisis comme mentors pour guider les nouveaux arrivants (neuf des seize enseignants avaient \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s depuis janvier de cette ann\u00e9e). D\u00e8s l&#8217;\u00e9cole maternelle, les cours sont donn\u00e9s par des enseignants sp\u00e9cialis\u00e9s, ce qui fait que personne ne se sent responsable de la classe. C&#8217;est pourquoi une cellule de rem\u00e9diation et des titulaires de classe ont \u00e9t\u00e9 mis en place. Leur premi\u00e8re t\u00e2che sera le traitement du grand nombre d&#8217;absences dans les classes. Les titulaires de classe se r\u00e9uniront chaque semaine avec leurs \u00e9l\u00e8ves pour discuter de tous les probl\u00e8mes.<br \/>\nAvec le temps, l&#8217;enthousiasme et l&#8217;assurance des enseignants augmentaient. Comme r\u00e9compense, ils re\u00e7urent un certificat de fr\u00e9quentation de formation compl\u00e9mentaire. De notre cot\u00e9, nous \u00e9tions contents d&#8217;avoir pu apporter notre petite contribution \u00e0 la solidarit\u00e9 mondiale.<\/p>\n<h2>Ramu 2008<\/h2>\n<p>Cette ann\u00e9e, l&#8217;E.I.B. a conclu un accord de coop\u00e9ration avec le Jagat Joyoti Children Welfare Home (J.J.C.W.H.).  C&#8217;est une r\u00e9sidence pour orphelins de 6 \u00e0 16 ans, venant de la r\u00e9gion de minorit\u00e9s des Hill Tracts, n\u00e9glig\u00e9e et d\u00e9laiss\u00e9e par les autorit\u00e9s du pays. Elle est situ\u00e9e au pied d&#8217;un temple bouddhiste \u00e0 Ramkot, un village pr\u00e8s de Ramu, \u00e0 quelque 20 kilom\u00e8tres au nord de Cox&#8217;s Bazar. Le home est fond\u00e9 par le p\u00e8re Lupi, un pr\u00eatre italien, qui veut offrir une chance d&#8217;avenir aux enfants les plus pauvres des Hill Tracts. L&#8217;E.I.B. subsidie les frais scolaires, la nourriture et le logement de 28 pauvres orphelines qui s\u00e9journent au Centre et de 30 filles qui  y ont s\u00e9journ\u00e9 et poursuivent \u00e0 pr\u00e9sent des \u00e9tudes.<br \/>\nDurant mon s\u00e9jour au Bangladesh, j&#8217;ai log\u00e9 dans ce home. J&#8217;ai eu la chance de pouvoir participer au fonctionnement quotidien de ce Centre. Les enfants suivent l&#8217;enseignement de l&#8217;\u00e9cole primaire et secondaire locale, o\u00f9 les classes de 60 \u00e0 100 \u00e9l\u00e8ves sont tout \u00e0 fait normales. L&#8217;enseignement qu&#8217;elles y re\u00e7oivent est d\u00e9plorable. Le Centre tente de compenser en organisant une guidance des devoirs personnels, des \u00e9tudes et des cours compl\u00e9mentaires. Ce fut un s\u00e9jour agr\u00e9able parmi ces enfants. En \u00e9tant salu\u00e9 chaque matin \u00e0 6 heures par un \u00abgood morning, how are you\u00bb, la journ\u00e9e d\u00e9marre sous les meilleurs auspices. Nous y avons appris beaucoup et \u00e9chang\u00e9 des exp\u00e9riences, nous nous sommes r\u00e9unis et avons discut\u00e9 avec l&#8217;encadrement p\u00e9dagogique. Nous avons parl\u00e9 de l&#8217;introduction de nouvelles m\u00e9thodes d&#8217;\u00e9tude, entre autres pour l&#8217;anglais, qui est une mati\u00e8re vitale pour la carri\u00e8re ult\u00e9rieure de ces jeunes, etc.<\/p>\n<p>Nous avons pu mettre en place trois projets pour l&#8217;ann\u00e9e civile prochaine. Deux stagiaires, \u00e9tudiantes en orthop\u00e9dagogie de la Haute Ecole de Gand, y feront un stage au d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e prochaine. Durant les grandes vacances, deux collaborateurs p\u00e9dagogiques de l&#8217;E.I.B. donneront une formation continu\u00e9e \u00e0 15 enseignants des sept Centres du p\u00e8re Lupi dans les Hill Tracts. Un \u00e9tudiant suivant une formation sup\u00e9rieure p\u00e9dagogique \u00e0 la Haute Ecole Artesis \u00e0 Anvers fera un stage d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e prochaine au Memorial Christian Primary School \u00e0 Dulhazara (\u00e0 mi-chemin entre Chittagong et Cox&#8217;s Bazar). Ici aussi, l&#8217;E.I.B. subsidie les frais de scolarit\u00e9 de 16 pauvres fillettes de l&#8217;\u00e9cole primaire, ainsi que ceux de quatre \u00e9tudiantes qui suivent une formation sup\u00e9rieure de laborantines.<br \/>\nLes enseignants nous ont demand\u00e9 pourquoi le Bangladesh reste si pauvre et ne parvient pas \u00e0 se d\u00e9velopper. Ma r\u00e9ponse fut simple : l&#8217;Ouest ne veut pas que le Bangladesh se d\u00e9veloppe. Il en a besoin pour se pourvoir \u00e0 bon compte en textiles, confection et nourriture (entre autres les scampis). Selon Micha\u00ebl Parenti: \u00abLa derni\u00e8re chose que les puissants imp\u00e9rialistes veulent au niveau mondial sont des nations s\u00fbres d&#8217;elles-m\u00eames et capables de se d\u00e9velopper par elles-m\u00eames. L&#8217;imp\u00e9ratif est de rendre les autres pays pauvres, affam\u00e9s et faibles. Car si les conditions sont plus dures, vous travaillerez pour moins d&#8217;argent.\u00bb (Indymedia, 8 octobre 2008).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l&#8217;invitation d&#8217;\u00abEducation International Belgium\u00bb (EIB), une ONG qui a son si\u00e8ge \u00e0 Anvers, Lut Adriaensens et Hugo Van Droogenbroeck donnaient une session de formation continu\u00e9e aux enseignants d&#8217;une \u00e9cole rurale du Bangladesh durant six semaines, en juillet &#8211; ao\u00fbt 2007. En septembre 2008, Hugo y est retourn\u00e9 pour un mois dans une r\u00e9sidence pour enfants bouddhistes. Ce furent des exp\u00e9riences inoubliables.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":1290,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-1291","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1291","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1291"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1291\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1290"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1291"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1291"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.skolo.org\/CM\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1291"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}